<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293</id><updated>2012-01-10T19:47:41.190+08:00</updated><title type='text'>Shanghai 2009 expo perso</title><subtitle type='html'>Comment penser le monde sans penser la Chine? Comment penser la Chine sans y vivre? Prof à l'Université des études internationales de Shanghai depuis trois ans, j'observe les passerelles qui me sont tendues - les mauséabondes, les lumineuses, les piégées, les pleines d'espoir, les dissimulées dans les présupposés, les millénaires au jour le jour, etc. La Chine est un lotus de sang et d'or, j'en suis le photographe dont les légendes, parfois, recouvrent les images...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>63</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-5894474842202071164</id><published>2009-05-16T18:22:00.001+08:00</published><updated>2009-05-16T23:36:08.870+08:00</updated><title type='text'>OUT OF CONTROL - LET'S MOVE!</title><content type='html'>BigBrother a encore frappé... Quelques anniversaires en cours...&lt;br /&gt;Site inaccessible sauf par détour trop long pour un résultat incomplet...&lt;br /&gt;Donc, rendez-vous désormais à l'adresse suivante:&lt;br /&gt;http://shodavid.blog.lemonde.fr/&lt;br /&gt;A bientôt, j'espère...&lt;br /&gt;Merci à tous!&lt;br /&gt;O*&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-5894474842202071164?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/5894474842202071164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/out-of-control.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5894474842202071164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5894474842202071164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/out-of-control.html' title='OUT OF CONTROL - LET&apos;S MOVE!'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-4025396365779511604</id><published>2009-05-13T14:03:00.002+08:00</published><updated>2009-05-13T15:23:54.516+08:00</updated><title type='text'>Sarkozy et le Nouvel Obs ou le court terme selon Jancovici</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgpjItEijVI/AAAAAAAABt0/FuGBCn7TJeo/s1600-h/2009_05_11_Jancovici.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5335185709762514258" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 291px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgpjItEijVI/AAAAAAAABt0/FuGBCn7TJeo/s400/2009_05_11_Jancovici.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le top gratin du Nouvel Obs a été invité à déjeuner par le Président de la République à l'occasion du deuxième anniversaire de son élection. La vieille gauche en Weston était donc représentée par Jacques Julliard, Denis Olivennes, et Jean Daniel qui relate l'entrevue déjeunatoire dans son blog (hélas inaccessible depuis ce matin). De mémoire, donc, le fondateur du Nouvel Obs se positionne immédiatement en hagiographe, convoquant rien moins qu'Alexandre le Grand, Napoléon et De Gaulle, en incipit et, puisqu'il sait écrire, conclut son billet par un Président qui savoure avec gourmandise l'instant de marquer l'Histoire de sa patte. Comment? En aidant les Américains dans le règlement du conflit israélo-palestinien. On se souvient aussitôt de ces multiples poignées de mains et autres photos souvenir de la fin d'une guerre qui n'a que trop duré. De Saddat en Arafat, de Carter en Clinton, de la Knesset à Camp David, de Perez en Sharon, l'Histoire n'en finit plus de vomir des clichés de réconciliation historique auxquels il faut désormais ajouter Obama et Sarkozy. Bien entendu, pas plus là qu'ailleurs, les marchands d'armes ne seront évoqués… Seul compte, bien plus important que les populations de Gaza, le grand homme en devenir. D'ailleurs, peu importe cette agitation temporelle puisque Jean Daniel, apparemment hébété de fascination face au locataire de l'Élysée, note essentiellement que l'homme n'est pas agressif, qu'il n'est pas du tout stressé par la charge d'un pouvoir qu'il ne peut partager, et que, outre sa conviction d'être le seul à pouvoir sortir la France de la crise, il vient de découvrir que le pouvoir ne rend pas heureux. Doit-on comprendre qu'avant, il le pensait? Des motivations d'un Président… Et ce sera globalement tout pour ce déjeuner historique.&lt;br /&gt;Dans le même temps, Jean-Marc Jancovici publie un livre au Seuil intitulé &lt;em&gt;C'est maintenant! Trois ans pour sauver le monde&lt;/em&gt;. Jancovici, c'est l'ingénieur polytechnicien de la galaxie clean de Nicolas Hulot – un monsieur sérieux qui sait de quoi il parle. Il dit entre autres que le pétrole, y'en a plus, que si on ne fait pas quelque chose de fort, d'énorme, très rapidement, il va falloir le faire de manière très brutale, dans trois ans. Il pointe les visions courtermistes des politiques incapables de projeter au-delà de leur mandat et donc d'imposer quoi que ce soit. A l'échelle d'un déjeuner élyséen avec le Nouvel Obs, on en conclut qu'éventuellement après le dîner, voire au petit matin après une partie de poker menteur, l'avenir de l'humanité eut pu être évoqué…&lt;br /&gt;C'est très troublant cet aveuglement volontariste dans le seul intérêt de continuer malgré le mur qui n'a jamais été aussi prêt du bout du nez… Ni plus ni moins une logique de toxico – c'est promis, j'arrête demain… Selon Jancovici qui relaie donc Kempf, dans quelques mois, ce sera trop tard - apparemment pas de quoi troubler la digestion de Jean Daniel. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-4025396365779511604?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/4025396365779511604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/sarkozy-et-le-nouvel-obs-ou-le-court.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4025396365779511604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4025396365779511604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/sarkozy-et-le-nouvel-obs-ou-le-court.html' title='Sarkozy et le Nouvel Obs ou le court terme selon Jancovici'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgpjItEijVI/AAAAAAAABt0/FuGBCn7TJeo/s72-c/2009_05_11_Jancovici.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-1162198112955420729</id><published>2009-05-12T11:17:00.011+08:00</published><updated>2009-05-12T19:26:31.314+08:00</updated><title type='text'>Une partie du tout de Steve Toltz</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sgjq9etFWMI/AAAAAAAABts/YfT2k_PiR3k/s1600-h/Toltz.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334772100555430082" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 119px; CURSOR: hand; HEIGHT: 175px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sgjq9etFWMI/AAAAAAAABts/YfT2k_PiR3k/s400/Toltz.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En 500 pages de noirceur jubilatoire, Steve Toltz casse la baraque avec un premier roman dont le foisonnement s'étend d'Australie à Paris, d'une génération à l'autre, finalement réunies dans la jungle thaïlandaise avant retour au bush en classe boat people. Une flamboyance ininterrompue centrée sur une relation frères + père/fils, paires de miroirs générationnels embourbées dans une opposition de principe, que l'auteur réussit à embarquer dans des sphères magistrales où la drôlerie contourne le pathétique par quelques élans de pure veulerie humaine ici déclinée en tant que variante du narcissisme. Le père mentor, philosophe honni de tous sauf de deux femmes tellement improbables qu'elles en sont crédibles, ardent défenseur de l'irrationnel appliqué à la matérialité, ne peut résister à la tentation démiurgique de formation du fils (narrateur pour l'essentiel du livre) qui résiste comme il peut pour ne pas sombrer dans les hauteurs (sic) où son père souhaite l'entraîner. Rigoureusement impossible de résumer l'histoire et ses rebondissements spatio-temporels qui ne serait qu'une histoire maligne et bien ficelée de plus (on pense à &lt;em&gt;La conjuration des imbéciles&lt;/em&gt; de John Kennedy Toole) si Steve Toltz, du haut de ses trente-six ans, ne disposait d'une plume virtuose. Que des fou-rires de lecture réveillent ma compagne au milieu de la nuit ne m'est pas arrivé si souvent que ça. Quelques extraits en hommage au travail de Jean Léger, le second auteur tragiquement méprisé qu'est tout bon traducteur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'adolescent, principal narrateur (quand ce n'est pas le père, notamment via ses carnets illuminés), est confronté à la folie plus ou moins furieuse des adultes au pouvoir (père, mère, prof, etc.), propriétaires du frigidaire et de tous les accesits en générale, et plus particulièrement à la folie de son père qui semble avoir davantage besoin de lui que l'inverse…&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Je suis amoureuse du frère de mon mari", m'a déclaré Caroline comme si elle était dans une émission de télé et que j'ignorais les noms des intéressés. (…)&lt;br /&gt;"Je sais que c'est dur, Caroline. Mais tu ne peux pas tenir encore un petit peu?&lt;br /&gt;-Jusqu'à la mort de ton père? Je me sens si coupable! Je compte les jours. Je voudrais qu'il meure."&lt;br /&gt;(…) J'ai résolu d'en parler à papa, avec prudence bien sûr, pour le supplier de la donner à Terry pendant qu'il était encore en vie. Je savais que c'était un sujet douloureux, mais pour Caroline, pour l'image de ses yeux tristes et fous, il me fallait aborder le sujet. (p. 440/441)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Un peu plus tôt dans la vie du roman, Jasper Dean doit assumer les intrusions de son père, Martin, dans la classe de Mr White dont il s'efforce de subir stoïquement l'académisme de l'instruction.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le lendemain du jour où je lui ai montré mon devoir sur&lt;/em&gt; Hamlet&lt;em&gt;, il est entré dans la classe de littérature anglaise et s'est glissé sur une chaise en bois au fond de la salle. Mr White était en train d'écrire le mot&lt;/em&gt; intertextualité &lt;em&gt;au tableau noir à ce moment-là, et quand il s'est retourné il a vu un quadragénaire parmi tous ces imbéciles au frais minois, il a été surpris. Il a jeté à mon père un regard désapprobateur, comme s'il se préparait à réprimander un élève pour s'être laissé aller à vieillir spontanément en plein milieu du cours.&lt;br /&gt;"Un peu léthargique ici, non?&lt;br /&gt;- Pardon?&lt;br /&gt;- J'ai dit qu'il est un peu difficile de penser, ici, non?&lt;br /&gt;- Je suis désolé, vous êtes…&lt;br /&gt;- Un père inquiet.&lt;br /&gt;- Vous êtes le père d'un élève de cette classe?&lt;br /&gt;- Peut-être que l'adjectif inquiet est un euphémisme. Quand je pense qu'il est sous votre tutelle, je commence à saigner des yeux.&lt;br /&gt;- Qui est votre fils?&lt;br /&gt;- Je n'ai pas honte de dire que mon fils est la créature étiquetée Jasper."&lt;br /&gt;Mr White m'a lancé un regard sévère tandis que j'essayais de me fondre dans ma chaise. "Jasper? C'est votre père?"&lt;br /&gt;J'ai acquiescé. Que pouvais-je faire d'autre?&lt;br /&gt;"Si vous désirez parler avec moi de votre fils, nous pouvons prendre rendez-vous…&lt;br /&gt;- Je n'ai pas besoin de vous parler de mon fils. Je connais mon fils. Et vous?&lt;br /&gt;- Bien sûr. Jasper est dans ma classe depuis le début de l'année.&lt;br /&gt;- Et les autres? Suffisamment pour qu'ils puisent lire et écrire. Bravo. Voilà du bon boulot. Mais est-ce que vous les connaissez? Parce que si vous ne vous connaissez pas, vous ne pouvez pas les aider à se connaître eux-mêmes, et vous perdez probablement le temps de tout le monde ici à entraîner une armée de clones terrifiés, ce que vous autres ternes professeurs, dans cet endroit miteux géré par l'État, êtes enclins à faire, vous qui dites aux élèves quoi penser au lieu de comment, et essayez de les faire entrer dans le moule du parfait futur contribuable au lieu de prendre la peine de découvrir qui ils sont." (p. 268/269)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;C'était juste au hasard des nombreuses pages cornées du roman. Il faudrait ajouter que l'oncle Terry est l'un des plus célèbres tueur en série d'Australie, mentionner l'assassinat de la mère par des terroristes et le placement sous tutelle de Jasper pendant que son père fait un petit stage en HP, rapporter les amours de Jasper avec Tour infernale… Etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve Toltz a l'intelligence, l'humour et la sensibilité, d'un saltimbanque qui a beaucoup lu là où il posait sa caravane, ça ne se boude pas. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-1162198112955420729?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/1162198112955420729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/une-partie-du-tout-de-steve-toltz.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1162198112955420729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1162198112955420729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/une-partie-du-tout-de-steve-toltz.html' title='Une partie du tout de Steve Toltz'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sgjq9etFWMI/AAAAAAAABts/YfT2k_PiR3k/s72-c/Toltz.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-1164080608464907235</id><published>2009-05-11T22:13:00.004+08:00</published><updated>2009-05-11T22:25:13.052+08:00</updated><title type='text'>Wanted!</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SggzB2cV-fI/AAAAAAAABtc/IcNfQYNZTDU/s1600-h/Mandala+Moganshan+Lu.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334569865507633650" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SggzB2cV-fI/AAAAAAAABtc/IcNfQYNZTDU/s400/Mandala+Moganshan+Lu.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="justify"&gt;J'ai pris cette photo lors d'un vernissage à Moganshan lu, il y a deux ans de ça – quoique… un an et demi, deux ans et demi? Comme un vieux chacal libidineux mais néanmoins esthète, j'ai flashé au propre comme au figuré sur cette toile d'un jeune peintre chinois dont je n'ai pas noté le nom. Depuis, à chaque fois que je la croise aux archives, troisième sous-sol en entrant par le disque D, je me dis que c'est dommage de garder ça dans le placard électronique…&lt;br /&gt;&lt;em&gt;C'est les limbes que t'as peint, là, coco! Cet endroit sans géographie ni destination qui nous guette tous, entre délivrance de l'ultime soupir et "La pourriture de milord est avancée", et tu as réussi à l'apaiser, à le sanctuairiser en un rituel de couleurs tribales - la tribu des humains… Tu sais qu'un paquet de faiseurs se feraient bien couper quelques doigts pour lâcher ça, comme ça, dans une expo petits-fours, rouge australien…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Si quelqu'un connaît l'artiste, c'est avec plaisir et repentance que je mettrai ses coordonnées en références. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-1164080608464907235?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/1164080608464907235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/wanted.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1164080608464907235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1164080608464907235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/wanted.html' title='Wanted!'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SggzB2cV-fI/AAAAAAAABtc/IcNfQYNZTDU/s72-c/Mandala+Moganshan+Lu.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-7636017036949298123</id><published>2009-05-11T21:00:00.008+08:00</published><updated>2009-05-12T09:05:44.492+08:00</updated><title type='text'>Sur le chemin de la grande école</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;D'expo 2010 en "pays émergeant", de &lt;em&gt;y'a intérêt que ça turbine&lt;/em&gt; en &lt;em&gt;faut bien loger les nouveaux riches et leurs bagnoles&lt;/em&gt;, l'autoroute qui mène à la grande école (da xue 大 学 = université) est fermée et le restera encore un an pour cause d'expansion. C'est à dire que la navette qui part du bout de la ligne 1 passe désormais par la banlieue et met une heure au lieu d'une demie par l'autoroute. Joie du bourlingage en tape-cul sur routes défoncées avec retour d'échappement dans la carlingue. Autant faire quelques photos pour occuper le trajet, ça me changera de mes ratiocinations raisonneuses… Wenti! Y'a rien à photographier - dead zone! Si ce n'est des kilomètres et des kilomètres de travaux, de chantiers, de buildings en construction… Quand même trouvé quelques gens, mais bon… Enfin voilà, c'est ci-dessous… &lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334551685219621522" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 213px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sggifnl6GpI/AAAAAAAABtU/K4wgr7dLkeM/s400/Chantiers2.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334551419493872178" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 224px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SggiQJr88jI/AAAAAAAABtM/HiQ0j_ripgs/s400/Chantiers.jpg" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;Va falloir tenir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-7636017036949298123?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/7636017036949298123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/sur-le-chemin-de-la-grande-ecole.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7636017036949298123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7636017036949298123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/sur-le-chemin-de-la-grande-ecole.html' title='Sur le chemin de la grande école'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sggifnl6GpI/AAAAAAAABtU/K4wgr7dLkeM/s72-c/Chantiers2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-4431628123295058327</id><published>2009-05-10T16:04:00.016+08:00</published><updated>2009-05-11T09:34:30.492+08:00</updated><title type='text'>Viatiques</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgaNkOG-y0I/AAAAAAAABtE/ib86VkSGGfM/s1600-h/SM.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5334106462069115714" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 232px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgaNkOG-y0I/AAAAAAAABtE/ib86VkSGGfM/s400/SM.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;C'est à la fin d'un cours, l'an dernier, que V. me demanda: "Comment tu fais pour te souvenir de toutes ces citations?" Je fus troublé pour deux raisons. La première, c'est que je ne connais que très peu de citations et que ma mémoire est pour le moins capricieuse; la seconde est encore plus proche de la honte dans la mesure où l'abondance de citations relève d'une fatuité tellement évidente chez l'interlocuteur que l'on craint soudain de s'être aveuglément cloué soi-même au pilori du ridicule. A son corps défendant, V. me força donc à un examen rétrospectif, non seulement du cours, mais, plus globalement, de l'usage de la citation. Une fois de plus, le nécessaire feedback du principe éducatif était démontré puisque grâce à V., merci à lui, j'ai pris conscience du détournement que j'opérais sur les quelques citations à mon répertoire pour en faire de véritables viatiques personnels.&lt;br /&gt;Je crois que celle dont j'ai le plus usé et abusé revient à Mallarmé. Dans ses &lt;em&gt;Divagations&lt;/em&gt;, il s'en prend à la boucherie de 1870 et fustige le fatalisme des fantassins chair à canon: &lt;strong&gt;"Il y en a qui se sont crus braves parce qu'ils n'avaient pas le courage de fuir."&lt;/strong&gt; Pour quelqu'un qui supporte mal les douloureux statu quo perçus comme autant d'enlisements rédhibitoires, c'est du pain béni! &lt;em&gt;Bravoure&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;courage&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;fuite&lt;/em&gt; soudain réunis en un trio inespéré, délivrent une salvatrice possibilité d'échappatoire à toute situation jugée inacceptable car trop désavantageuse, sans issue positive envisageable. De là à manquer de persévérance, il n'y a qu'un pas que Jack Kerouac nous aide à ne pas franchir: &lt;strong&gt;"Il n'y a rien de plus noble que de s'accommoder des quelques désagréments que nous apportent les serpents et la poussière pour jouir d'une liberté absolue."&lt;/strong&gt; Avec ça, la panique est congédiée, la fuite ne peut plus être qu'un choix, celui de la liberté du refus de subir. C'est ainsi que la citation échappe à son contexte, au magma dans lequel elle était enchâssée, pour devenir un objet autonome, un viatique pour le meilleur et parfois pour le pire. &lt;strong&gt;"L'enfer, c'est les autres"&lt;/strong&gt; et/ou &lt;strong&gt;"On existe que sous le regard des autres"&lt;/strong&gt; de Sartre sont généralement balancés du haut d'un air pénétré peu en rapport avec l'ironie revendiquée par l'auteur au moment de pointer l'incapacité de l'homme à se définir et se juger par lui-même. Si la citation est une mise en exergue valorisant la pensée d'un écrivain, le viatique est un détournement, pour le moins une extension du sens premier, visant à crédibiliser une situation à laquelle il se prête.&lt;br /&gt;On peut également remarquer que certaines thématiques favorisent des enchaînements pour ainsi dire inévitables. Si la discussion amène Paul Ricoeur et &lt;strong&gt;"Les révolutions sont le résultat des réformes qu'on n'a pas faites."&lt;/strong&gt;, il est en effet difficile d'éviter &lt;strong&gt;"Au révolutionnaire, je préfère l'évolutionnaire."&lt;/strong&gt; de Musil. Et là, dans le regard de l'étudiant: "Waoh, un puits de science!" Pas vraiment, en fait! La citation de Ricoeur provient d'une interview dans &lt;em&gt;Télérama&lt;/em&gt;, celle de Musil de son &lt;em&gt;Journal&lt;/em&gt; que je n'ai jamais pu lire in extenso… Le puits de science supposé est beaucoup plus proche du punching ball dans la mesure où ces quelques aphorismes, maximes, fulgurances, etc, ont été de formidables uppercuts imposant ipso facto une relecture du monde. Peu de chance pour que la cicatrice ne démange pas un jour ou l'autre…&lt;br /&gt;Il faut également ajouter pour justifier la préférence de &lt;em&gt;viatique&lt;/em&gt; à &lt;em&gt;citation&lt;/em&gt; que celle-ci voyage si bien qu'il lui arrive de perdre son auteur. La première fois que j'ai entendu &lt;strong&gt;"Life is what happen to you while you're busy making other plans"&lt;/strong&gt;, John Lennon était derrière le micro et je lui en conçus aussitôt une reconnaissance éternelle. Quel génie, ce Lennon!, répétai-je à l'envi, citant le message… Jusqu'au jour où j'ai découvert qu'un certain Oscar Wilde avait écrit ça un petit siècle plus tôt. La citation concerne un auteur, le viatique tient du voyage temporel. La palme d'or revenant probablement à &lt;strong&gt;"Deviens qui tu es."&lt;/strong&gt; dont la dernière manifestation en date est due à un équipementier sportif qui s'est bien gardé de mentionner un quelconque auteur – difficulté du choix peut-être puisque attribué à Nietzsche, lui-même grand étudiant de Goethe qui en fit usage, tous deux grands défricheurs des présocratiques en grec dans le texte, et que Pindare, l'auteur originel, est né quelques cinq siècles avant J.C.. Difficile de faire mieux! Le &lt;strong&gt;"Connais-toi toi-même…"&lt;/strong&gt; du temple de Delphes fait alors pâle figure et &lt;strong&gt;"L'unique devoir d'un homme, c'est d'être heureux."&lt;/strong&gt; de Diderot n'apparaît plus qu'en tant que post-scriptum.&lt;br /&gt;Quelques inclassables, les atypiques chers à &lt;a href="http://silouane.blog.lemonde.fr/"&gt;Silouane&lt;/a&gt;, complètent, personnalisent, la besace du voyageur au long cours de la vie si courte. La citation prend alors une couleur particulière, à la lumière crue de l'illumination foudroyante se substitue quelques clairs-obscurs qui gagneront au ton de la confidence. &lt;strong&gt;"La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas."&lt;/strong&gt; de Pessoa ou &lt;strong&gt;"Ne désespérez jamais, faites infuser davantage."&lt;/strong&gt; de Michaux créent ainsi de beaux échos entrelacés que se repassent les lecteurs-écriveurs au gré de leurs insomnies. Si quelques seigneurs, tel que Kierkegaard, nous assassinent pour la bonne cause avec &lt;strong&gt;"Les gens exigent la liberté d'expression pour compenser la liberté de penser qu'ils préfèrent éviter."&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;"La vie n'est pas un problème à résoudre mais une réalité dont il faut faire l'expérience."&lt;/strong&gt;, ou Calaferte qui estimait que &lt;strong&gt;"La mesure de notre liberté intérieure est inféodée à notre degré personnel d'état de conscience."&lt;/strong&gt;, s'ils tuent d'une phrase, c'est qu'il faut &lt;strong&gt;"Clarifier vos intentions."&lt;/strong&gt;, selon Krishnamurti, alors que &lt;strong&gt;"Être vrai, peu le peuvent!"&lt;/strong&gt; assène Nietzsche. Peut-on demander à ces viatiques de nous révéler notre vérité? La mosaïque ainsi constituée peut-elle avoir valeur d'estampille d'une identité qui se dérobe sans cesse? Je laisse la réponse à Cesare Pavese dans… &lt;em&gt;Le métier de vivre&lt;/em&gt;:&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;"La grande tâche de la vie, c'est de se justifier. Se justifier, c'est célébrer un rite. Toujours."&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-4431628123295058327?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/4431628123295058327/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/viatiques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4431628123295058327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4431628123295058327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/viatiques.html' title='Viatiques'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgaNkOG-y0I/AAAAAAAABtE/ib86VkSGGfM/s72-c/SM.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-2359854352198924842</id><published>2009-05-09T19:58:00.003+08:00</published><updated>2009-05-09T20:02:04.540+08:00</updated><title type='text'>La serre sans verre de Ye Zhaoyan</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgVwk3uZ3II/AAAAAAAABs0/W_jHf9Qca50/s1600-h/serre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333793112426404994" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 90px; CURSOR: hand; HEIGHT: 135px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgVwk3uZ3II/AAAAAAAABs0/W_jHf9Qca50/s400/serre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce fut somme toute assez pénible de venir à bout de ces 338 pages… Cela fonctionne pourtant – la qualité de la narration n'est certes pas en cause. Et puis, le procédé est rassurant et permet d'évoquer le pire pour ne plus en retenir qu'un sourire: la révolution culturelle vue par un enfant. &lt;em&gt;Mouais…&lt;/em&gt; Et donc les gardes rouges sont toujours aussi crétins, bestiaux, incohérents, etc., la population martyrisée toujours aussi lâche, empêtrée dans ses histoires de coucheries contre-révolutionnaires vues et relues cent fois, etc. Au bout du compte, on navigue dans les méandres d'une pagnolade picaresque où la vie des uns et des autres, enfants, adultes, vieillards, des deux sexes, s'accommode plutôt bien que mal de l'une des hécatombes maoïstes. On rebondit un peu sur le plus tard, on évoque même Shu Qi et quelques sites pré adsl pour faire canaille, mais rien n'y fait, il manque les dessins ou les images qui nous épargneraient cette lecture. Ce n'est même pas écrit à plat, comme on a pu le dire du nouveau roman, ce n'est pas écrit du tout. Du temps où il faisait du cinéma, Zhang Yimou s'était chargé de la besogne avec &lt;em&gt;Vivre / To live&lt;/em&gt; en adaptant &lt;em&gt;Huo zhe&lt;/em&gt; de Yu Hua. Il est possible que &lt;em&gt;La serre sans verre&lt;/em&gt; soit un jour un succès de cinéma, pour ce qui est de la littérature, le roman est à recommandé aux insomniaques. Un personnage résiste cependant au rouleau compresseur normatif, une certaine Petite hirondelle (Xiao yan?), perverse, manipulatrice et pour tout dire maléfique, portant une sorte d'humanité nihiliste dans un concert de pleutres à moitié décérébrés… En refermant le livre, soulagé comme un bon étudiant venu à bout d'un pensum, je me suis demandé ce qui avait pu motiver l'éditeur… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La réponse est en bas de page 3 et milieu de page 5: &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ouvrage publié avec le concours du Bureau d'information du Conseil des Affaires d'État de la République populaire de Chine / Roman traduit du chinois par Wang Jian yu&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-2359854352198924842?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/2359854352198924842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/la-serre-sans-verre-de-ye-zhaoyan.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2359854352198924842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2359854352198924842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/la-serre-sans-verre-de-ye-zhaoyan.html' title='La serre sans verre de Ye Zhaoyan'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgVwk3uZ3II/AAAAAAAABs0/W_jHf9Qca50/s72-c/serre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-626896364260852297</id><published>2009-05-09T11:05:00.006+08:00</published><updated>2009-05-09T18:49:01.970+08:00</updated><title type='text'>SDF</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgT02O4cLDI/AAAAAAAABss/AhYo570v2W8/s1600-h/sdf.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333657071258446898" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 188px; CURSOR: hand; HEIGHT: 329px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgT02O4cLDI/AAAAAAAABss/AhYo570v2W8/s400/sdf.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;Ils sont de plus en plus nombreux, d'ouest en est et du nord au sud... Déclassés, humiliés, anéantis par leur incapacité à se conformer à la dictature fonctionnelle, matérialiste, numérologique, mortellement absurde. Et s'ils n'étaient que des précurseurs? ... Un court texte pour leur dire qu'ils sont le monde, le sel de la terre, et que leur damnation n'est qu'une question de lecture, de grammaire sociale et tristement culturelle, et que les miroirs qui leur sont tendus, le sont par des larves dont la suffisance est autrement plus nocive que leur misère... &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Jehann s'arrête et se retourne. Les mains au chaud dans les poches de son manteau, il observe l'épave humaine qui l'a interpellé. Son infirmité accentuée par l'urgence soudaine qui vient de lui traverser l'esprit, l'homme déchu le rattrape en traînant la patte. Crasseux au point de se confondre avec le sol mouillé, il ricane et trie les glaires au fond de sa gorge. L'affaire dont il souhaite entretenir Jehann semble de la plus haute importance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais ce que ça veut dire sdf?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jehann réfléchit un instant, inspecte le délabrement de l'homme qui bombe le torse et rétorque des éclairs de défi. Un crachat entre leurs pieds, encore un pas, et sa misère devient menaçante. Jehann s'assied sur l'aile d'une voiture, le long du trottoir où vit le clochard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Stricto Dei Fatum?&lt;br /&gt;- Quoi? Nan, nan, c'est pas ça. Z'avez perdu mon pauv' monsieur! La réponse, c'est Sans Destin Favorable! Z'êtes bon pour une p'tite pièce et un peu de tabac…&lt;br /&gt;Jehann sourit et vide ses poches, abandonne son paquet de cigarettes et toute sa monnaie sur le capot de la voiture. Le clochard va pour s'emparer de son maigre butin lorsque Jehann plaque sa main par-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Accorde-moi une revanche. Quitte ou double.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décontenancé, le malheureux s'assied à côté de Jehann qui allume deux cigarettes et lui en tend une. Il grogne, mime une colère difficilement contenue, mais n'ose plus regarder l'homme de bien qui accepte de lui parler, de jouer à la vie avec lui. D'un signe de tête dans le vide, il donne enfin son accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quelle est l'origine du monde?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le clochard se relève d'un bond et lance un grand coup de pied invalide dans un pneu de la voiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas celle-là! C'est dégueulasse!&lt;br /&gt;- Mon manteau, si tu trouves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le clochard apprécie la qualité de l'étoffe entre son pouce et son index, puis jette à nouveau ses godillots en tous sens. Les cailloux du trottoir défoncé crépitent contre les bas de murs et les carrosseries. Jehann allonge ses jambes sur le capot et s'adosse au pare-brise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai le droit à combien de réponses?&lt;br /&gt;- Une seule.&lt;br /&gt;Le clochard gémit, s'arrache les cheveux, puis se laisse glisser le long du mur en fixant la nuit de ses yeux fous, là-haut dans les vestiges du ciel. Une plainte toute en fêlure et vents contraires quitte son ventre. Au sol, il se recroqueville, assis sur ses talons, les bras enserrant les jambes. Il se balance sur lui-même, berçant le chuintement que laisse échapper ses mâchoires serrées. Soudain, il se lève et fond sur Jehann.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'est quand la limite?&lt;br /&gt;- Le petit jour.&lt;br /&gt;- Quelle heure il est?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas.&lt;br /&gt;- C'est quoi la question déjà?&lt;br /&gt;- Quelle est l'origine du monde?&lt;br /&gt;- Tu le sais, toi?&lt;br /&gt;- Chacun le sait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux fermés, Jehann rêve du clochard redevenu conquérant de l'inutile comme de lui-même. Un soleil de nuit tout neuf, vêtu d'un manteau de prix gagné après d'âpres négociations avec les étoiles. Alors la paix, même relative - celle du clochard et de ceux qu'il croisera. Ainsi, les tenants de &lt;em&gt;l'enfer pavé de bonnes intentions&lt;/em&gt; ou du &lt;em&gt;mieux ennemi du bien&lt;/em&gt; en seront pour leurs frais. Sourire à cette évocation. Contredisant la satisfaction de Jehann, le malheureux est toujours accroupi au pied du mur, ivre de peur et de misère, fouillant ses lambeaux de conscience. De nombreux groupes croisent le duo dépareillé. Insultes et promesses de coups sont adressées au clochard. D'une voix douce, sans bouger ni même ouvrir les yeux, Jehann demande que cela cesse. Et cela cesse. Aussitôt, d'un regard halluciné, le clochard reprend son examen de la nuit comme si la réponse était dissimulée là, juste devant lui, derrière le voile grisâtre de sa vie entière ou cachée dans les noirceurs abyssales de son histoire récente, quelque part entre le châssis de la voiture et le rebord du trottoir. Le froid n'épargne même pas la sauvagerie de sa mémoire qui grelotte à l'abri de rien tandis que sa barbe mitée scintille de givre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Bon Dieu d'bois, c'que j'm'en fous d'sa foutue question! Et d'la réponse alors! Putain, je crois bien qu'j'me les suis jamais autant gelées! Fumier, va! C'est pas un manteau qu'il a, c'est une vraie couverture! Doit être chaud comme un duvet avec de la vraie plume…On doit être comme dans le ventre de la mère, là-d'dans…Comme quand j'étais p'tit.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;À intervalles réguliers, un léger filet de vapeur blanche sort des narines de Jehann. Il n'a pas bougé de la nuit, pas même sorti les mains de ses poches. Aux premières lueurs de l'aube, il ouvre les yeux, glisse sur le capot et reprend sa position, assis sur l'aile. Le clochard sanglote au pied du mur, transi de froid, accablé de fatigue et de multiples carences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi est-ce que tu pleures?&lt;br /&gt;- J'crois qu'j'ai trouvé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le regard délavé par les larmes, le clochard tente d'énoncer sa réponse mais sa bouche trop mouillée l'en empêche. Jehann quitte son appui, déboutonne son manteau dont il se défait, puis il s'accroupit face au clochard afin d'étendre le tissu en une sorte de tente au-dessus de leurs têtes. À la flamme de son briquet, il déchiffre le regard noyé d'effroi de l'homme perdu qui, du bout de ses doigts gourds, effleurent ses lèvres gercées comme s'il hésitait entre extraire les mots de sa bouche et les y enfouir pour toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dis-le.&lt;br /&gt;- C'est… C'est moi.&lt;br /&gt;- Bien. Très bien. Comme tout un chacun. Le début et la fin. Le cercle…&lt;br /&gt;- Mais… alors… Si le monde est pourri, c'est qu'j'suis…&lt;br /&gt;- Tss, tss! Si le monde était si pourri, un peu de bon sens ne permettrait pas de gagner un manteau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jehann relève le clochard par les épaules et lui enfile le manteau avec une joie non dissimulée. Son œuvre a fière allure, il l'embrasse chaleureusement, recule de quelques pas pour mieux apprécier l'ensemble. Exhibant quelques chicots, le clochard sourit, s'essaie à prendre la pose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh bien, voilà un monde dont le corps est assez chaud pour qu'il s'occupe de son âme!&lt;br /&gt;- Comment on fait ça?&lt;br /&gt;- Continue de pleurer la nuit, de raconter ton histoire au vent silencieux. L'eau et la lune sont fécondes, il faut juste que la brise leur dise…&lt;br /&gt;- T'es cinglé!&lt;br /&gt;- Ne t'occupe pas de ce que l'on raconte, mon ami. Et n'oublie plus jamais que tu es le monde!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jehann part à reculons dans le froid du petit matin, léger et serein, vêtu d'un simple pull. Après qu'il se soit retourné, le clochard le regarde encore longuement, jusqu'au bout de l'avenue encombrée des ruines de l'autre monde. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-626896364260852297?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/626896364260852297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/sdf.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/626896364260852297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/626896364260852297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/sdf.html' title='SDF'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgT02O4cLDI/AAAAAAAABss/AhYo570v2W8/s72-c/sdf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-5347832619286460153</id><published>2009-05-09T09:47:00.011+08:00</published><updated>2009-05-09T10:11:26.571+08:00</updated><title type='text'>The man from London de Béla Tarr</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgTjj6SjP-I/AAAAAAAABsk/N7Vhe8XJyfc/s1600-h/Man+from+London+affiche.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333638064795500514" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 95px; CURSOR: hand; HEIGHT: 124px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgTjj6SjP-I/AAAAAAAABsk/N7Vhe8XJyfc/s400/Man+from+London+affiche.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il faut, pour accepter cet objet cinématographique, se résoudre à plonger une dizaine d'heures, un peu plus de deux, en fait, dans une mer goudronneuse, un océan de noirceur qui avance au rythme d'une lente, très lente marée d'hiver. Certes, une histoire, réduite à l'anecdote qu'elle ne peut manquer d'être, fait surface, au gré de vagues aussi indolentes que tranchantes, mais elle ne conduit pas le film, c'est la nuit qui s'en charge, quand bien même il fait jour. Des &lt;em&gt;vies minuscules&lt;/em&gt; se heurtent aux limites d'un périmètre tellement fermé qu'il laisse à penser que tout au-delà ne saurait relever que du vide, du rien. Jamais film noir n'aura si bien porté son étiquette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiré, puisqu'il faut un prétexte – au sens de &lt;em&gt;qui précède le texte&lt;/em&gt; -, d'une nouvelle de Simenon, &lt;em&gt;The man from London&lt;/em&gt; peint un univers d'agonie au milieu duquel, pour une valise de billets, un couple et sa fille, un inspecteur de police, un voleur, un tenancier d'hôtel et quelques figurants qui en ont fini avec toute idée de représentation sociale, évoluent au rythme de leur pas guidés par les rails d'une zone de transit mi-maritime, mi-ferroviaire. L'audace, et ici le mot n'est pas usurpé, tient dans l'exposition d'intériorités jamais révélées mais dont la durée est surexposée jusqu'au malaise. Le plan séquence de quinze minutes qui ouvre le sépulcre est insupportable de lenteur et, de par là-même, irrésistible. Le ferry par lequel l'objet du désir, la valise de billets, arrive telle une bombe à retardement au cœur de ces vies que tout désir a fui, est l'envoyé d'un monde oublié, peut-être même pas su, qui se pose sous le regard de l'homme sentinelle qui mécaniquement actionne des aiguillages en une métaphore dont il semble absent. Du haut de son poste d'observation, il assiste à une transaction meurtrière, sur le quai arrière du débarcadère, dans la coulisse de l'événement que constitue l'arrivée de voyageurs dans ce no man's land si piteusement habité. Pour tout autre film, on aurait à écrire, "A partir de là, les événements s'enchaînent"… Ici, le délitement fait office d'enchaînement, à l'habituelle addition des pistes et preuves–fausses preuves, Béla Tarr substitue la soustraction, l'anti-démonstration par un vide composé d'absurde. Si le noir et blanc mouillé renvoie au Fritz Lang de &lt;em&gt;M le maudit&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;The man from London&lt;/em&gt; congédie immédiatement toutes les conventions du genre et lâche son personnage dans l'étroit labyrinthe d'&lt;em&gt;une vie malgré tout&lt;/em&gt; où nulle foule ne le poursuivra. Seule Tilda Swinton, en pure perte, exprimera le vertige et l'angoisse de ce trou noir dans lequel les personnages ne se débattent plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'extraordinaire dérangement que crée &lt;em&gt;The man from London&lt;/em&gt; tient dans le radicalisme avec lequel il relègue tous ces grands films et autres chefs-d'œuvre qui peuplent notre mémoire au rayon produit, consommation, addiction et autres complaisances. Béla Tarr appose non seulement une somptueuse esthétique de photographe, de peintre, sur une désespérance qui ne peut plus se payer de mots, mais il lui accorde surtout un temps qui est celui que l'on consent aux mourants, aux grands malades de la vie, aux fantômes de chair. Chez Béla Tarr, les catacombes sont à ciel ouvert et les cieux ne sont que le linceul des solitudes. Imparable. &lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5333637481226390098" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 386px; CURSOR: hand; HEIGHT: 114px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgTjB8U1SlI/AAAAAAAABsU/1BUuim4bel0/s400/The+man+from+London.jpg" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-5347832619286460153?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/5347832619286460153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/man-from-london-de-bela-tarr.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5347832619286460153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5347832619286460153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/man-from-london-de-bela-tarr.html' title='The man from London de Béla Tarr'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SgTjj6SjP-I/AAAAAAAABsk/N7Vhe8XJyfc/s72-c/Man+from+London+affiche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-213509378162664734</id><published>2009-05-04T20:39:00.020+08:00</published><updated>2009-05-04T21:14:38.664+08:00</updated><title type='text'>A l'ombre des Géants</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Parfois, des étudiants me demandent ce qu'il faut lire... Vertigineuse question à laquelle je ne puis répondre que par: "Je ne sais pas ce qu'il faut lire, en revanche, je sais pourquoi il faut lire..." Ci-dessous, un texte que j'ai écrit en l'an 2000 pour le ministère de la Culture, dans le cadre de Lire en fête, et qui fut diffusé à 200 000 exemplaires. Dans ce petit recueil offert le temps d'une semaine à la clientèle des librairies achetant au moins deux livres, j'étais précédé par Boutros Boutros-Ghali et suivi par... Sonya Rykiel, c'est dire que le concept de culture brasse large en France. Le thème de ce recueil de textes s'y prêtait, Histoires de Lecture se devait d'être, ni plus ni moins, un exercice d'admiration... Ce fut pour moi l'occasion de payer ma dette. &lt;/em&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7psaRNRTI/AAAAAAAABsM/8jumYWFr00c/s1600-h/31020387990071002030931.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331955958028256562" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 90px; CURSOR: hand; HEIGHT: 90px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7psaRNRTI/AAAAAAAABsM/8jumYWFr00c/s400/31020387990071002030931.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ils sont mes amis, mes conseillers, mes pères d'abandon. Enfant multiple, fragmenté au-delà de mes modestes facultés d'assemblage, sans eux, je serais fracassé au fond d'une cave, cernés par les rats et les jouets cassés, la liqueur du dépit, les souffrances sans nom ni origine définis mais entretenues au long des générations. Je les cite souvent – remèdes, huiles essentielles. Je tiens à les partager parce qu'ils me distraient, me sauvent de moi, m'invitent en d'autres vies que je n'aurais pu concevoir en leur absence. Hélas, si ces glorieux sont morts dans leur chair sans la moindre interruption de leur souffle, les cécités nécessaires au profit de l'actualité les dissimulent derrière l'écran de fumée du temps. Quant aux inconnus de longue date ou aux tous nouveaux jeunes fous, la grande loterie fera son office, les emportera à travers les âges de lecteur en lecteurs ou les oubliera vite ou leur déniera même le droit d'exister… En leur temps, cependant, ils auront peut-être eu leur chance. &lt;em&gt;Faust&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;La Divine Comédie&lt;/em&gt;, ou les pensées de Marc-Aurèle, mais aussi le &lt;em&gt;Dahlia Noir&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Dalva&lt;/em&gt;, n'importe quel Marcel Schwob ou le dernier Murakami, sont des lianes lancées aux enlisés de la vie, pas aux exégètes lettrés. Il s'agit donc de redistribuer un principe actif confisqué par les universitaires ou ignoré par l'instinct grégaire. Dans l'entre-deux désolé, des hommes de bonne volonté fouillent, cherchent, creusent et… passent. Citer, c'est donner l'adresse d'un supplément de vie. Ce que je suis aujourd'hui, ce que je dis et que je fais, ne serait pas sans eux. Pas exactement. Ne pas citer, c'est au mieux se rendre coupable de confiscation du savoir, au pire, s'imaginer que l'on est ce que l'on est, lecteur et/ou auteur, indépendamment d'eux. Si certains préfèrent se prendre ou se faire passer pour les héros de leur extraction, pour ma part il n'en est rien. Il m'a été donné, je restitue.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un livre n'est pas seulement un ami, il vous aide à en acquérir de nouveaux. Quand vous vous êtes nourri l'esprit et l'âme d'un livre, vous vous êtes enrichi. Mais vous l'êtes trois fois plus quand vous le transmettez ensuite à autrui.&lt;/em&gt; Henry Miller&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7pDnm0x5I/AAAAAAAABsE/MVczAD2Wa2w/s1600-h/Fante.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331955257233950610" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 88px; CURSOR: hand; HEIGHT: 126px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7pDnm0x5I/AAAAAAAABsE/MVczAD2Wa2w/s400/Fante.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;"Le salaud!". Mon admiration ainsi exprimée, il arrive que le livre traverse la pièce et s'écrase sur le mur d'en face. Certains auteurs et leur(s) personnage(s), suscitent chez moi une telle incompréhension du miracle renouvelé que mon admiration peut en effet devenir violente. "Comment est-il arrivé a nous faire rencontrer quelqu'un?" Comment avec ces simples mots simples, John Fante a-t-il pu nous donner la nausée à partir d'un ridicule cageot de clémentines? Seul pitance de l'écrivain désargenté, on en bouffe avec lui jusqu'à sentir monter l'écœurement, à ne plus retenir que l'acidité du trop-plein… &lt;em&gt;Rêves de Bunker Hill&lt;/em&gt; transpose à peine la vie de l'auteur, mais avec ce sens du détail globalisant qui donne une vie réelle au "je" du roman. Aucune image ne pourra nous satisfaire autant. C'est moi qui bouffe le cageot de clémentines… "Le salaud!". En plus, c'est fini.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7o6udKEFI/AAAAAAAABr8/OF5balwSpdo/s1600-h/Volodine.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331955104453627986" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 85px; CURSOR: hand; HEIGHT: 111px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7o6udKEFI/AAAAAAAABr8/OF5balwSpdo/s400/Volodine.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, Antoine Volodine a dû éprouver la légitime satisfaction de celui à qui est décerné un beau prix, celui des lecteurs. Mais nous sommes quelques-uns, mal embouchés, à regretter que son livre échappe à la rareté à laquelle sa qualité le vouait. &lt;em&gt;Des Anges Mineurs&lt;/em&gt;, c'était enfin un possible signe de ralliement. Quelque chose d'indéfinissable qui faisait plus sûrement la différence que la blancheur des dents, le statut social ou la couleur des antennes de votre interlocuteur. Lors d'une soirée quelconque, une femme-étincelle, Scorpion ascendant Liane, avec un regard de fée lubrique et d'évidentes dispositions pour la Kundalini en vénusien dans le texte… Vous lui tendez un verre de jus d'orignal 1ère génération… Vous ne quittez pas ses yeux dont l'or scintille à travers les bulles… Et là, sur un ton neutre, vous lui dites : "Des Anges Mineurs". Deux options… 1) Regard vide ou soupçon d'interrogation polie… Pas plus grave que ça, le monde est vaste. Au pire, on peut oublier Volodine le temps d'une nuit alcaline… 2) En retour mesuré, vous entendez : "Oui.". Voix de ventre, remontée parfaitement maîtrisée, vérification instantanée de l'état d'alerte des capteurs sensoriels… Malgré vos circuits d'assistance continue, vos jambes fléchissent quelque peu. Se pourrait-il… Oui, c'est elle. Elle que j'ai croisé en 2058 à la correspondance de Joinville Le Pont. Elle lisait la biographie de Volodine sur son lector intégré mais j'avais décrypté une citation du 21ème narrat sur son iris. Je me souviens, son absence consciente était inversement proportionnelle à la densité de sa présence. On change de dimension, l'identification se fait hors repères normés. C'est l'un de ces privilèges qui crée les communautés, reconstitue les fratries égarées. Et maintenant, c'est foutu. Il a eu le prix. Dans les soirées, il va d'abord falloir faire le tri, écarter ceux qui n'auront imprimé que le bandeau rouge… &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7oirWLwTI/AAAAAAAABr0/AVwIrfcXjfw/s1600-h/Pons.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331954691302211890" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 78px; CURSOR: hand; HEIGHT: 78px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7oirWLwTI/AAAAAAAABr0/AVwIrfcXjfw/s400/Pons.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;P.S. Le Siméon des&lt;em&gt; Saisons&lt;/em&gt; de Maurice Pons a échappé, lui, à la dilution dans le nombre. Certes, d'année en année, le cercle s'agrandit. Mais sans tapage. Souterrainement, par le strict jeu secret des passeurs non-professionnels. D'année en année, on surveille de plus près les ongles incarnés. La séance d'amputation que subit Siméon par la main d'un bourreau voué au pire a laissé sa trace. Que le gros orteil tombe et c'est un nouveau claudiquant particulier qui arrive parmi nous. Il est toujours le bien venu. Dans ce cauchemar saisonnier aussi improbable que probant, nous ne seront jamais de trop pour maintenir les pluies à niveau et finir l'alcool de lentilles.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7oUwfeGKI/AAAAAAAABrs/leKljtDp91Q/s1600-h/Louis.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331954452165171362" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 104px; CURSOR: hand; HEIGHT: 131px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7oUwfeGKI/AAAAAAAABrs/leKljtDp91Q/s400/Louis.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;À couilles abattues, il a baisé la grosse hollandaise pour quelques billets ponctuels. Il a aussi cru que Kierkegaard était le chaînon manquant entre lui et Dieu. Mais à travers les pages torrides et désespérées de &lt;em&gt;Septentrion&lt;/em&gt;, il a aussi semé quelques nuits, plus libertaires qu'étoilées, au long desquelles on peut s'entretenir avec nos tripes à ciel ouvert. De l'autre côté veille un petit matin blême. Recroquevillé sur un banc, pas une thune en poche, à la porte d'un "ami" dont la femme, peut-être… Rupture de horde pour cause d'irrespect fonctionnel. Bas les masques et la messe est dite. Un peu plus tard, la genèse du Livre interdit par la bêtise au pouvoir, sa vie sous le manteau, sa réédition, sa nouvelle vie, son histoire dans les Carnets de Louis Calaferte, ajoutent encore au sentiment d'avoir vécu un intérieur ignoré, participé à l'expression d'un destin. Le personnage entre au panthéon personnel, pénètre l'intemporel, il n'aura plus jamais d'âge. Sa dérive a changé de couleur, ses lueurs ont abordé nos rives. Il était le seul, ce "je", à pouvoir dire : "Passer à côté des êtres, les manquer, nous ne faisons que ça pendant toute une vie.". Ensuite, il y a ces dix-sept lignes minérales traitant des essentialités, sur le jeu de l'amour et de la dépendance, juste en bas de la page 162 de l'édition originale. Puis, "Le soir s'infiltre par la fenêtre. Nous vivons nos dernières minutes dans l'enclave des sensations fragiles. Pour qu'elles soient brusquement pulvérisées autour de nous, il suffira d'une parole ou d'un geste.". Magie cristalline. A-t-il suffi d'écrire "nous" pour que s'incarne et se partage cette mélancolie? Insondable alchimie de l'écriture, la vie offerte en pâture, en fusion, au contact du secret intime. &lt;em&gt;Ein Soph&lt;/em&gt;, l'infini de l'Infini des kabbalistes. "Au commencement était le Sexe" et Calaferte n'était pas loin, sa plume indiquait déjà le nord.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7oA2wO64I/AAAAAAAABrk/SRC44JmN2p4/s1600-h/celine+alalettre.com.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331954110248708994" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 106px; CURSOR: hand; HEIGHT: 125px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7oA2wO64I/AAAAAAAABrk/SRC44JmN2p4/s400/celine+alalettre.com.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il faut avoir traversé la banlieue de L.F. Céline, à pieds, de nuit, vers 1920, avec Bardamu. C'est à ces carrefours du temps et de l'écriture que s'est forgée la crédibilité acide d'une vision dont la restitution reste, à ce jour, sans équivalent. &lt;em&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/em&gt; a mangé l'Afrique, liquidé New York, "la ville debout", anéantit les notions communes au lecteur - plaisir, découverte, éducation ou voyeurisme. Avec Le Voyage, désormais c'est : place au trip! Catalogue de la misère humaine à qui l'on tendrait bien la main, si le sentiment oppressant que tout est irrémédiablement foutu depuis le chemin des dames ne vous fracassait pas à ce point. "L'homme est lourd! Si lourd!" Et puis, bastingage et sirènes, un gros frisquet brumeux qui vous prend à la gorge… On remonte son col en tirant sur la couette… C'est que Bardamu, on s'appuie ses angoisses depuis un demi globe et quelques tatouages d'horreur pure! On promène notre regard fêlé par la guerre de 14 sur les vers de la reconstruction, celle du pire. La connexion avec l'invisible est irréversible. Jusqu'à ce que le remorqueur siffle… "…son appel a passé le pont, encore une arche, une autre, l'écluse, un autre pont, loin, plus loin… Il appelait vers lui toutes les péniches du fleuve toutes, et la ville entière, et le ciel et la campagne et nous, tout qu'il emmenait, la Seine aussi, tout, qu'on n'en parle plus." Ça siffle encore après… Longtemps après…&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7nx2vXNtI/AAAAAAAABrc/UoEnW8DvGqo/s1600-h/Pessoa.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331953852547020498" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 119px; CURSOR: hand; HEIGHT: 129px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7nx2vXNtI/AAAAAAAABrc/UoEnW8DvGqo/s400/Pessoa.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Fernando Pessoa était un petit bonhomme gris portant chapeau, lunettes et moustaches. Il écrivait des poèmes sans issue retraçant des paysages croisés plusieurs vies auparavant. Son intelligence vaine habitait le monde méprisé des étoiles, lui se tenait reclus aux bons soins de son tailleur – même sur les photos, ses souliers cirés craquent pas à pas. Homme de tout siècle, ses fers martelaient benoîtement les promenades de la désolation. Intranquille jusqu'à l'immobilité, il méditait ses rêves à l'ombre des planètes dont il calculait l'orbe d'un regard nostalgique. Sa toute petite vie tenait dans une malle mais était assez vaste pour accueillir plusieurs âmes. De leurs ailes tombaient les plumes qu'il trempait dans l'encre. C'est en ces instants où il devenait l'un des autres qu'il éprouvait le plus grand besoin d'évoquer la réalité. Elle l'a rattrapée assez tôt, un jour de 1935, mais elle dut très vite déchanter. Certes, les souliers ne grinçaient plus, mais la malle était pleine et contenait la clé du ciel des poètes éternels.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7nfXuQyII/AAAAAAAABrU/9iop9APUf80/s1600-h/Brautigan.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331953534983260290" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 115px; CURSOR: hand; HEIGHT: 126px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7nfXuQyII/AAAAAAAABrU/9iop9APUf80/s400/Brautigan.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En 67, à San Francisco, du côté de Height Ashbury, ils devaient être quelques-uns à porter des jeans élimés, des bottes éculées, une veste à franges en peau, peut-être un chapeau à larges bords. Et même d'un mètre quatre-vingt-douze, avec la démarche d'un héron morose zigzagant sous l'emprise d'une substance quelconque, on pouvait encore en trouver deux ou trois exemplaires. Mais Richard Brautigan était seul à être Richard Brautigan. À l'époque, j'ai huit/neuf ans et je suis hyper concentré sur mes maquettes d'avion. Vingt ans plus tard, &lt;em&gt;Une tortue à son balcon&lt;/em&gt; tombe entre mes mains, sous mes yeux qui lisent :&lt;br /&gt;   Dépense un sou&lt;br /&gt;   comme si tu dépensais&lt;br /&gt;   un dollar&lt;br /&gt;   et dépense un dollar&lt;br /&gt;   comme si tu dépensais&lt;br /&gt;   un aigle blessé et dépense&lt;br /&gt;   un aigle blessé comme si tu&lt;br /&gt;   dépensais le ciel lui-même&lt;br /&gt;   tout entier.&lt;br /&gt;Et je pleure comme un gamin de huit/neuf ans zigzaguant sur la colline de Heigt Ashbury.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout auteur et/ou personnage n'ouvre pas de voie. Tous ne sont pas les inspirés intergalactiques du bobsleigh mental sur nerfs de feu. Nous n'avons pas tous les jours à suivre les Bloom et Dédalus de l'&lt;em&gt;Ulysse&lt;/em&gt; de Joyce; ni même à affronter nos peurs, tel le Solal de Cohen dans &lt;em&gt;Belle du Seigneur&lt;/em&gt;. C'est affaire de période, de saison de la vie. Mais qu'il s'agisse de Philip Marlowe ou du &lt;em&gt;Docteur Faust&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;Martin Eden &lt;/em&gt;ou de &lt;em&gt;Madame Edwarda&lt;/em&gt;, de Kérouac ou de Castaneda, les pistes initiatiques participent de la même invitation à l'ubiquité, à la cohabitation avec l'Autre en des profonde&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7nG0MCSHI/AAAAAAAABrM/6U1StN1Nito/s1600-h/Livres.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331953113127602290" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 128px; CURSOR: hand; HEIGHT: 56px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7nG0MCSHI/AAAAAAAABrM/6U1StN1Nito/s400/Livres.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;urs que nous n'atteignons pas de nous-même.&lt;br /&gt;De ces instants, tannés par l'intensité de la restitution et du transfert, par l'énergie invisible qui assure la qualité de la projection, de ces engrammages émerge parfois, de surcroît, l'absolu. Un chef-d'œuvre d'adéquation à l'instant dont la durée n'a d'équivalence que le Temps lui-même. Nous sommes l'autre versant de l'équation. Sans nous, pas d'exactitude, pas d'identité, pas de vie. Pas de miroir. "Nul et non avenu, le chef d'œuvre! Sans moi, t'es rien qu'un ramassis de mots dans le placard de ses pages! Sans moi, sans nous, tu ne passes pas de la consistance à la reconnaissance, pas de l'estime à la popularité, pas du succès à la gloire puis l'immortalité… Alors, ton destin, Livre, Auteur, Personnage, Ecrivain, qui que tu sois, c'est moi, lecteur, qui le fait!"&lt;br /&gt;Sous le cagnard plombant de l'infernale répétition du banal, le lecteur impénitent, d'une claque ou d'un décalque, est toujours récompensé du temps passé à l'ombre des géants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;                                                                                                                                                    Olivier DAVID, La Rochelle, VII 2000&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-213509378162664734?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/213509378162664734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/lombre-des-geants.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/213509378162664734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/213509378162664734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/lombre-des-geants.html' title='A l&apos;ombre des Géants'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf7psaRNRTI/AAAAAAAABsM/8jumYWFr00c/s72-c/31020387990071002030931.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-8139000065807090197</id><published>2009-05-03T21:13:00.004+08:00</published><updated>2009-05-04T15:03:07.620+08:00</updated><title type='text'>Piqûre de rappel</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf2Yz6BeRZI/AAAAAAAABrE/tBPmEIuK3Eg/s1600-h/shoot.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331585551392720274" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 84px; CURSOR: hand; HEIGHT: 126px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf2Yz6BeRZI/AAAAAAAABrE/tBPmEIuK3Eg/s400/shoot.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Un léger frémissement depuis que les porcs causent mexicain et rappellent le cauchemar grippal de 1918 – quelques dizaines de millions de morts… Les récents articles de ce blog à propos des avertissements répétés de Kempf ou des Bioneers américains ont déclenché une altière indifférence, voire un procès en colonialisme. Comment ne pas comprendre? Si j'étais un jeune bangladais de dix-huit ans avec ma copine enceinte et une maison en carton guettant le prochain tsunami, est-ce que je me préoccuperais d'écologie ou d'enrichissement? Eh, oui…&lt;br /&gt;C'est là où l'on glisse du mauvais côté, celui précisément de la mauvaise conscience bourgeoise qui rêve de partager ses excédents capitalistes avec les pauvres pour qu'on lui foute la paix… Cela allégerait la culpabilité, sans aucun doute! Ce genre de considération n'est plus d'actualité…&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/05/02/mille-milliards-de-tonnes-par-herve-kempf_1188008_3232.html"&gt;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/05/02/mille-milliards-de-tonnes-par-herve-kempf_1188008_3232.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Kempf revient à la charge dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; du 2 mai relativement à la grippe porcine… Il cite un ratio à la portée de tous publié par &lt;em&gt;Nature&lt;/em&gt;: pour limiter le réchauffement climatique à 2°c (seuil au-delà duquel le réchauffement serait irréversible), entre 2000 et 2050, les émissions de CO² doivent être limitées à 1000 milliards de tonnes – or, depuis 2000, nous en avons déjà dépensé 300 milliards… Eh oui, ne restent plus que 700 milliards pour les quarante années à venir! Et donc, en toute logique, puisque tout le monde n'a pas un téléphone portable, une voiture, une piscine, on ne change rien… Ce qui n'est jamais qu'un alibi construit de toute pièce par les oligarques (Kempf) qui, comme toujours (sauf que cette fois-ci, c'est la dernière!), vont profiter de la panique du fond de leur bunker… Soleil vert, nous voilà!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-8139000065807090197?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/8139000065807090197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/piqure-de-rappel.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/8139000065807090197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/8139000065807090197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/piqure-de-rappel.html' title='Piqûre de rappel'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf2Yz6BeRZI/AAAAAAAABrE/tBPmEIuK3Eg/s72-c/shoot.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-7003236239145779551</id><published>2009-05-03T19:10:00.008+08:00</published><updated>2009-05-03T19:20:11.777+08:00</updated><title type='text'>Mr &amp; Mme LaoZi, restauration à domicile</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf19SSUDYHI/AAAAAAAABq8/59TvgAhWEwo/s1600-h/LaoZi+bis.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331555286983598194" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 278px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf19SSUDYHI/AAAAAAAABq8/59TvgAhWEwo/s400/LaoZi+bis.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="justify"&gt;Jeudi soir après avoir colmaté la fuite du siphon et grillé quatre ou cinq &lt;em&gt;double hapiness&lt;/em&gt; en buvant un café, LaoZi a dit: "GanLanShu ne mange pas assez, dimanche je viendrai vous faire à manger. Hâ, hâ, hâ, hâ dimanche!" Et il est parti…&lt;br /&gt;Depuis, le téléphone a beaucoup sonné pour clarifier l'entreprise: le menu, bien sûr, relativement long à définir, et puis ce que ça nous coûterait aussi, enfin la présence de Mme LaoZi, toujours recluse dans son humiliation. J'ai donc précisé que s'ils ne restaient pas tous les deux pour le déjeuner, c'est qu'ils envisageaient d'empoisonner un étranger et que donc je ne pouvais pas accepter. LaoZi a de l'humour, ce n'est pas la moindre de ses qualités.&lt;br /&gt;Ce midi, nous venons donc de monter un cran supplémentaire sur l'échelle de Wang Fu (dénomination personnelle de ma perception non moins personnelle de l'Eggrégore chinois). Mr &amp;amp; Mme LaoZi sont arrivés comme convenu à onze heures tapantes et se sont mis au boulot en cuisine tandis que Xiangfei poursuivait la correction d'un mémoire de licence et que je pondais un cours de Master. Côte à côte sur le grand double bureau, nous faisions surtout l'effort de ne pas croiser nos regards de peur de ne plus contenir le fou-rire qui menaçait. De temps à autres, LaoZi passait silencieusement déposer un bol de cacahuètes grillées ou un &lt;em&gt;bai ye jie&lt;/em&gt; (porc haché enroulé dans une feuille de tofu) à déguster en attendant de passer à table… De quoi faire un savoureux cours métrage auquel bien sûr personne n'aurait cru.&lt;br /&gt;Il était 12h30 quand &lt;em&gt;Chi fan!&lt;/em&gt; (à table!) a retenti alors que nous étions toujours sur nos copies… J'ai fait quelques photos de la très belle table qui semblait guetter l'arrivée de cinq ou six invités, puis on s'est installé avec force &lt;em&gt;Hao kan&lt;/em&gt; (c'est beau) bientôt suivis d'encore plus de &lt;em&gt;Hao chi&lt;/em&gt; (c'est bon) et autres &lt;em&gt;Feichang&lt;/em&gt; (super très bon) du même acabit. J'ai quand même dû calmer l'insistance de mon ami en lui rappelant que je n'avais qu'une bouche et, puisqu'il fume en mangeant, ramasser ses filtres consumés pour les mettre dans le cendrier ressorti pour l'occasion. Assez vite calés à grands coups de &lt;em&gt;hong shao rou&lt;/em&gt; (lard en sauce et recette préférée de Mao) et autres côtelettes de porc aux fèves, il a bien fallu convenir que nous en aurions pour jusqu'à mercredi en mangeant bien…&lt;br /&gt;Il y avait donc matière à discussion! Notamment à destination de Xiangfei qui, en aucun cas et que ce soit clair, ne saurait rivaliser avec une telle paire de cordon bleu. Stoïque et respectueuse, elle a patiemment écouté et remercié des explications qui ne lui permettraient guère que de faire moins bon que d'habitude. Bref, c'était un dimanche avec les beaux-parents à table!&lt;br /&gt;Nous sommes donc en phase d'adoption inversée. Le fils LaoZi et sa femme sont partis pour le 1er mai visiter les parents de celle-ci qui, de toute façon, ne sait "ni faire à manger, ni recevoir, ni se déplacer chez ses beaux-parents". Alors, maintenant qu'ils ont une voiture… En plus, il n'a même pas eu son bac et… Bon, apparemment, la belle-fille, c'est pas ça!&lt;br /&gt;Et nous y voilà donc en cette fin de repas enfumé avec un LaoZi qui commence à s'impatienter. C'est qu'il en a des questions prétextes à tout un tas de discours d'ordinaire si tristement dépourvus d'auditoire! Il attaque fort aujourd'hui! Ce que je pense de Mao! "Et allez hop, tout le monde à la campaaaagne!" J'ai de plus en plus de mal à prendre ces conversations au sérieux… Je fais un effort: "Quelques voyages au-delà des frontières lui auraient peut-être permis une vision plus élargie de la lutte des classes…" Il éclate de rire, le bougre! "Ça aurait rien changé! Les étrangers, vous vous êtes vraiment fait avoir avec cette histoire de république, de parti, etc. Mao, c'est le descendant de Qin! Tout empereur se bat et asservit ce qui doit l'être pour asseoir son pouvoir! Et le Parti, c'est le descendant de Mao!" Waoh! Peut-être pas le scoop absolu mais une belle fin de déjeuner. Enfin, &lt;em&gt;presque&lt;/em&gt; la fin! Entre autres pensées bien à lui, LaoZi estime que l'amitié entre la Chine et la France est due aux Japonais et aux Allemands, "Ce sont eux qui nous ont rapprochés, même si les Japonais ont tué plus de Chinois que les Allemands de Français, &lt;em&gt;dui ve la&lt;/em&gt;?" Euh, j'ai pas les chiffres en tête, là… Ce qui ne va sûrement pas l'arrêter! "Mais si, mais si! Le Japon, c'est le tigre de l'Asie comme l'Allemagne est le tigre de l'Europe! La France, c'est un loup alors que la Chine, c'est un buffle!" Bon… Et le rapport entre le loup et le buffle? "Je veux bien un café", répond-il… Ils sont partis un peu avant quatre heures, ce soir, on ne mange pas… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-7003236239145779551?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/7003236239145779551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/mr-mme-laozi-estauration-domicile.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7003236239145779551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7003236239145779551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/mr-mme-laozi-estauration-domicile.html' title='Mr &amp; Mme LaoZi, restauration à domicile'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sf19SSUDYHI/AAAAAAAABq8/59TvgAhWEwo/s72-c/LaoZi+bis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-5444944025032314390</id><published>2009-05-02T19:45:00.006+08:00</published><updated>2009-05-04T14:45:30.938+08:00</updated><title type='text'>Point de vue</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfwygCzhmPI/AAAAAAAABq0/nB7iLOse4Mk/s1600-h/GnomesRecetteDuBonheur.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5331191584990009586" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfwygCzhmPI/AAAAAAAABq0/nB7iLOse4Mk/s400/GnomesRecetteDuBonheur.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="justify"&gt;De temps à autres, je fais passer de l'info aux étudiant(e)s… Parfois parce que je pense qu'elles n'y ont pas prêté attention, parfois parce que je crois qu'elle n'y ont pas accès, très souvent pour partager, pour susciter un débat, au moins une conversation autour d'un sujet qui nous concerne communément, quand bien même culturellement d'un côté et de l'autre de la grande muraille, quand bien même du même côté physiquement. Bref, quasiment les mêmes…&lt;br /&gt;Quand l'affaire des faux diplômes français pour étudiants chinois a éclaté, j'ai transmis à deux étudiantes sur le départ pour la France les liens que 'Pékin moyen', Français basé à Hainan six mois sur douze, m'avait envoyé. Réaction de l'une d'elles : "Pourquoi est-ce qu'on s'en prend toujours aux étudiants chinois?" et "Les écoles françaises ne sont plus crédibles!".&lt;br /&gt;Hier soir, Lao Zi est venu colmater une fuite sous l'évier. Je lui ai, via Xiangfei, fait passer les chiffres mentionnés par Silouane rapportant les propos de "Hu Deping, le fils de l’ancien secrétaire du PCC, Hu Yaobang, dans le Nanfangzhoumo: le PNB en trente ans a été multiplié par 67 alors que les revenus moyens ont été multipliés par 12." Réponse avec un sourire aussi indéchiffrable que celui de Mona Lisa : « C'est normal, les J.O., les ponts, les fusées, l'armée, ça coûte cher ! »&lt;br /&gt;Aujourd'hui, une étudiante a passé l'après-midi à la maison pour composer la chanson qui conclura la pièce en lice au concours de théâtre universitaire de Shanghai dont je suis l'instigateur et l'intervenant culturel (juste pour dire que je suis impliqué bien au-delà de mon rôle de WaiJiao et que, le temps passant, je double ou triple mes heures de cours). D'échanges de guitares en notes griffonnées, on finit par tirer quelque chose du texte avec un mi-la pour le couplet et un sol-ré pour le refrain qui rêve de faire chanter le public, "C'est la vie, c'est la crise, baby!"… Soyons fous! Et là, j'apprends que la journée de la francophonie n'aura pas lieu à l'université. Motif officiel: pas assez d'activités à proposer. Ah, bon? Et le concours de blog proposé par le consulat, et le concours de rap que je réclame depuis trois ans histoire d'en finir avec "Hélène, je m'appelle Hélène…", et l'atelier de dégustation culinaire qui ravirait tant les étudiants? Problème(s)… Mon ami le doyen est en tournée de conférences en France pour un mois et les monitrices politiques ne parlent pas un mot de français – ce qui ne relève d'ailleurs en rien de leurs attributions…&lt;br /&gt;Aucun blâme pour quiconque lirait &lt;em&gt;point&lt;/em&gt; comme &lt;em&gt;absence de&lt;/em&gt;, désuétude de &lt;em&gt;pas&lt;/em&gt; relativement à la vue. J'aurais aussi pu parler d'œillères, de défaut de perspectives, bref, d'un univers de fonctionnaires travaillant dans la préservation des acquis plutôt que dans l'enrichissement des passerelles. Et donc, enfin parvenus, pour les plus riches, dans une IAE française quelconque, comment ça peut se passer?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-5444944025032314390?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/5444944025032314390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/point-de-vue.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5444944025032314390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5444944025032314390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/05/point-de-vue.html' title='Point de vue'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfwygCzhmPI/AAAAAAAABq0/nB7iLOse4Mk/s72-c/GnomesRecetteDuBonheur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-6183991810132551714</id><published>2009-04-29T22:56:00.007+08:00</published><updated>2009-04-29T23:22:33.114+08:00</updated><title type='text'>Parole d'homme</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfhsMc9j0pI/AAAAAAAABqs/EhNOXjqEzQw/s1600-h/roadsid2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5330129120181605010" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 272px; CURSOR: hand; HEIGHT: 369px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfhsMc9j0pI/AAAAAAAABqs/EhNOXjqEzQw/s400/roadsid2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le site Altermonde-sans-frontière met en ligne un poème de Leonard Cohen, chanteur Canado-américain d'origine juive qui eut son heure de gloire dans les années 70 pour son engagement contre la guerre du Vietnam. Le poème intitulé &lt;em&gt;Questions au Shomrim&lt;/em&gt; s'adresse à l'organisation juive qui regroupe aux Etats-Unis les policiers et miliciens qui entendent assurer la protection des Juifs américains. Le texte dénonce la guerre, les guerres, Palestine et Vietnam, est évidemment valide concernant l'Irak malgré son antériorité, et se souvient de la fraternité au-delà des frontières…&lt;br /&gt;Cette courte présentation pour rappeler une fois de plus qu'un homme ne peut être réduit à sa nationalité et/ou ses origines, que sa vision du monde ne regarde que lui et que ses convictions, quelles qu'elles soient, ne peuvent trouver refuge derrière un drapeau ou un troupeau. Le courage des braves qui se positionnent s'il le faut en dehors de la masse sourde et aveugle "se nomme aussi amour de leur pays, amour de la vie", comme le dit très bien Jean Dornac d'Altermonde-sans-frontière. Leonard Cohen n'est pas un saint, c'est un homme libre, ses écrits ont l'incomparable justesse de celui qui ne se préoccupe que du respect de la vie. Dès lors toute hiérarchie s'efface, l'homme parle à l'homme de l'homme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ci-dessous le texte en français suivi de la version originale en anglais:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Questions au Shomrim&lt;br /&gt;Et mon peuple bâtira-t-il un nouveau Dachau&lt;/div&gt;Pour l’appeler amour,&lt;br /&gt;Sécurité&lt;br /&gt;Culture juive&lt;br /&gt;Pour les enfants aux yeux sombres&lt;br /&gt;Brûlant dans les étoiles&lt;br /&gt;Tous nos chants hurleront-ils&lt;br /&gt;Comme les aigles enragés de la nuit&lt;br /&gt;Dès lors que Yiddish, Arabe, Hébreu et Vietnamien&lt;br /&gt;Sont un mince filet de sang qui marque le côté&lt;br /&gt;De chambres métalliques innommables&lt;br /&gt;Je te connais Chaverim&lt;br /&gt;La jeunesse perdue des nuits d’été de notre enfance&lt;br /&gt;Que nous passions aux coins des rues à découvrir la vie&lt;br /&gt;Dans nos maigres connaissances de Marx et Borochov&lt;br /&gt;Tu m’avais appris la symphonie italienne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le Nouveau Monde.&lt;br /&gt;Et fait un sketch sur les enfants Arabes qu’on explose&lt;br /&gt;Tu m’avais appris beaucoup de chansons&lt;br /&gt;Mais aucune aussi triste&lt;br /&gt;Que le napalm tombant lentement dans l’obscurité&lt;br /&gt;Vous étiez nos héros chantants en 48&lt;br /&gt;Oserez-vous vous demander qui vous êtes maintenant&lt;br /&gt;Nous, toi et moi, étions amants autrefois&lt;br /&gt;Car seules les nuits sauvages de lutte dans la neige d’or&lt;br /&gt;Peuvent faire un amour&lt;br /&gt;Nous marchions au clair de lune&lt;br /&gt;Et tu me demandais de mener l’Internationale&lt;br /&gt;Et maintenant mon fils doit mourir&lt;br /&gt;Parce qu’il est Arabe&lt;br /&gt;Et ma mère aussi, parce qu’elle est Juive&lt;br /&gt;Et toi et moi&lt;br /&gt;Pouvons seulement pleurer&lt;br /&gt;Le peuple Juif doit-il&lt;br /&gt;Construire aussi nos Dachaus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léonard Cohen, poème des années 70&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Questions for Shomrim&lt;br /&gt;And will my people build a new Dachau&lt;/div&gt;And call it love,&lt;br /&gt;Security,&lt;br /&gt;Jewish culture&lt;br /&gt;For dark-eyed children&lt;br /&gt;Burning in the stars&lt;br /&gt;Will all our songs screech&lt;br /&gt;Like the maddened eagles of the night&lt;br /&gt;Until Yiddish, Arabic, Hebrew, and Vietnamese&lt;br /&gt;Are a thin thread of blood clawing up the side of&lt;br /&gt;Unspeaking steel chambers&lt;br /&gt;I know you, Chaverim&lt;br /&gt;The lost young summer nights of our childhood&lt;br /&gt;We spent on street corners looking for life In our scanty drops of Marx and Borochov.&lt;br /&gt;You taught me the Italian Symphony&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;And the New World&lt;br /&gt;And gave a skit about blowing up Arab children.&lt;br /&gt;You taught me many songs&lt;br /&gt;But none so sad&lt;br /&gt;As napalm falling slowly in the dark&lt;br /&gt;You were our singing heroes in ’48&lt;br /&gt;Do you dare ask yourselves what you are now&lt;br /&gt;We, you and I, were lovers once&lt;br /&gt;As only wild nights of wrestling in golden snow&lt;br /&gt;Can make one love&lt;br /&gt;We hiked by moonlight&lt;br /&gt;And you asked me to lead the Internationale&lt;br /&gt;And now my son must die&lt;br /&gt;For he’s an Arab&lt;br /&gt;And my mother, too, for she’s a Jew&lt;br /&gt;And you and I Can only cry and wonder&lt;br /&gt;Must Jewish people&lt;br /&gt;Build our Dachaus, too ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léonard Cohen, poem from 70’s&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article10405&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-6183991810132551714?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/6183991810132551714/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/parole-dhomme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6183991810132551714'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6183991810132551714'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/parole-dhomme.html' title='Parole d&apos;homme'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfhsMc9j0pI/AAAAAAAABqs/EhNOXjqEzQw/s72-c/roadsid2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-6425347806554047015</id><published>2009-04-28T16:38:00.014+08:00</published><updated>2009-04-29T11:20:24.316+08:00</updated><title type='text'>Le temps des icônes</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfbCAFpD7PI/AAAAAAAABqk/G5LzCs7B0Hs/s1600-h/Deanicone.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329660515809750258" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 338px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfbCAFpD7PI/AAAAAAAABqk/G5LzCs7B0Hs/s400/Deanicone.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Je me suis arrêté devant le magasin en bas de Shanxi nan lu comme si un fantôme venait de traverser la vitrine. James Dean à Shanghai, je ne m'y attendais pas. &lt;em&gt;La&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Fureur de Vivre - Rebel without a cause&lt;/em&gt;, au pays de Confucius et de la piété filiale, voilà qui mettait une claque supplémentaire aux présupposés que la douane de Pudong ne contrôle pas. Le tee-shirt affiche le visage en gros plan mais j'ai assez vu le film pour reconstituer le reste de l'image, la scène du duel au couteau, tenu haut, le rebelle prêt à bondir telle la bête fauve qu'il incarne. C'est à ce carrefour des années 50 que l'hormonale rébellion de la jeunesse est devenue fait culturel, objet d'étude, et de culte. Je n'étais pas encore né quand l'icône est morte, juste après le tournage du film, mais le blouson col relevé a traversé ma jeunesse comme un coup de couteau dans la France giscardienne. Depuis, on en a croisé quelques autres, VRP post mortem de la contre-culture, ils font tourner la boutique de la société du spectacle – la forme a pris le pas sur le fond, le symbole sur le sens, l'idolâtrie sur le contenu, etc. A Shanghai, on trouvait déjà, de Morrison en Hendrix, de Lennon en Cobain, quelques magasins spécialisés qui vendent à bon profit les vaines icônes issues de la mort nietzschéenne de Dieu et de l'Œdipe freudien, un James Dean grand public, contre toute attente, c'est nouveau. En l'absence tant de père que de repère, l'icône laïque et tragique, forcément tragique, a valeur de boussole dans un monde qui a perdu le nord pour mieux trouver l'est… en passant par l'ouest.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfbBoyCjZGI/AAAAAAAABqc/mvV5H15yCEg/s1600-h/Cheicone.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329660115410969698" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 307px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfbBoyCjZGI/AAAAAAAABqc/mvV5H15yCEg/s400/Cheicone.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'en ai d'abord parlé avec Xiangfei puis j'ai demandé aux étudiants. Réponse unanime: "James Dean, connais pas", Kurt Cobain, un peu plus, à peine, mais Hai Zi (1964-1989) poète suicidé en travers des rails où le conduisaient une réforme sans autre fondement que l'enrichissement symbolise parfaitement le désespoir adolescent, la révolte déchiquetée par la machine aveugle. Donc, pourquoi James Dean et pas Hai Zi? Peut-être parce que la société du spectacle ne fait que débarquer en Chine et que l'icône doit avoir été incarnée &lt;em&gt;dans&lt;/em&gt; la société du spectacle avant d'être recrachée sous forme de tee-shirt. Le Che, mort en 67 et aussitôt récupéré, et ici toujours d'actualité commerciale, aura fait vendre des millions de tee-shirts sans le moindre rapport avec la révolution bolivarienne ni même assurer le succès du film de Soderbergh. L&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfbBYI6eLbI/AAAAAAAABqU/uVJxUL7EGwc/s1600-h/arthur.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329659829493312946" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 130px; CURSOR: hand; HEIGHT: 83px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfbBYI6eLbI/AAAAAAAABqU/uVJxUL7EGwc/s400/arthur.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;es critères d'admission à l'iconomanie sont simples: mourir jeune, beau, jusque boutiste, et qu'une image puisse prétendre à résumer l'ensemble. C'est ainsi que Rimbaud est entré en religion de surface par la grâce d'un graffiti d'Ernest Pignon-Ernest et de l'Éducation nationale: peu lu mais étudié, très peu lu mais très en vue, Arthur a été récupéré pour son regard de voyant incarnant LE poète, la Poésie. Mais toujours pas Hai Zi… &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfbBIQgv1EI/AAAAAAAABqM/vQmk5qdlOko/s1600-h/Cobainicone.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5329659556654994498" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 161px; CURSOR: hand; HEIGHT: 244px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfbBIQgv1EI/AAAAAAAABqM/vQmk5qdlOko/s400/Cobainicone.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens d'un vieil enfant français très appliqué sur le plan religieux qui, vers onze / douze ans, renonça au délire catholique pour progressivement se consacrer à la religion des tee-shirts. Plus tard, il dut passer par l'Orient pour retrouver le sens de la spiritualité qui était en lui. Aujourd'hui, je suis relativement en paix et en accord avec une métaphysique très personnelle dont ma culture d'origine m'avait privé. Il en va de même, me semble-t-il, pour les jeunes Chinois qui arboreront James Dean et sa fureur de vivre sans trop savoir de quoi il retourne. Il leur faut aller loin pour adopter des symboles générationnels qui, bien qu'étrangers, s'imposent à leur idéal d'une manière infiniment plus radicale et donc satisfaisante qu'un Jackie Chan qui, objectivement, ne répond à aucun critère. Et Hai Zi relève de l'interdit sur lequel veille Confucius et les gardiens du temple contemporain… N'est-il pas ainsi, a contrario des intentions, mieux préservé? En ce quinzième anniversaire du suicide de Kurt Cobain qui permet essentiellement à sa maison de disques de ressortir un énième coffret complet de l'œuvre, Hai Zi peut continuer de dormir tranquille et inspirer les jeunes lettrés en colère. James Dean se charge de faire tourner la boutique du consumérisme global &lt;em&gt;made in China&lt;/em&gt;… En espérant que les clients atteingnent l'âge du sage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Il doit en être ainsi : idolâtre du geste, du jeu et du délire, nous aimons les risque-tout tant en poésie qu'en philosophie. Tao Te King va plus loin qu'Une Saison en Enfer ou Ecce Homo. Mais Lao-tse ne nous propose aucun vertige, alors que Rimbaud et Nietzsche, acrobates se démenant à l'extrême d'eux-mêmes, nous invitent à leurs dangers. Seuls nous séduisent les esprits qui se sont détruits pour avoir voulu donner un sens à leur vie.&lt;/em&gt;" &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Émile Cioran, &lt;em&gt;La tentation d'exister&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/que-reste-il-de-kurt-cobain/"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#000000;"&gt;http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/que-reste-il-de-kurt-cobain/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-6425347806554047015?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/6425347806554047015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/le-temps-des-icones.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6425347806554047015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6425347806554047015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/le-temps-des-icones.html' title='Le temps des icônes'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfbCAFpD7PI/AAAAAAAABqk/G5LzCs7B0Hs/s72-c/Deanicone.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-517950494241897037</id><published>2009-04-26T17:31:00.013+08:00</published><updated>2009-04-26T19:06:20.798+08:00</updated><title type='text'>A la grande kermesse des maux</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfQrHpV8vHI/AAAAAAAABqE/QDiD2XbKL7E/s1600-h/vigJournaux.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328931669443132530" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 249px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfQrHpV8vHI/AAAAAAAABqE/QDiD2XbKL7E/s400/vigJournaux.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il fait beau, ce qui l'air de rien est une info, d'autant plus qu'il n'y a rien de trop, juste de quoi plonger dans le frigo au retour d'une balade à vélo sans attendre l'apéro… Le fond de l'air est donc un peu frais, il n'y a rien de plus vrai aujourd'hui sous le soleil, juste de quoi rester en retrait comme si le moindre extrait de réel pouvait se résumer d'un trait… Enfin, on peut dire sans craindre le pire qu'une franche tranche de rire nous secoue en apprenant que les vampires transpirent… Et donc, en toute logique, il est l'heure d'un petit kaléidoscope psychotropique:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;rue89&lt;/em&gt; - Jackie Chan a réussi son oral de philo appliquée au business made in China en déclarant que "Nous, les Chinois nous avons besoin d'être contrôlés.", ce qui, selon les experts, résume bien ce que la classe dominante pense de la classe moyenne et des pauvres... Bref, au contraire du précédent, l'acrobate martial a gagné l'autorisation de diffusion de son prochain film dans le plus grand marché du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Libé next&lt;/em&gt; - Elton John, Paul McCartney et Mick Jagger souffrent de la crise et y laissent quelques millions qu'on essaie désespérément de faire payer aux internautes et autres pirates – pas encore rencontré quelqu'un qui, dans ce domaine, ne soit pas passible de prison. J'abuse peut-être en établissant ce raccourci crise / hadopi mais la même notule de Libé signale que seule la petite famille Beckham n'est pas entrée en récession…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Libé&lt;/em&gt; - De passage dans un lycée, Sarkozy cartonne en philo en créditant l'effort en tant que vecteur de plaisir. Du cours de maths en tant que coït, de la moyenne arrachée de justesse en tant qu'orgasme? La récompense… A-t-on jamais vu une otarie faire convenablement son numéro sans la promesse d'une sardine? Après ce scoop psychopédagogique, le grand rival de Jackie Chan pour &lt;em&gt;Les chiffres et les lettres&lt;/em&gt; lâche un second scoop tout aussi mémorable à des lycéens consternés: "La vérité, vous devez pas être bilingue, la vérité c'est d'être trilingue". Commentaire d'une lectrice de Libé: "En tant que prof de français, je constate que j'exerce vraiment un métier obsolète... Quel modèle donner aux élèves quand on a un président qui dit : "Y a quand même savoir parler français !" &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Libé&lt;/em&gt; - Plus gênant, les porcs chassent le poulet au rayon virus mortel… Estimation personnelle: nous sommes à une génération d'un monde végétarien. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Nouvel Obs&lt;/em&gt; – L'Islande, 103 000 km² pour 320 000 habitants, vient de basculer à gauche. Deuxième pays le plus développé au monde selon l'indice de développement humain (IDH), l'Islande prend donc en charge un vieux rêve socialement égalitaire – jusqu'au moment où l'on constate que sa population équivaut à peu près à celle de deux ou trois universités de Shanghai…&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;nonfiction.fr&lt;/em&gt; – "&lt;em&gt;L’Unesco et 32 institutions partenaires lancent aujourd’hui la &lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.wdl.org/fr/" target="_blank"&gt;&lt;em&gt;Bibliothèque numérique mondiale&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt; (BNM). Ce site Internet propose librement et gratuitement des trésors culturels provenant de bibliothèques et d’archives du monde entier : manuscrits, cartes, livres rares, films, enregistrements sonores, illustrations et photographies. Les fonctions de recherche et de navigation sont proposées en sept langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe), et les contenus en davantage de langues encore, car une des intentions du projet consiste à favoriser le multilinguisme. Organisée par lieu géographique, par période, par thème et par type de support, la navigation est aisée, les visuels sont de bonne qualité et le descriptif des éléments à la fois pédagogique et approfondi.&lt;/em&gt;" Vieux débat, la question de savoir si le livre est mort n'a que peu de sens… En revanche, l'accès pour tant de lecteurs à la culture au sens le plus noble qui soit est indéniablement la meilleure info depuis très longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Courrier international (Time)&lt;/em&gt; – Le courrier rapporte un article de nos amis américains qui, comme le reste du monde, s'amuse volontiers de la marotte française pour la grève. Jugée culturelle et issue de 1789, "l'insurrection en réponse à l'adversité" a la capacité de s'adapter à son temps. Les récentes séquestrations de patrons ont été payantes puisque le nombre de licenciement a été revu à la baisse. "Pourquoi s'arrêter en si bon chemin?", conclut le magazine. Ben, oui, pourquoi? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfQq2nToEBI/AAAAAAAABp8/Ax-irZGqdH4/s1600-h/Adam1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328931376838742034" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 98px; CURSOR: hand; HEIGHT: 107px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfQq2nToEBI/AAAAAAAABp8/Ax-irZGqdH4/s400/Adam1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Il était urgent de revenir au présent après avoir vu le superbement traumatisant &lt;em&gt;Adam Resurrected&lt;/em&gt; de Paul Schrader. Jeff Goldblum est Adam Stein, clown de cabaret dans le Berlin des années trente. Un soir de spectacle, il humilie sans intention un pauvre hère, homme falot au bord du suicide… Il le retrouvera quelques années plus tard dans la peau du commandant Klein (Willem Dafoe) qui dirige le camp où il est déporté. Pour amuser son maître, il va devoir devenir un chien… De l'homme aux loups au trouble rapport qu'entretiennent dominants et dominés, en passant par l'enfance, la rédemption, le sexe et la psychanalyse, ses illusions et manipulations, de la culpabilité du plaisir au plaisir de la culpabilité, Paul Schrader à qui l'on doit les scenarii de Taxi driver et Raging Bull, mais aussi Mishima et Affliction derrière la caméra, entremêle ses thèmes de prédilection qu'ils jettent au gré d'un savant dosage de malaise et d'esthétisme dans une clinique psy égarée en plein désert du Neguev où tentent de se reconstruire les survivants fracassés de la Shoah. C'est un enfant-chien qui permettra le transfert réussi d'Adam (stupéfiant Jeff Goldblum) en acceptant de redevenir humain tandis que le psy restera impuissant… La résurrection d'Adam est bien celle de l'homme primordial, revenu de l'enfer où le pire l'aura déconstruit, avant de conquérir la douloureuse complétude de l'Adam kadmon cher aux alchimistes de la kabbale. Le film est tiré d'un roman de Yoram Kaniuk et Seymour Simckes. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-517950494241897037?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/517950494241897037/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/la-grande-kermesse-des-maux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/517950494241897037'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/517950494241897037'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/la-grande-kermesse-des-maux.html' title='A la grande kermesse des maux'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfQrHpV8vHI/AAAAAAAABqE/QDiD2XbKL7E/s72-c/vigJournaux.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-1789298313195670678</id><published>2009-04-24T19:43:00.013+08:00</published><updated>2009-04-27T18:37:17.336+08:00</updated><title type='text'>HOTTER THAN TEPPANYAKI</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfGqBkbHpFI/AAAAAAAABp0/PTItZC88D0Y/s1600-h/HTP1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328226778090021970" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 134px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfGqBkbHpFI/AAAAAAAABp0/PTItZC88D0Y/s400/HTP1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Hier soir et un peu plus tard au Logo bar de Xingfu lu, Hotter than teppanyaki avait pour mission d'exporter le monde et d'importer un fun post-idéologique. De planche à laver en yukulele, la bande des six ou sept des deux sexes ont multiplié les improbabilités comme un Lou Reed enfin drôle s'invitant chez Kusturica. Difficile de dire comment sonne ce bœuf mondialisant et si brûlant… Mais peut-être est-ce là l'une de ses principales qualités! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Hotter Than Teppanyaki&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, featuring...&lt;br /&gt;Sandra - Trumpet; Germany; 37; Lector at SISU; in Shanghai since 3 yrs&lt;br /&gt;Helena - Guitars, drums, ukulele, some vocals, bass; Spain; 31; Lector at SISU; in Shanghai since 3 yrs&lt;br /&gt;Estel - Vocals, drums, guitar (kind of), accordeon, flute (old and new); Catalana; 25; Freelancing translator, interpreter; in Shanghai since 3 yrs&lt;br /&gt;Dave - Vocals, guitar, drums; Britain; 42; Engineer (automotive industry); in Shanghai since 4 yrs&lt;br /&gt;Zhanar - Keyboards; Kazakhstan; 36; Freelancing; in Shanghai since 3 yrs&lt;br /&gt;Takayama - Bass; Japan; 33; Businessman and shops' owner at Taikang lu; in Shanghai since 10 yrs&lt;br /&gt;Albert - Percusions; Catalana; 31; Engineer; in Shanghai since 3 yrs &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328226258465638770" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 129px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfGpjUrAyXI/AAAAAAAABpk/aeGaQkzstfs/s400/HTP2.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="justify"&gt;J'ai connu Helena et Sandra lors d'un dîner de Noël offert à ses "experts" étrangers par l'université. Gros avantage de ce genre de manifestation, vers 8h00, c'est plié, on peut donc aller écumer de ci, delà, en l'occurrence et à l'époque sur Huating lu au Tang Hui désormais fermé, antre électrique gracieusement ou presque alcoolisée… Et puis, "Salut, ça va? / Hola que tal? / Zenme yang?" entre deux navettes infernales d'un campus à l'autre jusqu'au Noël suivant où nous nous sommes contentés de finir les bouteilles abandonnées par les convives qui avaient déserté les lieux. Jusqu'à lundi soir et l'invitation du président de l'université à penser l'avenir éducatif de la Chine tous en chœur, Sandra représentant l'Allemagne… "Hey, Olivier, come to see me and Helena on thursday night, we'll having a gig at Logo…" Le Logo? J'avais déjà oublié les quelques nuits passées là-bas, il y a fort longtemps, avec Xu Tao et Tom… Une autre vie, déjà? Encore? J'ai toujours été très encombré par le présent… Si l'on me demande depuis combien de temps nous vivons ensemble Xiangfei et moi, je réponds: "Euh, je sais pas… Depuis toujours…"&lt;br /&gt;Je n'avais aucune idée de ce que j'allais découvrir sur ce bout d'estrade cernée par un monde entier ne globalisant pas forcément. Au-delà de l'ambiance &lt;em&gt;plus cool c'est la lévitation&lt;/em&gt;, il était clair au milieu du nuage de fumée qu'il ne serait pas davantage question de brûlot incantatoire que d'hymne désespéré, juste une gentille faune de tous les âges et aussi peu de frime mais bien décidée à passer un bon moment sans réservation et à un prix décent pour les pas trop pauvres – entrée gratuite, 4€ le mojito. Pas de cerbère à l'entrée, pas d'obligation de consommer!&lt;br /&gt;"Allô, la terre!? Ici Shanghai… On a un problème, on préfèrerait pas rentrer…"&lt;br /&gt;Bref, un casting entre Lynch et Almodovar en stage au bout de l'univers s'empare de la micro scène en ordre très désordonné et &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Hotter than teppanyaki&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; lâche le manifeste d'un autre monde. Original, le répertoire est pourtant connu de tous les copains de fac et d'ailleurs qui se retrouvent à célébrer un goût certain pour l'absence de barrière artificielle, officielle, circonstancielle... Les textes le disent, l'habituel et néanmoins truculent chauffeur de taxi shanghaien se trouve être le fils naturel de Brian Jones! Les instruments s'échangent comme si l'alternance faisait vraiment partie de ce monde, des gens dansent, les verres se vident entre Dylan revisité du fond d'une usine désaffectée mais affectueuse et le Velvet UnderPogues, et le credo fleure bon l'improbable. La palme à "Lazing around won't get thing done – but i like it!" Like it, like it, yes Ido… Une petite heure plus tard, il est temps d'embrasser ce petit monde apostolique pour le meilleur et pour le rire.&lt;br /&gt;Prochaines apparitions: &lt;/p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5328225903026697986" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 120px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfGpOojw9wI/AAAAAAAABpc/TOFRg34405c/s400/HTP3.jpg" border="0" /&gt;May 9th - Anar bar, xingfu lu (xingfu lu tour)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;May 16th - Logo bar again &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-1789298313195670678?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/1789298313195670678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/hotter-than-teppanyaki.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1789298313195670678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1789298313195670678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/hotter-than-teppanyaki.html' title='HOTTER THAN TEPPANYAKI'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SfGqBkbHpFI/AAAAAAAABp0/PTItZC88D0Y/s72-c/HTP1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-7629738817649581393</id><published>2009-04-22T13:59:00.024+08:00</published><updated>2009-04-25T17:04:39.435+08:00</updated><title type='text'>La grande illusion</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se67sKaRPCI/AAAAAAAABpE/t8aDD_EwoDg/s1600-h/poulet_conso.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327401776609049634" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 261px; CURSOR: hand; HEIGHT: 110px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se67sKaRPCI/AAAAAAAABpE/t8aDD_EwoDg/s400/poulet_conso.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aux propositions faites par Hervé Kempf dans &lt;em&gt;Pour sauver la planète, sortez du capitalisme&lt;/em&gt;, s'opposent en toute logique la globalisation marchande, la surconsommation et ses apôtres. Plus ou moins bien intentionnés, les chefs d'États, les chefs d'entreprises, les chefs des médias, redoublent d'effets d'annonce alternant catastrophisme et promesses d'imminente embellie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sélection des titres du 21 avril 2009&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Aujourd'hui la Chine&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;*En Chine, à la recherche des stations de sports d'hiver de demain&lt;br /&gt;*Au salon de l'automobile de Shanghai, constructeurs chinois et américains en compétition&lt;br /&gt;*Pour relancer la consommation, l'électroménager part en campagne en Chine&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;*EDF prépare un grand emprunt obligataire pour les particuliers (en chapeau: Le groupe d'électricité et les principales banques de réseau travaillent à l'élaboration de ce projet, qui ranimerait un marché déserté depuis le milieu des années 90)&lt;br /&gt;*La bourse de Paris perd près de 4% (en chapeau: Francfort a cédé 4,07%, Londres 2,49%, New York 3,56%)&lt;br /&gt;*L'Australie est entrée en récession (en chapeau: La route vers la reprise)&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;*Les Molex séquestrent leur patron&lt;br /&gt;*Caterpillar: le protocole d'accord mal accueilli par les salariés&lt;br /&gt;*Comment la lumière pollue l'agglomération (en chapeau: A 79 ans, Juliette est allée au Sahara pour revoir la voie lactée. Elle se souvient qu'en 1959, elle pouvait encore la voir de Saint-Genis Laval)&lt;br /&gt;*Paradis fiscaux: Monaco espère quitter la liste grise avant la fin de l'année.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Eco 89&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;*Sony Ericsson va licencier 2000 personnes&lt;br /&gt;On pourrait encore continuer longtemps sans même passer en revue la presse internationale…&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se66yg_2VjI/AAAAAAAABo8/8h9zsRyYF1g/s1600-h/26581_une-consommation-supermarche.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327400786239837746" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 233px; CURSOR: hand; HEIGHT: 108px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se66yg_2VjI/AAAAAAAABo8/8h9zsRyYF1g/s400/26581_une-consommation-supermarche.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Rien de bien étonnant à cette déjà vieille rengaine qui génère a contrario les analyses de Kempf (décroissance), Todd (protectionnisme mesuré), Stiegler (réorganisation / redistribution de la puissance publique) et de bien d'autres. La relative nouveauté (oct. 06), c'est que les habituels thuriféraires du marché à tout prix et à tous les prix ont trouvé leur saint, une sorte de Gandhi de la bourse, Muhammad Yunus. Le sujet n'est pas de savoir si cet économiste chevronné est sincère ou pas, si Stockolm a été avisé en pax nobelisant un "prêteur d'espoir", mais plutôt d'essayer de comprendre ce que signifie ce micro-crédit, semble-t-il appliqué avec succès.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se68rlYOnbI/AAAAAAAABpM/kDpjWX483-U/s1600-h/mort.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327402866180005298" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 119px; CURSOR: hand; HEIGHT: 124px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se68rlYOnbI/AAAAAAAABpM/kDpjWX483-U/s400/mort.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il n'est bien entendu pas question non plus d'ignorer la pauvreté, ni la petite ni la grande, pas plus que le légitime désir d'entreprendre. Il s'agit plutôt de situer les enjeux vitaux d'une telle démarche, ses conséquences à terme sur notre condition globalisée. La pauvreté fait peur, c'est humain, terriblement humain, et beaucoup plus vieux que la pyramide de Maslow, vieille &lt;em&gt;has been&lt;/em&gt; d'à peine soixante ans. En revanche, si l'accès au sentiment de sécurité matérielle est légitime, son assimilation à un concept aussi vague, culturel, circonstanciel et historique, que &lt;em&gt;le bonheur&lt;/em&gt; relève d'un colonialisme économique. Si l'on passe à l'accumulation de richesses en tant qu'ultime objectif existentiel paré d'universalisme, on bascule dans une pauvreté irrémédiable, celle de l'esprit. Ce que cette pauvreté a d'irrémédiable, c'est qu'elle entraîne la mort de l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se66hPGytdI/AAAAAAAABo0/91CYKpHbYec/s1600-h/consommation-de-petrole.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327400489379345874" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 299px; CURSOR: hand; HEIGHT: 195px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se66hPGytdI/AAAAAAAABo0/91CYKpHbYec/s400/consommation-de-petrole.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tous les signaux sont dans le rouge et pas seulement chez Greenpeace! Du protocole de Kyoto jusqu'au très actuel Durban II, la richesse des uns est la pauvreté des autres et inversement… Dans un monde pré industriel de moins de deux milliards d'individus, la vaste jungle (fut-elle déjà partiellement bétonnée) dictait une loi masculine et patriarcale dont s'accommodaient les lutteurs, les tueurs et les malins. A l'orée du septième milliard d'individus dans un monde hyper industrialisé, chaque jour davantage dérégulé pour davantage de profit dont on regrette qu'il ne tuât pas davantage que le ridicule dont il procède, la nature se rebelle et menace l'espèce. Forée, excavée, pompée au-delà du supportable avant de recracher ses excréments dans son propre système respiratoire, la nature dont l'homme est issu menace d'anéantir aussi bien les lutteurs, les tueurs et les malins, que les saints boutiquiers du social business. C'est là où l'on se pince en se demandant si l'on n'a pas raté un épisode de cette série gore qu'incarne magistralement l'humanité.&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se66LVejjMI/AAAAAAAABos/qdVp3KRa1go/s1600-h/Yunus.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327400113132506306" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 101px; CURSOR: hand; HEIGHT: 116px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se66LVejjMI/AAAAAAAABos/qdVp3KRa1go/s400/Yunus.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quel est le projet de Yunus? Réformer le capitalisme, aller &lt;em&gt;Vers un nouveau capitalisme&lt;/em&gt; ainsi que le programme son livre éponyme paru en 2007 (Jean-Claude Lattès, 280 pages) et encensé par les grands médias traditionnels: "Son modèle, efficace et rentable, a été copié partout dans le monde, jusque dans les pays développés où les banques commerciales classiques rechignent à servir les plus démunis, malgré les pressions des pouvoirs publics et de l'opinion." nous dit &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; du 14 avril 2006 ou encore, dans &lt;em&gt;La république des Lettres&lt;/em&gt; du 23 avril 2007: "Depuis la fondation de la Grameen Bank, il a lancé de nombreux autres projets en matière d'économie solidaire et de développement social, tels que entre autres des assurances maladies, des prêts aux étudiants et aux mendiants, la location de téléphones portables dans les villages (les "Grameen telephone ladies") ou encore, en association avec le groupe Danone, la distribution à grande échelle de produits laitiers auprès des populations mal nourries (les "Grameen Danone Food")." C'est dans ce généreux esprit qu'Antoine Reboux et Zinedine Zidane vont en tournée de promo du capitalisme pauvre au Bengladesh. Le Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) fait une toute autre lecture qui paraît pleine de bon sens, notamment en se demandant d'une part ce que Yunus fait de l'État et d'une autre quelle peut être la crédibilité d'un spécialiste ne proposant qu'un accès massif au patronat pour toute alternative au prolétariat. Il va encore plus loin en proposant la création d'une bourse sociale, d'un &lt;em&gt;Social wall street journal&lt;/em&gt;, etc. C'est à dire, en fait, l'application généralisée du système des subprimes et des faillites boursières à toute la planète. &lt;em&gt;Lève-toi, entreprends et consomme!&lt;/em&gt;, scande le Christ de Wall street. Tant que le système sera basé sur l'économie, nous serons condamnés à une relance incessante impliquant une surconsommation catastrophique. Si générosité il y a, ici, elle relève du terrorisme planétaire. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se65QiavEXI/AAAAAAAABog/3IhvSKcchBQ/s1600-h/The+11th+hour.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327399102993863026" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 160px; CURSOR: hand; HEIGHT: 185px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se65QiavEXI/AAAAAAAABog/3IhvSKcchBQ/s400/The+11th+hour.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Selon la fondation David Suzuki, &lt;em&gt;nous dépensons 35 trillions de dollars pour remplacer ce que la nature fait gratuitement pour nous, alors que toutes les économies réunies ne peuvent générer que 18 trillions de dollars.&lt;/em&gt; Dans le même ordre d'idée, James Woolsey, directeur de la CIA de 93 à 95, assure que &lt;em&gt;les États-Unis empruntent 800 milliards de dollars chaque année pour financer leurs excès de consommation par rapport à ce qu'ils produisent. Un tiers de cette somme, environ 250 milliards de dollars par an, va à l'importation de pétrole, soit près d'1 milliard de dollars par jour pour financer ces importations&lt;/em&gt;. On comprend mieux, s'il le fallait, la guerre en Irak! D'ici le milieu du siècle, l'ONU estime à 150 millions, le nombre de réfugiés environnementaux en rapport avec diverses catastrophes climatiques. Et il suffit de considérer une élévation du niveau des océans de dix mètres pour devoir déplacer 65 millions de Bangladais, 150 millions de Chinois, 12 millions de Hollandais, etc., en sachant que l'arctique aura fondu d'ici quelques décennies. Stephen Schneider de la Standford University résume imparablement la situation: "Nous sommes trop nombreux à utiliser trop de ressources trop vite.". Et l'on pourrait poursuivre cette énumération du désastre humain en égrenant les interventions des scientifiques dans &lt;em&gt;The 11th hour&lt;/em&gt;, le film produit et commenté par Leonardo di Caprio, réalisé par Leila Conners Peterson et Nadia Peterson. Kenny Aubusel, fondateur de &lt;em&gt;Bioneers&lt;/em&gt; suffira pour conclure - sans même parler des océans ou des forêts - en assénant simplement et calmement que nous ne sommes plus que des consommateurs soumis au dieu économie et coupés de la nature qui survivra à nos déprédations – pas nous.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se641PkeXtI/AAAAAAAABoY/83xMQs5P_10/s1600-h/dollars.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5327398634077970130" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 130px; CURSOR: hand; HEIGHT: 130px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se641PkeXtI/AAAAAAAABoY/83xMQs5P_10/s400/dollars.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est extrêmement choquant que de G20 en "banquier des pauvres", la notion même de capitalisme ne soit pas remise en cause. Non seulement la perpétuation du pire est programmée mais elle est donc aussi étendue à toute âme qui vive ou survive. Satisfaire aux besoins élémentaires de chacun, quels que soient la culture et les convictions de celui-ci, est sans aucun doute possible l'un des rares universalismes défendables en terme de droits de l'homme. Il est cependant tout à fait irresponsable de continuer de produire pour produire, les biens accumulés et excédentaires que possèdent 10% de la planète seraient suffisants à sortir les 90% de pauvres du seuil de dignité sous lequel le capitalisme les a conduits. La faillite du politique a créé Muhammad Yunus et son populisme que l'on peut imaginer de bonne foi mais qui ne consiste qu'à faire grimper de pauvres gens sur une échelle dont ils devront sauter dans la fournaise… "[…] Il serait fatal pour le monde entier que le modèle industriel européen et américain se répande massivement en Asie sans que l'Occident, qui est encore en avance sur l'Asie, ait inventé de nouveaux modèles de croissance et de développement. Et cela signifie que faute d'une action collective, c'est à dire publique, à moyen et à long terme, permettant l'invention de ce nouveau modèle et l'installation de sa nouvelle dynamique, l'avenir est non seulement bouché, mais apocalyptique […]." conclut Bernard Stiegler dans &lt;em&gt;La télécratie contre la démocratie&lt;/em&gt;. Nous n'avons pas d'autre issue qu'une maîtrise drastique de la consommation. Dans ce règne de l'&lt;em&gt;avoir&lt;/em&gt;, il est plus que temps de réapprendre à &lt;em&gt;être&lt;/em&gt; même après la fermeture des hypermarchés. Les solutions à la pauvreté ne sont pas financières, moins encore boursières, elles sont politiques. Il faut revenir à Jean Ziegler qui précise que l'effort ne peut être demandé aux pays émergeants. C'est aux pays riches d'assurer une redistribution des richesses plutôt que d'enseigner le consumérisme qui est en train de nous tuer. Et il n'est plus l'heure de se demander si c'est juste ou pas, utopique ou non, il en va littéralement de la survie de l'humanité. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est certes bien difficile d'être sans avoir le minimum mais efforçons nous de sortir de la facilité d'avoir sans être. Nous avons des comptes à rendre aux générations futures, pour l'instant ils sont truqués par l'illusion d'un consumérisme capitaliste indéfiniment renaissant de ses cendres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#000000;"&gt;&lt;a href="http://www.cadtm.org/spip.php?article4228"&gt;http://www.cadtm.org/spip.php?article4228&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/04/o-sont-les-cerv.html"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#000000;"&gt;http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/04/o-sont-les-cerv.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://colblog.blog.lemonde.fr/2009/04/04/labus-du-desir-dargent-ou-les-drogues-du-neoliberalisme/"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#000000;"&gt;http://colblog.blog.lemonde.fr/2009/04/04/labus-du-desir-dargent-ou-les-drogues-du-neoliberalisme/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-7629738817649581393?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/7629738817649581393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/la-grande-illusion.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7629738817649581393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7629738817649581393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/la-grande-illusion.html' title='La grande illusion'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se67sKaRPCI/AAAAAAAABpE/t8aDD_EwoDg/s72-c/poulet_conso.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-4356524117268503542</id><published>2009-04-21T11:00:00.010+08:00</published><updated>2009-04-21T11:11:48.335+08:00</updated><title type='text'>A l'Est rien de nouveau</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se04wsMa_FI/AAAAAAAABnU/MrpsyXIrOH8/s1600-h/3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326976343397301330" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 268px; CURSOR: hand; HEIGHT: 123px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se04wsMa_FI/AAAAAAAABnU/MrpsyXIrOH8/s400/3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A l'est du reste du monde, pour essayer de comprendre on cherche des idées, des livres, plus ou moins philosophiques, des essais romancés ou des romans qui s'essaient à l'analyse, pro ou &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;anti&lt;/span&gt;, parfois neutre, des images de tous les âges qui raconteraient l'histoire du mirage sans se limiter aux récits du carnage, sans non plus s'abstraire dans les hautes sphères de la pensée qui semble tant craindre la réalité. C'est un travail, un hobby, une passion, des études ou toute autre forme de nécessité humaine qui repose sur le &lt;em&gt;vivre avec&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;vivre ensemble&lt;/em&gt;, précisément là où les lignes de résistance sont les plus tortueuses, coupantes, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;déstabilisantes&lt;/span&gt;. Une zone d'échange et de compréhension n'apparaît que pour mieux être contredite par son ombre portée, le langage s'effaçant derrière le signe, lui-même zélateur du symbole qui rappelle le langage pour signifier l'intraduisible de son mystère - carrousel d'impressions et de ressentis qui suggère autant de confirmations contradictoires qu'il en faut pour admettre que la certitude n'est pas de mise. &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se04prMlh1I/AAAAAAAABnM/Hk65qN4lIbI/s1600-h/Maontonioni.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326976222870472530" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 110px; CURSOR: hand; HEIGHT: 147px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se04prMlh1I/AAAAAAAABnM/Hk65qN4lIbI/s400/Maontonioni.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au royaume des aveugles, le documentaire est roi. Il erre ce document à raison de vingt-six images par seconde sans que l'on sache si un autre sens plus pertinent, peut-être dévoyant les premiers perçus, n'est pas juste là, à la limite extérieure du cadre, ricanant de tant d'entêtement à saisir ce qui refuse de l'être. C'est ainsi que trente-sept ans plus tard, le film &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;d'Antonioni&lt;/span&gt; ne révèle toujours rien. De la place Tian an men aux rues de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Shanghai&lt;/span&gt; en passant par une césarienne, on aura noté par comparaison le formidable essor économique, la réussite technologique, la fin de l'uniforme généralisé et l'émergence d'une société plus civile, c'est à dire rien qui nous renseigne sur ce que signifie &lt;em&gt;être&lt;/em&gt;, être ici, hier et/ou aujourd'hui. Peut-être n'est-ce pas là ce qu'il nous faut chercher. Peut-être doit on se contenter d'un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;surfaçage&lt;/span&gt; historique sélectionnant des visages – car bien sûr, il y a montage, il y a écriture…-, un sourire, une réprobation, une indifférence, alternés ou pas, vaine tentative de ne pas dire tout en disant. Il n'y aura guère que &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Jiang&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Qing&lt;/span&gt; pour décréter que le film est une trahison, un mauvais procès fait à la Nation. Au moins &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;doit-on&lt;/span&gt; créditer &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Antonioni&lt;/span&gt; d'un honnête aveu d'impuissance puisqu'il conclut par le proverbe &lt;em&gt;Tu peux dessiner le visage d'un homme mais pas son cœur&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se04flzWFUI/AAAAAAAABnE/yc7nxJcTTjI/s1600-h/Rails.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326976049623733570" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 72px; CURSOR: hand; HEIGHT: 101px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se04flzWFUI/AAAAAAAABnE/yc7nxJcTTjI/s400/Rails.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Trente ans après &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;Antonioni&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;Wang&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;Bing&lt;/span&gt; livre neuf heures de documentaire exposant la fin de l'économie planifiée. &lt;em&gt;A l'ouest des rails&lt;/em&gt; prend le rythme de l'agonie pour filmer le démantèlement de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Tie&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Xie&lt;/span&gt;, gigantesque complexe industriel de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Shenyang&lt;/span&gt;, au nord du pays. Les derniers hommes errent tels des fantômes dans une immensité désormais vidée de sens. Ils vaquent, se lavent, jouent aux cartes et, à la différence des figurants malgré eux &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;d'Antonioni&lt;/span&gt;, parlent, espèrent, désespèrent, tentent maladroitement d'aimer, de vivre et survivre. On ne sait toujours pas qui ils sont. Au contraire, le mystère épaissit. Comment justifier tant d'absurdité? Une débâcle sans révolte, un naufrage en se brossant les dents… Que disent ces images? Que l'autre est celui qui vit tandis que nous ne sommes que celui qui regarde et que son agonie ne donne pas plus de sens à nos vies qu'à la sienne. Nous aurons vu son temps, observé, ausculté son drame sans comprendre comment il est parvenu à vivre ça, sans savoir ce que c'est &lt;em&gt;vivre ça&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se04VO5oWEI/AAAAAAAABm8/CgengnesIPU/s1600-h/24+city.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5326975871677388866" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 108px; CURSOR: hand; HEIGHT: 144px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se04VO5oWEI/AAAAAAAABm8/CgengnesIPU/s400/24+city.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sur encore un autre plan, puisque mêlant documentaire et fiction, mise à plat et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;théâtralisation&lt;/span&gt;, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Jia&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Zhangke&lt;/span&gt; revient à la tristesse et l'hébétude des fins de règne. Du barrage des trois gorges au séisme de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;Chengdu&lt;/span&gt;, il filme une souffrance sans fin, sans fond, terrifiante et ordinaire - tristesse et nuage de poussière pour sécher les larmes d'un temps révolu, d'un temps sombre mais connu, qui s'efface devant l'inconnu. &lt;em&gt;24 &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;city&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; ou la naissance d'une nation moderne, impitoyable par nécessité &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;auto-proclamée&lt;/span&gt;, montre l'artificiel humain de vies d'actrices en parallèle au réel inhumain d'ouvriers écartés, éliminés – ces deux mondes se croisent sans se voir, ne partageant plus que le rêve sécurisé d'un appartement dans le complexe 24 &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;city&lt;/span&gt; qui va jaillir en lieu et place de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_23"&gt;l'usine-mère&lt;/span&gt;/matrice. Superbes images de solitudes dévastées sous un ciel qui fut bleu… C'est probablement là que naît le grand malentendu, dans la juxtaposition de termes incompatibles que tendent les images: une solitude dévastée ne peut pas être superbe, c'est l'image qui l'est. Pourtant, l'association naturelle achève le massacre de la réalité qui n'a rien de superbe, rien même de remarquable, et est donc très précisément tout ce que l'image ne peut pas montrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Circonstanciel, historique, temporel, conjoncturel… Quoi d'autre encore? Rien et c'est ce rien que ces trois films ont réussi à dire.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-4356524117268503542?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/4356524117268503542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/lest-rien-de-nouveau.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4356524117268503542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4356524117268503542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/lest-rien-de-nouveau.html' title='A l&apos;Est rien de nouveau'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Se04wsMa_FI/AAAAAAAABnU/MrpsyXIrOH8/s72-c/3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-1949254860357041209</id><published>2009-04-17T01:04:00.012+08:00</published><updated>2009-04-17T09:47:14.221+08:00</updated><title type='text'>Esprit, ouvre-toi!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sedm8QyMrCI/AAAAAAAABmE/_Ndl2sDsWpg/s1600-h/Occident+-+Orient.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5325338269872598050" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 76px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sedm8QyMrCI/AAAAAAAABmE/_Ndl2sDsWpg/s400/Occident+-+Orient.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; C'est une directive nationale, universitaire, l'esprit des profs comme celui des étudiants doit être ouvert… Là, maintenant! Mais, c'est quoi un esprit ouvert? Comment prétendre qu'une espèce de césarienne cérébrale va accoucher d'un nouvel état, hors gestation, quasi-génération spontanée, opérationnelle et parée à affronter les intempéries d'un monde si redoutablement pluriel? Déclarer sa flamme, être éconduit: cauchemar narcissique! Alors, pas fermé à quoi? Ouvert à quoi? Eh bien, sans forcer sur l'arrogance, on peut parier sur &lt;em&gt;l'autre&lt;/em&gt;, cet autre qui sommeille en nous, anesthésié par les artificielles spécificités culturelles… L'enjeu est donc l'altérité, comme dans un méchant sujet du bac.&lt;br /&gt;En séminaire pour deux jours dès demain, puis invité lundi par le président de l'université sur le même sujet, il va falloir dire deux ou trois choses qui demandent autant de clarté que d'éclaircissement… Périlleux, non pas pour de quelconques motifs de censure, bien au contraire les intervenants sont conviés à s'exprimer librement, mais tout simplement parce que l'exercice paraît relever du paradoxe. Éléments de contradiction…&lt;br /&gt;Alchimie complexe, de Confucius en Parti communiste chinois, de réformes en conservatisme, d'autoritarisme sourcilleux en capitalisme sauvage, la société harmonieuse redoute par-dessus tout le conflit, la dissension, la tête qui dépasse, l'oreille qui pointe. L'État-Parti édicte la très officielle pensée unique, garante de l'unité nationale, ultime rempart aux invasions barbares… Soit – certes pas un &lt;em&gt;soit&lt;/em&gt; en forme d'accord mais en tant que fait accompli. Exprimer une divergence, quand bien même poliment, raisonnablement argumentée, est déjà au-delà de la bienséance, un embryon de terrorisme: s'opposer est un vertige, déclarer son insoumission au diktat des aînés / supérieurs s'apparente à une forme d'attentat suicide. Il serait aussi ridicule que vain, pour un étranger, de contester le bien fondé du schéma. Le système actuel fonctionne peu ou prou sur cette base, si chercher à le faire évoluer est louable, on ne peut imaginer plus contre-productif que de tenter de le détruire ou de lui substituer une quelconque autre forme de fonctionnement. Pour plus de clarté encore, notamment à destination des néophytes ou béotiens de l'enseignement très particulier du français en Chine (langage, culture, arts, utopies et démocratie appliqués à la mémoire des gaulois et autres Occidentaux morts au comptoir de leur psy!), quelques situations pédagogiques supposées révéler l'impossible (sauf exception) de la mission…&lt;br /&gt;Laboratoire de langues:&lt;br /&gt;"Tout le monde a compris?" Silence radio (sont-ils encore là?)… "Allô, la terre!?"&lt;br /&gt;Des regards se croisent…&lt;br /&gt;"Oui, vous! Que pensez-vous de…"&lt;br /&gt;"Nous, les Chinois, nous pensons que…" Etc.&lt;br /&gt;"Euh, oui, très bien et pourquoi pas! Mais vous, en tant que personne… Votre opinion sur le sujet?"&lt;br /&gt;"Ben, pareil!"&lt;br /&gt;Autre situation, moins caricaturale, le WaiJiao (prof étranger) n'intervenant pas directement… Un exposé, disons une présentation… Un étudiant lit son papier ou le récite par cœur si vous lui interdisez de lire. Le reste de la classe dort, envoie ou reçoit discrètement des textos, révise très à l'aise un prochain cours, d'anglais, d'économie, de coréen, mais n'est en aucun cas concerné par l'exposition / présentation du sujet de l'autre: &lt;em&gt;none of my business&lt;/em&gt;… Puisque je ne peux qu'être d'accord! De la même façon que le communisme chinois s'affiche capitaliste, l'individu de la société harmonieuse ignore son voisin tant qu'il ne lui est pas utile. C'est très officiellement pragmatique…&lt;br /&gt;En Master, l'an dernier, il nous aura fallu quelques cours pour nous mettre d'accord sur la notion d'esprit critique… Quand nous y sommes parvenus, le premier semestre était terminé. &lt;em&gt;L'autre&lt;/em&gt; avait au moins obtenu droit de cité… L'intrus version Jean-Luc Nancy pouvait s'inviter dans le cours et, pour quelques-uns, renvoyer le fantôme de l'envahisseur… Dans le meilleur des cas, la greffe est temporaire, le temps du passage de l'étrange étranger… Pendant ce temps, Souleymane le magnifique, dans le Cantet socio-pédagogique, incapable de la moindre discipline, auto ou alter, se retrouve à la rue, exclu d'un système dont il est toujours resté à la porte…&lt;br /&gt;Ce matin, après la fin de projection d'"Entre les murs", un étudiant de 2ème année interrogé via le casque / micro à propos des jeunes diables en situation d'échec…&lt;br /&gt;"Je viens du Hunan, c'est déjà très différent de Shanghai. Là-bas, Confucius nous enseigne le respect total en cinq points dont le dernier concerne le professeur. Impossible de se comporter comme les élèves du film le font…"&lt;br /&gt;"Selon toi, quel système est le plus performant?"&lt;br /&gt;"A n'en pas douter, un juste milieu serait souhaitable…"&lt;br /&gt;Déjà bien, non? 2ème année! Du top gamin ou je ne m'y connais pas! Oui, mais comment je fais pour qu'ils lèvent la main, qu'ils prennent leurs responsabilités, qu'ils assument de se tromper, qu'ils questionnent leurs erreurs et les miennes sans la moindre angoisse de perte de face? Quant à s'intéresser à l'autre, écouter et évaluer, éventuellement s'opposer, tenter de s'accaparer la vérité de l'instant…&lt;br /&gt;Écolier des Lumières, je ne sais pas avancer sans débat, sans contradiction, à l'abri du péril intellectuel d'être contredit avec pertinence – ou sans! Descendant de Socrate, j'ai besoin de comprendre n'importe quelle situation après son passage au crible; enfant de Nietzsche qui m'a tant soulagé en annonçant la mort de Dieu, si je ne m'exprime pas, je meurs comme une plante ignorante de la photosynthèse. C'est de mes contradictions et de celles que le monde m'offre que je tire la substantifique moelle de ce qui constitue ma pensée – personne ne me dira jamais ce que je &lt;em&gt;dois&lt;/em&gt; penser! Le monde et les individualités qui le composent, en revanche, m'aident à devenir qui je suis… C'est précisément l'anti-socratisme de Nietzsche qui me nourrit et me complète bien au-delà du système de l'un ou de l'autre! Je peux faiblir et l'ignorer, me réfugier dans le ventre mou qui vote en fonction des sondages, mais je ne peux pas taire ce qui me constitue – ou alors par calcul, par stratégie du libre-arbitre. Bref, &lt;em&gt;cogito ergo sum&lt;/em&gt;! Et ça ne plaît pas toujours, pour ne pas dire jamais, à mes parents, mes profs, l'institution… C'est pourtant ainsi que je nais au monde. N'en déplaise à l'harmonie de surface, imposée…&lt;br /&gt;"Alors, comment je fais, Monsieur le Président, pour ouvrir l'esprit de vos étudiants, pour les initier à la controverse, à une libre réflexion, hors laquelle ils ne peuvent poursuivre leur chemin qu'en reclus dans le silence bruyant et récitatif qui leur est prescrit depuis le CP, en dehors de tout élan individuel et donc de créativité personnelle? Comment fait-on, vous et moi, pour combler ce manque tragique pour le pays…?" &lt;em&gt;Just let me know, I'm still on location&lt;/em&gt;, comme dirait Juliette Binoche.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-1949254860357041209?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/1949254860357041209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/esprit-ouvre-toi.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1949254860357041209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1949254860357041209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/esprit-ouvre-toi.html' title='Esprit, ouvre-toi!'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sedm8QyMrCI/AAAAAAAABmE/_Ndl2sDsWpg/s72-c/Occident+-+Orient.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-1966417446993883904</id><published>2009-04-14T23:41:00.012+08:00</published><updated>2009-04-15T00:23:02.192+08:00</updated><title type='text'>Ce que l'homme veut...</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeSx7nd4d_I/AAAAAAAABl0/JFnm4827GiM/s1600-h/Sauver+la+planÃ¨te+book2+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324576297223485426" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 206px; CURSOR: hand; HEIGHT: 280px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeSx7nd4d_I/AAAAAAAABl0/JFnm4827GiM/s400/Sauver+la+plan%C3%A8te+book2+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5DOK.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Hervé Kempf, journaliste au Monde, fondateur du site Reporterre, est un expert en écologie qui ne se contente pas d'annoncer la fin du monde. Sa dernière publication, &lt;em&gt;Pour sauver la planète, sortez du capitalisme&lt;/em&gt;, propose des solutions assez radicales et néanmoins tout à fait applicables. Pour ce faire, il attaque le mal à la racine en distinguant le libéralisme du capitalisme:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Le libéralisme vise à émanciper les personnes des déterminations transcendantes et des sujétions définies par un statut acquis à la naissance. Il définit un mode d'organisation des pouvoirs dans la cité, découlant du principe selon lequel chaque citoyen dispose d'un droit légal. Celui-ci se traduit par la liberté d'expression et par la procédure de la démocratie représentative.&lt;br /&gt;Quant au capitalisme, il désigne un processus historique qui se déploie depuis deux à trois siècles. Il arrive présentement à un état de suprématie sur les autres cultures où il manifeste ses plus extrêmes conséquences. Mais qu'est-il? […] On en trouve rarement une définition claire. Celle d'Al Capone, rapportée par Alternatives économiques, est sans doute la plus exacte: "Le capitalisme est le racket légitime organisé par la classe dominante." Mais la franchise d'expression de ce spécialiste pourrait nuire à la sérénité du débat, et je lui préfère une définition plus technique: le capitalisme est un état social dans lequel les individus sont censés n'être motivés que par la recherche du profit et consentent à laisser régler par le mécanisme du marché toutes les a&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeSxEpzxpoI/AAAAAAAABlk/pGwVu_783Jo/s1600-h/cata1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324575352959379074" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 303px; CURSOR: hand; HEIGHT: 217px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeSxEpzxpoI/AAAAAAAABlk/pGwVu_783Jo/s400/cata1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ctivités qui les mettent en relation."&lt;/em&gt; (p.69)&lt;br /&gt;C'est sur la base de ce distinguo que l'auteur établit sa chronique d'une extinction annoncée: poursuivre sur la voie de la globalisation du capitalisme et sa logique du consommer / consumer plus équivaut à l'annonce d'une prochaine disparition des espèces, la sixième du genre, la précédente qui emporta les dinosaures ayant eu lieu il y a 65 M d'années. Dans une vidéo (lien en fin de texte), il soumet aussi un chiffre à notre réflexion: il y a vingt ou trente ans, le salaire d'un patron américain était environ 20 fois supérieur à celui de ses employés; aujourd'hui, le ratio peut atteindre 150 à 200 fois plus! Ce grand écart entre hyper-riches et pauvres crée le déséquilibre paradoxal d'une super consommation accompagnée de pénuries. Pour les apôtres d'une technologie deus ex machina remédiant à nos exactions, précisons qu'Hervé Kempf a aussi été journaliste à &lt;em&gt;Science &amp;amp; vie&lt;/em&gt; et qu'il ne croit pas plus aux capteurs de CO² qu'à un recours massif aux diverses alternatives écologiques. Son credo fait appel à la conscience, à une redéfinition de nos priorités.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Nous voulons vivre dans une société qui suive d'autres règles que le capitalisme: qui veuille le bien commun plutôt que le profit, la coopération plutôt que la compétition, l'écologie plutôt que l'économie.&lt;br /&gt;Dans une société qui pose la prévention de l'effondrement de la biosphère comme but de la politique humaine dans le demi-siècle à venir; qui affirme que la réalisation de cet objectif suppose la baisse de la consommation matérielle; qui conclut que cela ne peut être atteint que par la justice sociale.&lt;br /&gt;Alors, comment fait-on? On pense autrement. On admet que ce que je crois être moi est largement une construction psychique conditionnée par mon héritage culturel et monétaire, que ma liberté est largement une résultante des interactions sociales, que ce que je pense est largement le résultat de ce que j'accepte d'entendre. On inverse le schéma si efficacement implanté depuis trente ans; en réalité, aujourd'hui, l'individualisme enferme, la solidarité libère."&lt;/em&gt; (p.&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeSw5C-5NhI/AAAAAAAABlc/w6M4vc7OdVE/s1600-h/cata2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324575153558468114" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 80px; CURSOR: hand; HEIGHT: 120px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeSw5C-5NhI/AAAAAAAABlc/w6M4vc7OdVE/s400/cata2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;115)&lt;br /&gt;Autant dire que l'on est mal parti! Hervé Kempf préconise un certain nombre de solutions de rechange que l'on connaît déjà mais non plus sur un mode marginal, au contraire en temps que système. Des Sociétés coopérative ouvrière de production (scop) nous écartant du capitalisme au système &lt;em&gt;Linux&lt;/em&gt;, l'auteur nous renvoie à nous-mêmes, dans nos réflexes consuméristes comme dans nos fantasmes les plus variés. Pas le temps de conscientiser la catastrophe finale, la pub nous tient puisque nous créons la pub. Si le bonheur est toujours pour demain, l'ultime holocauste est donc pour après-demain! Pourtant, citant Patrick Viveret, il veut croire en un avenir possible:&lt;em&gt; "Le risque écologique est pour l'humanité l'opportunité de se reconnaître, face aux logiques identitaires, une communauté de destin."&lt;/em&gt; (p.116) Oui, bien sûr… Comment ne pas souscrire? Et comment y croire? Notre supériorité dans la chaîne alimentaire nous a peu à peu conduit à ne plus nous considérer comme partie intégrante de la nature, à nous percevoir au contraire comme ses maîtres incontestés, incontestables. Une planète aussi corvéable que les hommes réduits à l'esclavage par les tenants du capitalisme auxquels Hervé Kempf consacre un court chapitre assez tristement jubilatoire, passant en revue la pensée creuse de l'oligarchie régnante, d'Attali à Allègre, en passant par Ferry, lors de conférences / débats organisés par divers fonds d'investissement. &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeSwZbdytvI/AAAAAAAABlU/BWek3EY1nZY/s1600-h/cata3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324574610374702834" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 289px; CURSOR: hand; HEIGHT: 159px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeSwZbdytvI/AAAAAAAABlU/BWek3EY1nZY/s400/cata3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Kempf écrit serré, sans pathos ni vitupération, menant son essai sans concession vers une conclusion ouverte qui ne laisse pourtant aucune place à l'atermoiement: &lt;em&gt;"Si l'on ne parvient pas à imposer des logiques coopératives au sein des sociétés, l'évolution autoritaire du capitalisme le poussera à l'agressivité sur le plan international. […] Pouvons-nous éviter que les gouvernements capitalistes imposent une réponse autoritaire en tentant une "relance" aussi dommageable écologiquement qu'inutile? Je ne sais pas. Face aux sombres perspectives, l'heure des hommes et des femmes de cœur, capables de faire luire les lumières de l'avenir, a sonné." &lt;/em&gt;(p.134)&lt;br /&gt;Il va nous falloir beaucoup d'énergie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hervé Kempf, &lt;em&gt;Pour sauver la planète, sortez du capitalisme&lt;/em&gt;, Seuil 2009, 14€&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://video.google.com/videoplay?docid=5830897980457146059"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#000000;"&gt;http://video.google.com/videoplay?docid=5830897980457146059&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;www.reporterre.com&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-1966417446993883904?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/1966417446993883904/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/herve-kempf-journaliste-au-monde.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1966417446993883904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1966417446993883904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/herve-kempf-journaliste-au-monde.html' title='Ce que l&apos;homme veut...'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeSx7nd4d_I/AAAAAAAABl0/JFnm4827GiM/s72-c/Sauver+la+plan%C3%A8te+book2+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5DOK.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-2852283835409614114</id><published>2009-04-14T12:21:00.008+08:00</published><updated>2009-04-14T14:48:51.038+08:00</updated><title type='text'>Du mauvais esprit des lois</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeQP5P7lLbI/AAAAAAAABlM/MUbjjCWL3V4/s1600-h/Tati2ok+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5324398135662161330" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 286px; CURSOR: hand; HEIGHT: 364px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeQP5P7lLbI/AAAAAAAABlM/MUbjjCWL3V4/s400/Tati2ok+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai arrêté de fumer depuis neuf mois et je me demande si je ne suis pas en train de faire une grossesse nerveuse rêvant d'accoucher d'une loi pro-tabac! Ce qui motive ce court billet sur l'esprit des lois, c'est le dernier post de Pierre Assouline relatant une aberration de plus au pays de la Liberté. Dans le cadre d'une exposition à la Cinémathèque consacrée à Tati, l'affichage réservé aux métros et bus lui a retiré sa pipe! Mr Hulot sans sa pipe! Il y a quelques années déjà, la clope de Lucky Luke était partie en fumée pour être remplacée par une brindille. Personnage en évolution essentiellement dévolu à la jeunesse, on pouvait comprendre. Pour ce qui est de Tati, l'affaire est tout autre! Elle se rapproche du timbre Malraux lui aussi privé de son mégot. Hommes de culture, hommes de lettres et d'arts, Tati autant que Malraux sont l'histoire, celle qui s'écrit avec un grand H pour le premier et une minuscule pour le second mais toutes deux relevant de la culture de la Liberté. Nous sommes donc, aussi futilement que ce soit, en train de réécrire l'histoire culturelle de la France en la privant de la liberté d'avoir été ce qu'elle était pour satisfaire à un principe de précaution au regard de la loi Evin. Quand le ridicule atteint la stratosphère, la contradiction perce la couche d'ozone! Tout à fait par hasard, j'ai vu hier une émission TV d'octobre 2008, &lt;em&gt;Ce soir ou jamais&lt;/em&gt;, consacrée aux lois mémorielles, soit l'histoire officielle de la France selon l'Assemblée nationale, désormais interdite de contestation ou de relativisation. Pierre Nora, historien et membre de l'Académie française, en lutte contre ces lois mémorielles et grand défenseur de la liberté de l'Histoire, était opposé à Christiane Tobira, à l'origine du texte de loi qualifiant la traite négrière de crime contre l'humanité. Bien entendu, Pierre Nora ne s'oppose en rien à la reconnaissance de l'atrocité de la traite négrière. Alors de quoi s'agissait-il exactement? Ni plus ni moins de liberté d'expression. Spécialité française qui peut parler de &lt;em&gt;colonisation positive&lt;/em&gt; (sic) ou encore mettre quarante ans à transformer la terminologie &lt;em&gt;événements d'Algérie&lt;/em&gt; en &lt;em&gt;guerre d'indépendance&lt;/em&gt; mais interdit et condamne (loi Gayssot) le révisionnisme patenté d'un Faurisson. C'est là où intervient le concept de liberté au sens le plus large. On se souvient du soutien de principe de Noam Chomsky (Juif dont la famille a été déportée et exterminée dans les chambres à gaz par les nazis) à ce même Faurisson et de la brouille tenace qui s'ensuivit et tient encore l'intellectuel américain à distance du pré carré des intellos français. Le leitmotiv de Chomsky s'en tient à Voltaire: "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je mourrais pour que vous puissiez le dire!" La pathologie du négationnisme de Faurisson est avérée, la Shoah est un fait historique incontestable pour tout individu sain d'esprit – à quoi bon prononcer des condamnations? A quoi bon interdire et légiférer, encore et encore? Il est question selon Pierre Nora d'étendre la notion moderne de crime contre l'humanité aux guerres vendéennes, à la Saint-Barthélemy, et pourquoi pas aux Croisades, et donc selon ces projets de lois, de se retrouver en position de délinquant au moment de discuter de ces faits historiques, de revisiter leur interprétation. La notion d'État de droit prend ici des allures inquiétantes! Il est bien davantage question de &lt;em&gt;la fabrique du consentement&lt;/em&gt;, autre mise à jour lumineuse de nos démocraties par le même Chomsky. A n'en pas douter, la cohérence du législateur va condamner les auteurs de la promotion de l'expo Tati et les responsables de la RATP pour révisionnisme culturel! A moins bien sûr que ces mêmes promoteurs culturels n'aient le droit de dire qu'Hiroshima n'était qu'un pétard à mèche lancé d'un deltaplane… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/04/13/tati-nom-dune-pipe/"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#000000;"&gt;http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/04/13/tati-nom-dune-pipe/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-2852283835409614114?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/2852283835409614114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/du-mauvais-esprit-des-lois.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2852283835409614114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2852283835409614114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/du-mauvais-esprit-des-lois.html' title='Du mauvais esprit des lois'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeQP5P7lLbI/AAAAAAAABlM/MUbjjCWL3V4/s72-c/Tati2ok+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-5315070427485938754</id><published>2009-04-12T16:25:00.005+08:00</published><updated>2009-04-12T18:50:52.845+08:00</updated><title type='text'>Le casse de l'épargne</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeGlt5YG1CI/AAAAAAAABk8/GbpuT7lByP4/s1600-h/Carte+d"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5323718442443265058" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 241px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeGlt5YG1CI/AAAAAAAABk8/GbpuT7lByP4/s400/Carte+d%27achat2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Silouane, dans son blog &lt;em&gt;entre les livres&lt;/em&gt;, questionne le sens de l'épargne chinois. En admettant que le grand chantier de l'accès aux soins pour tous arrive à terme un jour, les Chinois injecteraient-ils leurs économies dans la société de consommation dont rêvent les Occidentaux? Il est ici question des Occidentaux qui perçoivent le marché chinois comme un eldorado, potentiel et à terme pour les plus prudents, ici et maintenant pour ceux qui vont repartir très vite. Effectivement, la santé est une préoccupation primordiale qui tourne à la psychose quand elle n'est plus assurée par une réserve substantielle en cas de coup dur. Sachant que toutes sortes de tarifs sont en vigueur pour une même consultation ou maladie ou intervention, le critère étant celui de l'attention que le médecin / chirurgien vous accordera en fonction de ce que vous pouvez payer, on comprend qu'un matelas de liquidité soit la seule garantie fiable. Silouane évoque aussi l'éducation, autre poste important du budget familial. Non seulement l'éducation est payante mais il faut aussi compter sur un bon guanxi (réseau / relation) très onéreux si l'on souhaite une 'bonne' école, lycée, fac, etc. Bien entendu, le stage à l'étranger, court ou long, est une autre dépense somptuaire – d'autant plus si l'étudiant vise une grande école de type HEC qui facture ses services à 150% du tarif normal pour les étudiants étrangers. Enfin, l'habitat et la quasi-obligation pour les parents d'acheter l'appartement pour l'enfant, celui-ci en retour prenant les parents chez lui quand sonne l'heure de la dépendance - ou plus tôt encore, pour s'occuper de la progéniture pendant que papa et maman travaillent.&lt;br /&gt;La globalité de ce système tient bien sûr à l'absence de réelle couverture sociale, les maigres retraites, indemnités, assurances - quand elles existent! - étant sans rapport avec le coût de la vie actuelle. Le meilleur moyen de s'en sortir, c'est donc de satisfaire le premier palier de la pyramide de Maslow: c'est à dire valoriser le sens de la sécurité. On comprend mieux vue d'ici l'extraordinaire richesse que représente une notion banalisée en France, la sécurité sociale. Pour la génération de mes beaux-parents, "consommer" n'a pas plus de sens que "jouir de la vie", "philosopher", ou "être amoureux", toutes ces considérations oiseuses n'étant au mieux qu'une futilité, au pire une trahison, une entorse impardonnable à la piété filiale, piété familiale, une grave absence de sens de la responsabilité. Pour les nouvelles générations des grandes villes, peu à peu, les choses changent. Le pouvoir d'achat a sensiblement évolué ces dernières années et la séduction du consumérisme est très performante. Cependant, les secteurs évoqués par Silouane demeurent une jungle où la seule machette efficace est l'effigie de Mao sur les billets de 100 dupliqués autant de fois que possible. Donc, l'épargne encore, l'épargne toujours. Et quadrature pour un gouvernement et une économie qui, comme n'importe quel pays en situation de dépendance au marché, ont dramatiquement besoin d'une relance permanente, c'est à dire d'une consommation exponentielle, pour alimenter l'emploi et le profit ultra libéral. Comment faire?&lt;br /&gt;L'une des solutions tient dans le petit morceau de plastique en illustration. C'est une carte de paiement d'une valeur X (500 ou 1000, en général) perçue à titre de prime et d'une validité n'excédant pas deux ans. Certaines de ces cartes n'étant valables que dans les magasins d'État de type Lianhua, on peut parler de protectionnisme. Elles sont pourtant plus généralement ouvertes à quasiment toutes les dépenses en magasin. Périssables, elles ne peuvent qu'être injectées dans le commerce et font ainsi tourner la boutique Chine. A titre d'exemple, un cadre sup de l'administration a touché une prime annuelle de 30 000 yuans en cartes. S'il est possible de les monnayer au marché noir à un taux raisonnable – une carte de 1000 yuans vendue 900/950 yuans –, l'illusion de ne pas dépenser en utilisant le morceau de plastique est aussi grisante ici qu'ailleurs! De là à acheter des produits étrangers, il y a un grand pas que seuls les Chinois ayant une expérience de l'étranger franchissent mais, le réflexe consumériste étant pris et désormais entretenu, de nombreux petits pas sont faits chaque jour.&lt;br /&gt;http://silouane.blog.lemonde.fr/2009/04/12/quand-le-reve-rencontre-la-realite/&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-5315070427485938754?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/5315070427485938754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/le-casse-de-lepargne.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5315070427485938754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5315070427485938754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/le-casse-de-lepargne.html' title='Le casse de l&apos;épargne'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SeGlt5YG1CI/AAAAAAAABk8/GbpuT7lByP4/s72-c/Carte+d%27achat2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-6778512200028441559</id><published>2009-04-11T09:36:00.017+08:00</published><updated>2009-04-19T23:13:11.385+08:00</updated><title type='text'>La réconciliation</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sd_1PxJf9HI/AAAAAAAABkM/quPHTsBfmwU/s1600-h/RÃ©conciliation+ok.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5323242935815238770" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 214px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sd_1PxJf9HI/AAAAAAAABkM/quPHTsBfmwU/s400/R%C3%A9conciliation+ok.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Commentaires de tous les au-delà...&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Bashung Alain (poète électrique)&lt;br /&gt;"Vos luttes partent en fumée..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Binoche Juliette (star internationale)&lt;br /&gt;"Well, that's wonderful! I've always knew that the communists are totaly free to shake nobody's hand! (&lt;em&gt;à part&lt;/em&gt;…) Nobody's hand &lt;em&gt;ou&lt;/em&gt; The hand of nobody?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bové José&lt;br /&gt;"Courbette transgénique!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Céline Louis-Ferdinand&lt;br /&gt;"Ah, regardez-les! Résidus de foutre intergalactique! Et pendant ce temps-là, le Gaulois, pendu par les bourses, il peut crever dans les tranchées du gangstérisme international!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chirac Jacques&lt;br /&gt;"De l'arrogane à la repentance, il n'y a qu'un pas hahahaha!!!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daudet Alphonse&lt;br /&gt;"Le franco-chinois est la plus pragmatique langue du monde."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Gaulle Charles&lt;br /&gt;"Qui sont les deux petits, à gauche?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dylan Bob&lt;br /&gt;"And the answer my friend is blowin' on the web…"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Héraclite&lt;br /&gt;"Pends ton maillot, gamin! Tu ne te baigneras pas deux fois dans le même Yangtsé!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kong Zi&lt;br /&gt;"L'Empereur est respecté, l'autorité peut régner. La société retrouve l'harmonie."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lao Zi (plombier)&lt;br /&gt;"Pourquoi le deuxième faguo a l'air innocent?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liu Zhi Xia (marchande de fleurs)&lt;br /&gt;"Sur la deuxième photo, c'est qui celui qui mange bien?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malovitch Doran (journaliste)&lt;br /&gt;"Eh ben, voilà! C'est bien ce que je disais! En Chine, il suffit de rien dire pour se faire des amis!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Mélenchon Jean-Luc&lt;br /&gt;"Je constate que tout le monde a oublié que je suis à l'origine de ce rapprochement sino qua non."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montaigne Michel de&lt;br /&gt;"La beauté de la taille est la seule beauté des hommes. Il semble qu'ici les gentilhommes chinois aient gagné sur ce point..." (contribution d'Anaïs)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nietzsche Friedrich&lt;br /&gt;"Du crépuscule des idoles à celui des pantins, demeure pour l'humain, trop humain, une méprisable disposition au sourire catatonique."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obama Barak&lt;br /&gt;"I'm very glad to see that the whole free world has understood that the prosperity of America is a key point of their own prosperity!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Palin Sarah&lt;br /&gt;"All I know is that these two japanese folks look friendly, and I'm a huge fan of sushi."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Royale Ségolène&lt;br /&gt;"Quelqu'un peut-il me dire ce qu'il faut penser de ça que je puisse dire le contraire?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Socrate&lt;br /&gt;"Tu dis donc que la main contient le pacte conciliateur. Explique-moi quel est l'écart entre cette conciliation et l'allégeance…"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*Vandamme Jean-Claude&lt;br /&gt;"Cette réconciliation prouve que la sinité est une entropie nouménale astro-incandescente, méta-culturelle et néanmoins ahistorique, de type Oméga 3 et euh... anticonstitutionnellement, voire inversement."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Villepin Dominique de&lt;br /&gt;"Il est très très petit, non?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yao Min&lt;br /&gt;"Hhhuummmpppfff…"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zheng Lin Yao (beau-père)&lt;br /&gt;"Je suis content pour ma fille because ta shi fayu lao shi, so c'est hen hao!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zidane Zinedine&lt;br /&gt;"Putain, donnez-moi les deux Chinois à la place de Materrazzi, la coupe elle est dans les quartiers nord!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(*) Contribution d'un courageux anonyme&lt;br /&gt;&lt;em&gt;... liste ouverte ...&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-6778512200028441559?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/6778512200028441559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/la-reconciliation.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6778512200028441559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6778512200028441559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/la-reconciliation.html' title='La réconciliation'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sd_1PxJf9HI/AAAAAAAABkM/quPHTsBfmwU/s72-c/R%C3%A9conciliation+ok.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-2034499688295628831</id><published>2009-04-07T14:24:00.013+08:00</published><updated>2009-04-07T22:59:43.974+08:00</updated><title type='text'>G20 ans et la haine de l'Occident</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdrzyLgPQ5I/AAAAAAAABkE/mHqFYFtT8TU/s1600-h/code+barre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321833953098679186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 221px; CURSOR: hand; HEIGHT: 167px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdrzyLgPQ5I/AAAAAAAABkE/mHqFYFtT8TU/s400/code+barre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Bonjour Mesdames et Messieurs du G20Q les pauvres!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous écris pour vous dire qui je suis parce qu'apparemment vous savez pas. Je m'appelle 1234567890 mais mes potes préfèrent Code 0 parce que je kiffe pas trop votre shitstem. Je suis du monde entier qui a plus ou moins vingt ans dans l'enfer que vous nous pondez tous les jours. Je me suis fait jeter du collège, puis du lycée, et maintenant je pointe réglo au chômage pour que ma vieille maman qui parle toujours le dialecte touche un petit quelque chose à la fin du mois qui commence vers le 10... De mon côté, je me débrouille, mais il faut bien reconnaître qu'on est souvent hors la loi, mes potes et moi. Faut dire aussi que les lois, elles sont pas faites pour nous. Vous protégez votre business entre potes pétés de thunes, nous on fait pareil – normal! &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdrzOB4-6BI/AAAAAAAABj8/36s2vn3MeP8/s1600-h/entre+les+murs.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321833332042819602" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 107px; CURSOR: hand; HEIGHT: 143px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdrzOB4-6BI/AAAAAAAABj8/36s2vn3MeP8/s400/entre+les+murs.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je sais pas si vous avez vu le film "Entre les murs" mais il faudrait. C'est un peu light par rapport à la réalité. Je vous le dis franchement, un prof qui traite ma petite sœur de 'pétasse' comme dans le film, il a intérêt à déménager et plus jamais se pointer dans le quartier. Sinon, c'est bien! On est tous là, du monde entier, à gober les conneries d'un prof qui a aucune chance. Jacky Chan, il m'a trop fait mourir de rire! J'ai de la famille là-bas aussi, du côté de Canton, c'est là qu'ils fabriquent tous les trucs que vous voulez qu'on ait besoin pour faire tourner votre boutique. En échange vous leur filer les jeux olympiques mon fric alors on se dit que c'est devenu bien cool chez eux mais en fait, les comme moi, ils bossent seize heures par jour pour gagner juste de quoi pas crever. C'est clair, vous en avez rien à cirer! Leur patron se marre avec vous maintenant et vous lui dites quoi? Rien… C'est lui qui vous tient par les couilles, maintenant, alors forcément tout ce qu'il dit et qu'il fait ou pas, c'est bien. Pour en revenir au film, y'a surtout Souleymane le magnifique! J'ai cru me voir à son âge – comment j'étais tendu à l'époque! J'avais déjà compris que je me faisais baiser grave, je partais en vrille à la moindre délocalisation!&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdry_pJfiyI/AAAAAAAABj0/0sklMa8-EYk/s1600-h/G20ok.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321833084883012386" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 124px; CURSOR: hand; HEIGHT: 302px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdry_pJfiyI/AAAAAAAABj0/0sklMa8-EYk/s400/G20ok.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Je me suis calmé, forcément, même quand on est jeune on vieillit…&lt;br /&gt;Alors quand je vous vois tous là, à la télé, sur Internet, à la une de tout, comment vous avez l'air de trop vous éclater à faire semblant de refaire le monde, je vous le dis franchement, vous vous foutez de sa gueule, au monde! Comme je vous l'ai dit, j'ai de la famille partout, en Roumanie, au Bengladesh, au Mali, en Pologne, en Tunisie et au Portugal, et même en France, dans le 9-3, et encore au Vietnam, enfin partout où vous mettez jamais les pieds. Il paraît qu'à Londres vous avez même pas parlé de l'écologie! - c'est vrai que dans votre bulle, c'est pas un problème… Mais que vous avez réussi à continuer comme ça, en fabriquant des nouveaux billets pour les banques qui sont vides. Bande de bouffons! Vous savez bien que c'est un pansement sur une jambe de bois (c'est l'éducateur qui m'a refilé l'expression, j'aime bien)… Il m'a aussi passé un bouquin, "La haine de l'Occident" d'un vieux Suisse qui s'appelle Jean Ziegler. Quand je lui ai demandé pourquoi il fallait que je lise ça, il m'a dit que c'était pour comprendre que tous les dirigeants sont pas des bâtards. Le Ziegler, il a bossé à l'ONU, aux droits de l'homme, et tout ça, mais tout le monde s'en fout maintenant des droits de l'homme et de l'ONU! Ça rapporte que dalle! Donc, c'est pas un vrai patron! Mais quand même, il est super réglo le vieux! C'est balaise de balancer comme ça! Il a un gilet pare-balle? Bon, j'ai pas tout lu mais y'a des trucs q&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdrywTIHUnI/AAAAAAAABjs/L7mES93jPxs/s1600-h/JZ+Occident.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321832821273612914" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 174px; CURSOR: hand; HEIGHT: 260px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdrywTIHUnI/AAAAAAAABjs/L7mES93jPxs/s400/JZ+Occident.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ui font mal aux yeux tellement c'est vrai…&lt;br /&gt;"Ne comprendra rien au XXIème siècle, celui qui ne saisit qu'aujourd'hui vivent côte à côte, dans le genre humain, deux espèces dont l'une ne voit pas l'autre: les humiliants et les humiliés. […] La difficulté vient de ce que les humiliants ne se voient pas en train d'humilier. Ils aiment à croiser le fer, rarement le regard des humiliés." Le mec qui a écrit ça, c'est Régis Debray mais c'est le Ziegler qui l'a mis dans son livre. Il en a mis un autre aussi qui écrit moins bizarre, Edgard Morin: "La domination de l'Occident est la pire de l'histoire humaine dans sa durée et son extension planétaire." Et puis encore un autre, un Léon Bloy: "L'histoire de nos colonies, surtout en Extrême-Orient et en Afrique, n'est que douleur, férocité sans mesure et indicible turpitude." Il a raison l'éducateur, y'a des mecs qui pensent autrement qu'en se demandant comment baiser les autres… Ils écrivent des bouquins pendant qu'on se fait sarkoloniser! Mais il a pas peur, le Ziegler, quand il parle pas des milliers de morts, des massacrés de partout pendant des siècles, il dit bien ce qui se passe dans vos têtes de patrons. Le pire, c'est quand vous revenez sur place pour dire que vous regrettez pas, qu'en fait on a carrément eu de la chance! "Jeune d'Afrique, je ne suis pas venu vous parler repentance!", là, c'est Sarko qui parle, en 2007, à Dakar. "La colonisation fut une faute qui fut payée par l'amertume et la souffrance de ceux qui avaient cru tout donner et qui ne comprenaient pas pourquoi on leur en voulait tant." Ça va, c'est pas cher! Et puis attends, massacrer les gens, les exploiter jusqu'au trognon, c'est une 'faute'? Un crime, ça commence quand? Et le mec qui tient le fusil, il comprend pas pourquoi on l'aime pas? Si je fais un dixième de tout ça, vous me c&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdryd7YSYYI/AAAAAAAABjk/eUgqbEz8NOw/s1600-h/Cantet.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321832505661350274" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 143px; CURSOR: hand; HEIGHT: 212px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdryd7YSYYI/AAAAAAAABjk/eUgqbEz8NOw/s400/Cantet.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;oupez la tête! Vous avez pillé toute la planète jusqu'à la pourrir et maintenant que je me pointe à votre porte vous me balancez comme un voleur! Bon, faut que je me calme, j'ai promis à l'éducateur… C'est Laurent Cantet, le mec qui a réalisé Entre les murs! Heureusement qui y en a des comme lui pour compenser vos tronches de mort de rire entre deux banquets! Il m'a proposé de vous écrire parce qu'ils sont de plus en plus à avoir carrément la honte quand ils vous voient… Prix de la bouffonnerie à l'Italien – franchement, il est patron d'un pays ce mec-là? Bon, allez, je vous lâche, j'ai encore un paquet de tombes à creuser…&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Code 0 - Centre de rétention économique et politique, Nowhereland, Terre 2009&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-2034499688295628831?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/2034499688295628831/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/g20-ans-et-la-haine-de-loccident.html#comment-form' title='28 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2034499688295628831'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2034499688295628831'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/g20-ans-et-la-haine-de-loccident.html' title='G20 ans et la haine de l&apos;Occident'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdrzyLgPQ5I/AAAAAAAABkE/mHqFYFtT8TU/s72-c/code+barre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>28</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-722905455352710238</id><published>2009-04-04T23:05:00.017+08:00</published><updated>2009-04-08T23:39:21.203+08:00</updated><title type='text'>Les jiao zi de Lao Zi</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Lao Zi a 62 ans, il est plombier et prépare les meilleurs jiao zi que je connaisse mais il n'aime pas l'idée que son vrai nom puisse se promener dans le monde et moins encore en Chine. Au cours de nos conversations avec Xiangfei à la traduction, il est souvent revenu sur Lao Zi, pour lui de loin supérieur à Kong Zi (Confucius) "trop proche des puissants". Invité hier à déjeuner chez lui, j'ai proposé de faire son portrait et d'utiliser Lao Zi comme pseudo. Il s'est étranglé: "Quand j'aurai autant de valeur que l'un de ses poils j'aurai déjà beaucoup évolué!". &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd6jDsh4aI/AAAAAAAABjc/I5XXAdyr00I/s1600-h/better+city.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320854894953256162" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 233px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd5VfsWVOI/AAAAAAAABjU/p446LI_uVSA/s400/Lao+Zi.jpg" border="0" /&gt;Lors de sa première visite, il y aura bientôt trois ans de ça, il est arrivé à 15h00 et est reparti vers 18h00, non sans avoir changé un joint de siphon de lavabo. Entre temps, il a parlé, beaucoup, de tout, et surtout de son incompréhension du sort réservé aux Chinois de condition modeste. Lao Zi aura été le premier Chinois rencontré à m'épargner la langue de bois de l'enthousiasme officiel. Par la suite, nous sommes allés déjeuner chez son fils en grande banlieue, surtout pour visiter le bel appartement financé par les économies du plombier et de sa femme. Puis Lao Zi et Madame sont venus manger occidental à la maison, et nous sommes retournés chez eux, dans leur pièce unique dépourvue de WC, cuisine collective sur le palier, au deuxième étage d'un vieux bâtiment de la concession française où ils ont grandi tous les deux. C'est pourtant à trois mille kilomètres de là, dans le Gansu, à Lanzhou, qu'ils se sont connus…&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd5Fn0a-YI/AAAAAAAABjM/m8Zpjxn38ZQ/s1600-h/Mao.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320854622256691586" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 104px; CURSOR: hand; HEIGHT: 124px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd5Fn0a-YI/AAAAAAAABjM/m8Zpjxn38ZQ/s400/Mao.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lao Zi est né à Shanghai en 47, aîné de deux sœurs aujourd'hui en Australie. Il avait donc vingt-deux ans quand, en 69, il lui a été proposé un petit stage rééducatif à la campagne, cadeau du grand timonier qui offrit le même à une jeune fille de vingt ans, une inconnue lointaine de quelques rues. Elle essaya de ne pas partir mais il fut expliqué à ses parents qui ne souhaitaient pas perdre leur travail que de bons camarades sauraient certainement pers&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd44iszAnI/AAAAAAAABjE/z1eAsc772gk/s1600-h/grand-bond-arriere.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320854397544235634" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 188px; CURSOR: hand; HEIGHT: 195px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd44iszAnI/AAAAAAAABjE/z1eAsc772gk/s400/grand-bond-arriere.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;uader leur fille d'un évident besoin de sagesse campagnarde. Ils ne se connaissaient pas encore mais travaillaient dans la même usine d'assemblage de tracteurs, à Lanzhou donc, où un important groupe de jeunes shanghaiens avait été déplacé. Rééducation apédagogique certes, mais il était aussi question de poursuivre à tout prix le délire productiviste qui était en train de mettre la Chine à genoux. Tous deux ouvriers qualifiés grâce à un brevet acquis avant de partir, lui au contrôle qualité, elle à la compta, ils ne se sont rencontrés qu'en 73, quand le dan wei, l'unité de travail, décida qu'il était temps de les présenter l'un à l'autre. Rails implacables, mariage en 74, fils en 75, le bonheur pur.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd4UW4NdzI/AAAAAAAABi8/0ynN0osehjY/s1600-h/Mme+Lao+Zi.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320853775895590706" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 245px; CURSOR: hand; HEIGHT: 185px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd4UW4NdzI/AAAAAAAABi8/0ynN0osehjY/s400/Mme+Lao+Zi.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lao Zi, Madame, et leur progéniture, peu à peu se font une vie collective. Déjà six ans qu'ils sont là-bas dans le Gansu, la vie est bien réglée. Depuis le mariage, ils ont quitté l'hébergement collectif chez les paysans et sont maintenant logés dans un appartement privatif dont ils ont acheté la concession, valide tant qu'ils seront employés de l'usine. Ils montent doucement en grade, peu à peu se hissent à un niveau d'agent de maîtrise. Le fils va à l'école, le temps passe, le temps file comme les formules du petit livre rouge qui rythment les consciences &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd39w8rLfI/AAAAAAAABi0/Y3oxT6sOP5M/s1600-h/Jiao+zi.jpg"&gt;&lt;/a&gt;assoupies par une rigoureuse absence de décisions à prendre. Dix ans déjà! Puis quinze, puis vingt, sans un nuage, dans le cocon infantilisant du camarade fonctionnel… Vingt-cinq ans sans un mot qui froisse le dan wei! Et puis 1996 et la faillite de l'usine de tracteurs… Ouverture oblige, on en termine enfin avec un productivisme soviétique indifférent aux lois de l'offre et de la demande. Soudain, une circulaire ouvre les yeux sur une montagne de tracteurs sans l'ombre d'un acheteur potentiel. L'État n'achète plus, on feeeerme!!!! La débandade…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'heure du reclassement, on se souvient que Lao Zi et sa moitié de ciel viennent de Shanghai. Automatiquement acquis dès l'âge de seize ans, le hukou shanghaien du fils de vingt et un ans signifie le rapatriement sans négociation possible. Ils débarquent avec leurs modestes économies dans une néo mégalopole où le niveau de vie est dix fois supérieur à celui du Gansu. La famille emménage dans la pièce unique qu'occupent les parents de Lao Zi. Le petit-fils vit le décalage de son existence avec celle de la jeunesse shanghaienne comme une gifle. "On est revenu sans argent et sans fils", lâche Madame Lao Zi, très émue entre deux jiao zi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Via Xiangfei, j'ai posé trois questions:&lt;br /&gt;1) Il en reste quoi de ce quart de siècle, de cette expérience de vie déplacée?&lt;br /&gt;"我们是多余的一代。Wo men shi duo yu de yi dai. Nous sommes une génération superflue…" Puis, après un silence, "Nous sommes les jouets de l'histoire."&lt;br /&gt;2) Vous avez ressenti quoi quand vous êtes rentrés à Shanghai?&lt;br /&gt;Madame est plus diserte, c'est un sujet qu'elle rumine depuis bientôt quinze ans: l'humiliation. Et, pour une fois, les étrangers n'en sont pas responsables. "On nous a tout de suite fait comprendre que nous n'étions pas au niveau. C'est une honte pour moi de faire la cuisine devant vous… J'ai travaillé toute ma vie pour une retraite de 1100 ¥ (110€)…"&lt;br /&gt;3) Qu'est-ce que vous attendez de l'expo universelle de 2010?&lt;br /&gt;(Rires) "C'est un truc de politiciens, nous, on n'en verra pas la couleur!" A part 50% de hausse des prix… &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd39w8rLfI/AAAAAAAABi0/Y3oxT6sOP5M/s1600-h/Jiao+zi.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320853387756645874" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 160px; CURSOR: hand; HEIGHT: 140px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd39w8rLfI/AAAAAAAABi0/Y3oxT6sOP5M/s400/Jiao+zi.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, incidemment – j'ai posé beaucoup de questions-, Lao Zi invite le Tibet dans la conversation… "Pourquoi les Français veulent l'indépendance du Tibet?" On part de loin… Différence entre intégration et assimilation, grand écart entre indéniable progrès social et disparition du pencham lama, schisme entre les Hans et la Chine dans sa globalité… Je n'exclus pas que la Chine soit un kaléidoscope furieusement difracté que les Chinois ont la capacité d'appréhender en une synthèse jalousement opacifiée par la grande muraille.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd3k6fI1wI/AAAAAAAABis/8ElMu4-RVq0/s1600-h/Stone+LaoZi.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320852960820385538" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 218px; CURSOR: hand; HEIGHT: 176px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd3k6fI1wI/AAAAAAAABis/8ElMu4-RVq0/s400/Stone+LaoZi.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Trente-cinq succulents jiao zi plus tard, j'en suis toujours à me demander si Lao Zi (l'icône) marchait sur l'eau, évitait les péages, ou se foutait de la gueule du monde… Le mien, (le vrai) mon ami plombier, buveur de café qui ne supporte pas que j'aie arrêté de fumer, avance dans sa vie avec des chaussures de foot aux pieds, crampons moulés pour s'accrocher à la route, indoor/outdoor, et son pantalon tient toujours avec une grosse ficelle… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Oubli / ajout, 24 heures plus tard... Lao Zi a aussi dit: "On n'a pas réussi, on est pauvres... On n'est donc pas représentatifs de la Chine moderne." Impossible de savoir si c'est du lard ou du cochon, du soja ou du toufu, mais cela ramène à mon esprit ce qu'écrivait Vladimir Jankélévitch dans &lt;/em&gt;L'ironie&lt;em&gt;: &lt;/em&gt;"Presque rien n'est aussi grave que nous le craignons, ni aussi futile que nous l'espérons."&lt;em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;饺子Jiao zi = (tiao dzeu) ravioli farcis à la viande de porc mixée avec du blanc d'œuf et du céleri&lt;br /&gt;老子 Lao zi = (lâo dzeu) personnage mythique, auteur du Dao de Jing, contemporain de Kong Zi (Confucius) – Vème av. J.C. mais son existence n'est pas scientifiquement prouvée...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-722905455352710238?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/722905455352710238/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/les-jiao-zi-de-lao-zi.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/722905455352710238'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/722905455352710238'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/les-jiao-zi-de-lao-zi.html' title='Les jiao zi de Lao Zi'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sdd5VfsWVOI/AAAAAAAABjU/p446LI_uVSA/s72-c/Lao+Zi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-8982217993301522453</id><published>2009-04-03T20:47:00.014+08:00</published><updated>2009-04-08T23:37:37.843+08:00</updated><title type='text'>Du rififi au Vatican</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdYNfgCMHmI/AAAAAAAABic/8CFXALk8oBE/s1600-h/XVI.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320454844611042914" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 83px; CURSOR: hand; HEIGHT: 127px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdYNfgCMHmI/AAAAAAAABic/8CFXALk8oBE/s400/XVI.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un ami français me signale une dissidence en terrain catholique qui mérite que l'on s'y arrête deux secondes. D'une part, ce véritable ami qui me tendit la main alors qu'il ne me connaissait pas a été prêtre au Bénin - une dizaine d'années avant d'orienter son humanisme chrétien vers une laïcité qui lui rendait son esprit critique; d'une autre, l'info apporte de l'eau à mon moulin: impossible de se contenter d'une généralité, d'accepter une catégorisation de l'individu. Cette info confirme que l'on ne sait pas plus qui sont les chrétiens que les Français ou les Papous. Qu'en est-il exactement? Un prêtre a excommunié son patron, Butor XVI, roi des eunuques, saint-père de l'hystérie religieuse. Ce n'est pas rien! Il me semble juste et légitime, bien que ne partageant pas cette foi, de donner la parole ici à ce prêtre courageux et probablement très isolé qui va devoir affronter les foudres psychotiques de Rome… Le prêtre s'appelle Gérard Bessière, il a été enseignant, journaliste, éditeur, le texte ci-dessous a été publié dans &lt;em&gt;Témoignage chrétien&lt;/em&gt;, ce qui en dit long sur l'impopularité de ce pape dont on ne peut, en temps qu'Occidental mais aussi tout simplement en tant qu'homme, que se féliciter.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"C’es&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdYNugVTYUI/AAAAAAAABik/2477jmt4eP4/s1600-h/CurÃ©.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320455102389248322" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 67px; CURSOR: hand; HEIGHT: 95px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdYNugVTYUI/AAAAAAAABik/2477jmt4eP4/s400/Cur%C3%A9.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t énorme, c’est vrai, disproportionné avec ma chétive personne ! Mais il faut bien que je l’avoue, je ne peux pas le cacher aux amis : j’ai excommunié Benoît XVI. Alors que lui venait de lever l’excommunication des évêques intégristes… !Vous ne me prenez pas au sérieux ? C’est pourtant vrai. Que s’est-il passé ? Fin janvier, quand Rome a consolidé ces quatre mitres schismatiques sans tenir grand compte de leur refus du renouveau du dernier concile, de la reconnaissance de la liberté religieuse, de l’œcuménisme, de l’ouverture au monde, et j’en passe, j’ai cessé de nommer l’évêque de Rome dans la prière eucharistique. Notez que je n’ai pas inventé pareil silence. Dans les Églises anciennes – sentez comme je suis porté vers la Tradition ! – quand il y avait des chamailleries, souvent passagères, on cessait de faire mention pendant la messe des camarades avec qui on était en pétard. On les nommait à nouveau quand on avait arrangé les affaires. Donc pas de gloussements hypocrites, de soupirs vers l’unité, mais déclaration nette de désaccord jusqu’à ce que tout soit clarifié. Alors j’ai fait pareil. Et puis, trop, c’est trop ! Après la bévue de Ratisbonne, la nomination à Varsovie d’un archevêque, ancien indic de la police communiste, qu’il a fallu démissionner au seuil de la cathédrale, la création d’un prieuré pour quatre prêtres intégristes à la barbe de l’archevêque de Bordeaux, la possibilité offerte à ces intégristes dépendant directement de Rome d’ouvrir un séminaire (ce qui révélait, derrière les trémolos à l’unité, une stratégie de restauration d’une Église « à l’ancienne »), voilà qu’on fait encore des avances aux disciples obstinés de Mgr Lefebvre! Lèverai-je un jour l’excommunication ? Il faudrait des signes de repentance et de fidélité en actes aux orientations de Vatican II. Pourvu que je ne me fasse pas traiter de schismatique… Mais peut-être qu’à ce moment-là, on s’occupera de moi, on m’encouragera à célébrer la messe dans la langue de ma vie, avec les gens, sans leur tourner le dos, peut-être aussi qu’on sera soucieux de leur liberté de conscience, qu’on partagera davantage leurs attentes, quelles que soient leur religion, leurs convictions et les couleurs de leurs âmes. En se tournant résolument vers l’avenir ! Avec quelqu’un, un juif, qui semble un peu oublié à Ecône et qui ne parlait pas latin : Jésus&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Gérard Bessières&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On peut regretter qu'il ne soit pas question de préservatif... On peut également craindre qu'un curé face à l'épouvantail du Vatican aura moins d'impact encore que 3 millions de personnes dans la rue contre Sarkoléon Narkozy… Saluons cependant le courage, la détermination, qui n'abdique pas devant l'aberration d'un pouvoir si peu spirituel.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;P.S. - A Buenos Aires, 1100 personnes viennent de demander à être débaptisées...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.rue89.com/2009/04/08/quand-benoit-xvi-ecrivait-dans-une-revue-facho"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#000000;"&gt;http://www.rue89.com/2009/04/08/quand-benoit-xvi-ecrivait-dans-une-revue-facho&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-8982217993301522453?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/8982217993301522453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/du-rififi-au-vatican.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/8982217993301522453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/8982217993301522453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/du-rififi-au-vatican.html' title='Du rififi au Vatican'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdYNfgCMHmI/AAAAAAAABic/8CFXALk8oBE/s72-c/XVI.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-8264353957292118596</id><published>2009-04-03T13:30:00.018+08:00</published><updated>2009-04-04T10:44:36.517+08:00</updated><title type='text'>Internet ou le mythe de la communication moderne</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Hier, cours sur les locutions latines les plus fréquemment utilisées en français. Une cinquantaine d'expressions parmi lesquelles &lt;em&gt;Id est&lt;/em&gt;, abrégée en &lt;em&gt;i. e.&lt;/em&gt; pour &lt;em&gt;c'est à dire&lt;/em&gt;. Une étudiante espiègle: "Ah, bon? i. e., ça ne veut pas dire Internet explorer?" Ite missa est!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320338188785286418" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 206px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdWjZPN9_RI/AAAAAAAABiM/jRHv4KuRhuA/s400/Internet.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="justify"&gt;On réfléchit, on débat, on bavarde surtout, à propos de la toile et sur la toile qui se nourrit ainsi d'elle-même sans se poser les bonnes questions. Internet est-il (la toile internationale est donc un terme masculin, &lt;em&gt;It's a man man's world!&lt;/em&gt;) synonyme d'évolution? NON. Internet est-il un progrès? Potentiellement, OUI. Nous pourrons parler d'évolution quand nous serons capables de ne plus nous entretuer et de subvenir à nos besoins sans nous auto-détruire. Et l'on ne voit pas bien par quelle miraculeuse attribution Internet pourrait inverser la dangereuse pente prise par l'humanité… En revanche, puisque nous vivons sous le règne de la vitesse et de la quantité, Internet est indéniablement un outil extraordinaire qui démontre la capacité du génie humain à créer les techniques nécessaires à ses mutations de surface. On peut spéculer sur une création technologique &lt;em&gt;ex nihilo&lt;/em&gt;, sorte de foudroiement digne de Newton ou de l'invention de la TSF ou encore de la télévision, mais Internet n'est qu'un effet pas une cause. C'est la suite logique d'un processus enclenché avec l'imprimerie, puis l'électricité domestique, puis le téléphone, la radio et la télévision, et enfin les satellites, i. e. un besoin d'accélération de la communication. Ce besoin d'accélération répond lui-même à une massification et à une accélération générale des transports, terrestres et aériens, ainsi que de l'information, tant sous forme d'&lt;em&gt;entertainment&lt;/em&gt; que de communication de données (économiques, culturelles, sociales, politiques, etc.), et ce à seule fin de rentabilité, de profit. Une nouvelle niche économique est née, un nouveau vecteur d'enrichissement qui ne peut donc pas plus être arrêté (quand bien même tentation sécuritaire politique) que l'industrie automobile malgré une capacité de nuisance totalement inédite dans l'histoire de l'humanité. Nous apprenons donc à vivre avec cette nouvelle fée/sorcière technologique, les uns la portant aux nues, les autres au contraire la diabolisant. Vieil &lt;em&gt;habitus&lt;/em&gt; face à la nouveauté, il semble que nous ne puissions nous empêcher de fantasmer &lt;em&gt;ad nauseam&lt;/em&gt; sur les vices et vertus d'un outil dont l'ensorcelante nouveauté nous fait oublier que son usage ne sera jamais que celui que nous en faisons. Tout électronique qu'il soit devenu, le &lt;em&gt;Café du commerce &lt;/em&gt;restera le&lt;em&gt; Café du commerce&lt;/em&gt;; toute planétaire et satellisée qu'elle soit, la communication sera toujours soumise aux mêmes vieux démons: information / déformation / désinformation / manipulation. Internet est donc soumis aux mêmes lois morales et sociales, économiques, culturelles et politiques, que ses ancêtres non-électroniques, à un seul différentiel de taille: tout le monde y a accès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le progrès technol&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdWjIL6uvOI/AAAAAAAABiE/EdbiqcJgFJg/s1600-h/toile.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320337895841512674" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 190px; CURSOR: hand; HEIGHT: 148px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdWjIL6uvOI/AAAAAAAABiE/EdbiqcJgFJg/s400/toile.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ogique repose sur l'illusion et le conditionnel&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Il est ridiculement présomptueux d'espérer mieux qu'une ouverture du champ des possibles… En Chine, où l'on attend beaucoup, et probablement beaucoup trop, de cette liberté nouvelle et relative, la possibilité de communiquer rapidement de l'information sociale d'un bout à l'autre de ce pays gigantesque peut permettre une prise de conscience citoyenne d'un certain nombre de problèmes que les gouvernants préfèreraient laisser au fond d'un placard fermé à clé. Cependant, d'une part, ce n'est qu'une possibilité dans la mesure où progrès technologique ne peut pas être rationnellement associé à &lt;em&gt;prise de conscience&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;capacité d'entreprise&lt;/em&gt;; d'autre part, la propagande est par nécessité proportionnelle au débat social réel ou potentiel. Le temps passé et l'énergie dépensée à lire une pseudo information très calibrée sur 163.com, ou à tchater sur QQ ou &lt;em&gt;msn&lt;/em&gt;, ou encore à améliorer son profil Facebook, ne contient strictement rien de subversif, pas un octet de velléité évolutive. Ce progrès technologique réel n'est donc un progrès social qu'en puissance, au même titre que la TV avec laquelle on peut aussi bien créer la BBC que TF1, c'est à dire le meilleur comme le pire. La toile est assez vaste pour attraper quelques centaines de millions de mouches prises au piège de l'illusion de la communication, de &lt;em&gt;la tentation d'exister&lt;/em&gt;, l'ensemble sous l'empire du faux. L'image électronique, tout comme son ancêtre imprimée, n'a pas vocation à la vérité mais au divertissement de cette &lt;em&gt;société du spectacle de la consommation&lt;/em&gt;, en une sorte d'enfantement imprévu des théories de Debord et Baudrillard. Les webcams filment la tragédie consumériste des solitudes reliées à 20, 200, 2000 amis virtuels, et les images sont aussitôt téléchargées sur YouTube où l'on s'arrête 30", ou peut-être 3', pour visionner le passage à tabac d'un étudiant par des gardes avant de télécharger &lt;em&gt;Bienvenu chez les ch'tis&lt;/em&gt;. C'est un peu comme si le conditionnement toxique du journal de 19h00 ou 20h00 frappait désormais toutes les cinq minutes, entre deux pages de pub et un détour par la téléréalité, cette narcissisation du pauvre. Progrès?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Google ou l'impérialism&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdWiyXrvx4I/AAAAAAAABh8/LFQQFRFqbH0/s1600-h/GoogleMONDE2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320337521042769794" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 291px; CURSOR: hand; HEIGHT: 211px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdWiyXrvx4I/AAAAAAAABh8/LFQQFRFqbH0/s400/GoogleMONDE2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;e culturel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Vous voulez savoir si Mao portait un slip rouge ou si le Nutella est en vente libre à Oulan-Bator? Vous voulez acheter une Kalachnikov ou rencontrer pour votre thèse un unijambiste serbe né d'une mère bosniaque? Vous voulez offrir une relique du petit livre rouge à votre correspondant lapon ou tout savoir sur la construction D.I.Y d'une éolienne? Mes favoris, Google, taper les mots-clés, choisir, c'est à dire cliquer, cliquer, cliquer, cliquer encore, et encore et encore et encore et vous finirez bien par gagner un slip rouge porté par un sosie de Che Guevara, cadeau pour l'achat en ligne d'un poster de Kalachnikov imprimé en Mongolie. C'est ce qui arrive aux étudiants qui font leurs devoirs en quelques clics, sans prendre le temps d'approfondir et parfois même de lire ce qu'ils copient/collent. Formidable moteur de recherche, Google trust l'ensemble des données mondiales dans tous les domaines, impose son efficacité dans tous les secteurs de la communication informatique, y compris ce blog. Et Google ne livre pas le mode d'emploi moral, intellectuel, de ce foisonnement incontrôlable dans lequel Wikipédia a remplacé l'Encyclopédie Universalis. L'illusion de la nécessité d'aller vite justifie les pires faiblesses, de la lâcheté à la flemme, en passant par l'approximation, le mensonge, le détournement et l'appropriation. Là encore, là toujours, Internet et ses épiphénomènes sont de phénoménaux outils posés sur nos bureaux mais ils ne livrent pas d'éthique appliquée à leur usage. L'hégémonie Google, à terme, sera remplacée par une autre, ou plusieurs autres créant l'illusion d'une pluralité, au gré d'une loi, d'un rachat, etc., et cela ne changera rien, seul l'usage que l'on en fait, au même titre que les journaux, livres, films, musiques, etc., que nous consommons depuis des siècles, peut donne du sens à cette nouvelle industrie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Blogoma&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdWiD_BdRaI/AAAAAAAABhs/VS9Ng5IFPrA/s1600-h/MONDE.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5320336724148962722" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 126px; CURSOR: hand; HEIGHT: 92px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdWiD_BdRaI/AAAAAAAABhs/VS9Ng5IFPrA/s400/MONDE.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;nia &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dois-je me justifier? "La grande tâche de la vie, c'est de se justifier. Se justifier, c'est célébrer un rite, toujours." a écrit Pavese dans &lt;em&gt;Le métier de vivre&lt;/em&gt;, une trentaine d'années avant le premier ordinateur. Il y a un peu plus de vingt ans maintenant, j'ai réécrit huit fois mon premier manuscrit (400 pages) – 2 fois à la main, 2 à la machine à écrire, 2 sous ms-dos, et enfin 2 sous Word. J'ai gagné avec le blog la liberté de me dispenser d'un éditeur ou d'un rédacteur en chef, qui ont toujours été persuadés de savoir mieux que moi ce que je devais ou pouvais écrire ou pas. C'est à dire que mon chemin d'écriture s'est accommodé avec bonheur de cette nouvelle technologie et que je suis ravi de lire autant que d'écrire dans un contexte de disponibilité permanente. Et si Tata Simone veut créer son blog pour parler de ses chats ou qu'un musulman éprouve le désir de parler de sa foi, je n'ai bien entendu rien à y redire! Je ne suis pas obligé de lire les délires antisémites d'un nazillon ou les élucubrations sexuelles d'un zoophile! Là, oui, nous disposons d'un espace de liberté d'expression tout à fait salutaire! Une fois encore, cela ne garantit en rien la pertinence et/ou l'indépendance du propos… La seule garantie d'Internet, blog ou autre, c'est l'émergence quasi universelle maintenant et assurément à terme d'une plate-forme d'expression qui ignore les frontières et est ou sera accessible par tous. En cela et seulement en cela, Internet est un indéniable progrès. Pour le reste, l'humanité est désespérément en panne.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-8264353957292118596?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/8264353957292118596/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/internet-ou-le-mythe-de-la.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/8264353957292118596'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/8264353957292118596'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/04/internet-ou-le-mythe-de-la.html' title='Internet ou le mythe de la communication moderne'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SdWjZPN9_RI/AAAAAAAABiM/jRHv4KuRhuA/s72-c/Internet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-5667440283023579484</id><published>2009-03-29T14:17:00.072+08:00</published><updated>2009-04-01T17:27:05.663+08:00</updated><title type='text'>L'autre Amérique de l'autre Monde</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc83gTqvsEI/AAAAAAAABhk/OBg5yS-6_3c/s1600-h/USG1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318530713122746434" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 62px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc83gTqvsEI/AAAAAAAABhk/OBg5yS-6_3c/s400/USG1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Il est à&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8WJRiJqdI/AAAAAAAABfU/0My0i4zDxB8/s1600-h/USG6.jpg"&gt;&lt;/a&gt; nouveau question de globalisation: celle des consciences en général et de la mienne en particulier. Certains des articles précédents, au détour d'une phrase, d'une idée, disent tout le mal que je pense de l'impérialisme américain. De reagânerie en busherie, de Vietnam en Irak, de Huntsville Texas en Guantanamo, on en finit plus de pointer d'un doigt coléreux cette Amérique championne du monde de la pensée unique &lt;em&gt;wasp in god we trust&lt;/em&gt; pourvu- que-ça-nous-rapporte-on-emmerde-le-reste-du-monde… Ne pas hésiter à voir et revoir &lt;em&gt;We fuck the world&lt;/em&gt; cette caricature si juste proposée par les Guignols de l'info qui ne doit pas dispenser du nécessaire &lt;em&gt;9/11&lt;/em&gt; de Michael Moore. Et là déjà, la faille apparaît… &lt;em&gt;9/11&lt;/em&gt; est une charge imparable contre l'Amérique de Bush et son business criminel en Irak mais Michael Moore aussi EST Américain! Donc, de quoi parlons-nous quand nous généralisons à grands coups de "les Américains", "les catholiques", "les &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc81vIsSQhI/AAAAAAAABhM/JFQCGW1VHlY/s1600-h/USG2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318528768851198482" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 65px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc81vIsSQhI/AAAAAAAABhM/JFQCGW1VHlY/s400/USG2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Français", "les Chinois", les étrangers, etc? C'est simple: cela ne signifie rien! Mais c'est tellement plus facile que l'on relâche sa vigilance et glisse dans &lt;em&gt;la fabrique du consentement&lt;/em&gt; dénoncée par Chomsky…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il n'est pas question de racheter tout à coup ce qui ne peut pas l'être… La première photo de la longue bande ci-contre est celle de Sitting-Bull (1), homme médecine Sioux qui fut d'ailleurs assassiné par l'un des siens mais qui symbolise bien l'acte fondateur de l'Amérique esclavagiste: un génocide. Cela ne peut pas être neutre, une telle mare de sang imprègne définitivement le tissu social, culturel, politique du pays…Comment alors expliquer la mansuétude dont nous faisons preuve pour cette Amérique brutale, criminelle, peuplée de garçons vachers mal dégrossis, de marchands de canons et de blondes décervelées? Peut-être, tout simplement, sommes-nous séduits par leur capacité à se remettre en ques&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc81hfGw8dI/AAAAAAAABhE/ZhPoUqpa488/s1600-h/USG3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318528534349672914" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 63px; CURSOR: hand; HEIGHT: 391px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc81hfGw8dI/AAAAAAAABhE/ZhPoUqpa488/s400/USG3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;tion... C'est un pays de pionniers venus du monde entier qui offrent une diversité sans équivalent, créent une richesse culturelle dispensée du poids écrasant de l'histoire. Pourtant, malgré cette jeunesse relative&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8VWVsOwNI/AAAAAAAABfM/MiC1TS6jhjA/s1600-h/USG7.jpg"&gt;&lt;/a&gt; David T&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8X7B8_Q_I/AAAAAAAABf0/CkoFoIXX1VI/s1600-h/USG2.jpg"&gt;&lt;/a&gt;horeau (1817-1862) (2) a inspiré Gandhi en écrivant un premier traité de désobéissance civile. Rebelle et philosophe des bois, il est l'un des fondateurs de ce que l'Amérique aura aussi apporté au monde: le concept de liberté. Et ce n'est pas Jim Harrison (3) qui le reniera! Grand écrivain contemporain encensé par la critique et les lecteurs français pour son goût des grands espaces, ses vastes connaissances de la nature dans laquelle ils laissent se débattre des personnages en quête de sens, Big Jim n'avait que 25 ans quand Marilyne Monroe (4) meurt en créant ainsi le mythe parfait de la femme inaltérable… Elle aura tourné son dernier film avec Montgomery Clift (5), celui qui inspirera tous les autres avan&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc81R_4CVII/AAAAAAAABg8/BcuBdCiV82w/s1600-h/USG4.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318528268268360834" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 63px; CURSOR: hand; HEIGHT: 396px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc81R_4CVII/AAAAAAAABg8/BcuBdCiV82w/s400/USG4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t de partir un peu vite lui aussi. Les concernant, plutôt que "des Américains", il serait plus juste de parler de l'intensité particulière des ailes/âmes brûlées dans l'incandescence des passions créatrices - l'Amérique ne les a pas créés, elle a rendu leur expression possible. Chet Baker (6) en est peut-être l'archétype, cramé à la lumière blanche de son génie. Alors que John Huston (7) et Henry Miller (8) auront chacun dans leur registre démontré les vertus d'une liberté totale par une œuvre monumentale et une longévité admirable! J'en ai choisis 50, autant que d'étoiles sur leur drapeau, sans réfléchir plus que ça. Sans problème pour aller jusqu'à 100 ou 150! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;La c&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc80uXwUOZI/AAAAAAAABg0/YfVkhSKALG8/s1600-h/USG5.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318527656203139474" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 62px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc80uXwUOZI/AAAAAAAABg0/YfVkhSKALG8/s400/USG5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;omtesse aux pieds nus&lt;/em&gt; avec Ava Gardner (9) ou n'importe quelle chanson de Billie Holiday (10) disent à quel point l'Amérique est insaisissable et irréductible, polyvalente et aussi métissée que le monde lui-même. Seulement voilà, malgré l'incroyable virtuosité de Cassius Clay (11) et l'anarchisme poétique de Dylan (12), les perfections formelles et pourtant si distinctes de Kazan (13), James Dean (14) et Kerouac (15), et ce trait commun d'être des précurseurs, d'avoir pousser plus loin un principe ou une idée qui ne demandait qu'à s'envoler, ils sont aussi Am&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8UzcJPURI/AAAAAAAABfE/vhWwISnTTcQ/s1600-h/USG8.jpg"&gt;&lt;/a&gt;éricains, c'est à dire de&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8XryKP6SI/AAAAAAAABfs/d3YyzqFJ9Zo/s1600-h/USG3.jpg"&gt;&lt;/a&gt; furieux individualistes qui n'hésitent pas à attaquer le système qui les produit - John Cassavettes (16) pourrait à lui seul incarner l'esprit d'indépendance qui sous-tend toute la culture américaine. Et que dire de Ray Charles (17), noir, aveugle, toxicomane qui finira par être appelé &lt;em&gt;The genius&lt;/em&gt;! Difficile de concevoir que le pays de&lt;em&gt; What'd I say&lt;/em&gt; soit aussi celui de &lt;em&gt;Laura&lt;/em&gt; et Gene Tierney (18)! Ce même pays où Martin Luther King (19) vint à bo&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc80f-8heEI/AAAAAAAABgs/BnvVP1PBagQ/s1600-h/USG6.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318527409025284162" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 66px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc80f-8heEI/AAAAAAAABgs/BnvVP1PBagQ/s400/USG6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ut du racisme institutionnel au prix de sa vie et où Charlie Chaplin (20) né à Londres et mort en Suisse put fonder Hollywood tout en démontant l'inanité du système! Contradiction, paradoxe, arrogance, narcissisme, complaisance, ou génie? Sûrement un peu tout ça et encore autre chose dont on ignore le nom, nous sommes au sommet du genre humain! Coppola (26) en quelques films réglera le compte du Vietnam et de la mafia issue de l'immigration italienne, tout comme John Fante (27) et Bandini l'alter ego anti-héros de ses romans. On peut aussi compter sur Neil Young (28) pour échapper aux classements et étiquettes. D'abord identifié folksinger, il fut la seule référence admise par Kurt Cobain (34), géniteur fiévreux jusqu'au suicide du grunge. Nicholson (29) se contentera de son incomparable talent de comédien pour faire une interminable fête toujours en cours, celle que Janis Joplin (30) a quitté une nuit d'oc&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8zsx879uI/AAAAAAAABgk/f44mz9ljDSE/s1600-h/USG7.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318526529364031202" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 74px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8zsx879uI/AAAAAAAABgk/f44mz9ljDSE/s400/USG7.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;tobre 70, une seringue dans le bras, quelques mois avant Jim Morrison (32) qui aura le bon goût d'en finir à Paris, pas loin du Père-Lachaise. La mort rôde et est même souvent courtisée dans ces parages extrêmes qui transportent le monde conservateur en des lieux malfamés où il se régénèrera presque malgré lui, contraint d'admettre que le rebelle, le fou, qu'il s'appelle Marlon Brando (31), Michael Cimino (33) ou Stanley Kubrick (36), avait vu l'invisible… Sam Shepard (35), de la scène à l'écran en passant par le livre, décrit cette Amérique foudroyante en partant du quotidien de la terre. Un pays parfois perdu dans la folie et la mélancolie, comme chez B&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8TsWcu9oI/AAAAAAAABe8/YGHRQU4o5LQ/s1600-h/USG9.jpg"&gt;&lt;/a&gt;r&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8XcOFYrVI/AAAAAAAABfk/7IZJhK36rt8/s1600-h/USG4.jpg"&gt;&lt;/a&gt;autigan (37), et qui se retrouve au bar du coin,&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8ysmEryWI/AAAAAAAABgU/O1kdXYJLDj8/s1600-h/USG8.jpg"&gt;&lt;/a&gt; chez Tom Wa&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8zNB7HV4I/AAAAAAAABgc/D8hQPQfdMS8/s1600-h/USG8.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318525983895541634" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 72px; CURSOR: hand; HEIGHT: 435px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8zNB7HV4I/AAAAAAAABgc/D8hQPQfdMS8/s400/USG8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;its (38) probablement. Bill Murray (39) ne va pas tarder à passer en revenant de chez Springsteen (40) où ils auront longuement et amèrement discuté de cette saloperie de guerre et des espoirs qu'ils placent dans le nouveau gouvernement. On peut se demander ce qu'Orson Welles (21) aurait fait de la modernité américaine. Classé génie dès son premier film régulièrement dans le top 10 de tous les temps, &lt;em&gt;Citizen Kane&lt;/em&gt; est au cinéma ce que &lt;em&gt;Voodoo Chile&lt;/em&gt; et Hendrix (22) sont à la guitare: des inclassables, des créateurs du genre humain qui se trouvent en l'occurrence, et seulement en l'occurrence, être américains. Qui n'a pas vu le regard halluciné de Chris Walken (23) dans &lt;em&gt;Voyage au bout de l'enfer&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Deer hunter&lt;/em&gt;) ne comprend pas bien de quoi je parle… James Crumley (24) aurait pu écrire le script, le Vietnam il l'a connu de prêt, avant de devenir l'un des meilleurs écrivains américains et de décocher cette formule popularisée par son grand pote Jim Harrison (3): "L'Amérique est un Disneyland fasciste". Johnny Cash (25) en était tellement persuadé qu'il donnera de nombreux concerts en prison&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8yQQ3PK6I/AAAAAAAABgM/abOFhxnnLN4/s1600-h/USG9.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318524939933789090" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 63px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8yQQ3PK6I/AAAAAAAABgM/abOFhxnnLN4/s400/USG9.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; – autre paradoxe tout américain! Et en matière de paradoxe, l'immense Clint Eastwood (41), républicain humaniste en train d'achever une œuvre cinématographique qui restera dans l'histoire, peut poser pour la postérité. Posture que ne renierait pas davantage Chuck Berry (42), le père du rock'n'roll si toutefois celui-ci acceptait l'idée d'un géniteur alors que le principe participe plutôt d'un état d'esprit, d'une quête festive, ou d'un festival des sens auquel, chacun à sa façon, Al Pacino (43), Jim Jarmush (44) et Patti Smith (45), participent encore sans oublier de saluer la mémoire de Ray Carve&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8TbKyxkDI/AAAAAAAABe0/8ubJVAgHx00/s1600-h/USG10.jpg"&gt;&lt;/a&gt;r (46) dès qu'ils le peuvent. &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8XOqMH3mI/AAAAAAAABfc/7r26HbcOk5M/s1600-h/USG5.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Même le tandem magistral De Niro (47), Scorcese (48), ne pourrait venir à bout d'une reconstitution de cette liste. Trop riche, trop contradictoire, trop multidirectionnelle, trop concernée par trop de sujets, d'états, de sens, de fonds et de formes – on ne résume pas la vie! Déjà celle de Sean Penn (49), ça ne va pas être simple! Au moins peut-on aujourd'hui, c'est tout frais, à nouveau croire en un petit quelque chose g&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8yDq4xycI/AAAAAAAABgE/7DXrFBPaJ3A/s1600-h/USG10.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5318524723581274562" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 71px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc8yDq4xycI/AAAAAAAABgE/7DXrFBPaJ3A/s400/USG10.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;râce à l'élection d'Obama (50), un Président métis dans un pays où cinquante ans plus tôt les Noirs ne voyageaient pas dans le même compartiment que les Blancs. Prodigieuse évolution qui ne tient pas qu'à l'argent… Ceux-là, ces 50 sortis spontanément de ma mémoire qu'ils ont nourrie, se sont eux-mêmes nourris à la source du monde entier. Ces cinquante-là participent de la mondialisation, pas de la globalisation, c'est pourquoi ils sont des hommes et des femmes avant d'être des Américains. Ils sont des sujets pensant et créant qui ne peuvent être réduits à un périmètre sur une carte ou à une caricature idéologique emprunté à ce que précisément ils récusent. Et ainsi des Français et ainsi des Chinois et ainsi de tout étranger à ma culture qui, au XXIème siècle, ne peut être que du monde entier dans toute sa diversité... non globalisée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;(à suivre...)&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-5667440283023579484?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/5667440283023579484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/lautre-amerique-de-lautre-monde.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5667440283023579484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5667440283023579484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/lautre-amerique-de-lautre-monde.html' title='L&apos;autre Amérique de l&apos;autre Monde'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sc83gTqvsEI/AAAAAAAABhk/OBg5yS-6_3c/s72-c/USG1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-7298704744322751872</id><published>2009-03-27T02:31:00.016+08:00</published><updated>2009-03-27T18:19:15.532+08:00</updated><title type='text'>Juliette Binoche, la french culture</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScvPDaSQf_I/AAAAAAAABd0/cCGNqm03hT0/s1600-h/UNE.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317571442543460338" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 213px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScvPDaSQf_I/AAAAAAAABd0/cCGNqm03hT0/s400/UNE.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En invitant Juliette Binoche mercredi soir, la France a sorti le grand jeu pour lancer la quatrième édition de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Croisements&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, le grand boum culturel oeuvrant aux rapprochements des cultures. Cette Culture qui était donc le grand mot - Consulat de Shanghai et Ambassade de Beijing associés dans un événementiel de grand standing, au Sofitel de Nanjing dong lu - pour dire que la France rayonne encore, même en Chine où les temps sont durs pour les fils de la Tour Eiffel à défaut du ciel, ultime symbole de grandeur. Cette culture logiquement omniprésente en période de francophonie incluant festival du cinéma français, musique, danse, et présence de star ambassadrice du talent hexagonal, était donc représentée par Juliette Binoche, femme de caractère et esprit libre doté de ce petit quelque chose d'insaisissable qui participe grandement de son charme et la laisse voyager très sereinement du cinéma à la danse, en passant par la peinture, la poésie et les grandes affiches d'un parfumeur. Nous étions donc dans l'officiel de bon goût, très originalement mis en situation par une performance et une installation gastronomique dues à La cellule (Becquemin &amp;amp; Sagot)… &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317571155101373234" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScvOyreuUzI/AAAAAAAABds/GubfnhDVLL8/s400/Sofitel2+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.jpg" border="0" /&gt; &lt;div align="justify"&gt;Mais avant de nous sustenter à même le personnel, il nous fallu accueillir la star jusqu'alors retenue par une conférence de presse. Elle arriva accompagnée de son partenaire chorégraphe et danseur Akram Khan, tous deux poursuivis par le halo d'un projecteur qui les conduisit jusqu'au podium où l'opération &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Croisements&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; fut officiellement lancée et présentée ainsi que les stars encensées en un incontournable exercice de style. Et Juliette Binoche, visiblement très heureuse d'être là, prit la parole à l'heure d'un grand événement de la culture française en Chine en… anglais.&lt;br /&gt;Je ne croyais pas être à ce point d'actualité en distinguant mondialisation et globalisation quelques heures avant d'assister à cet exemple caractérisé d'américânerie totale dans un contexte qui l'excluait pourtant par essence. Oh, ce ne fut pas très long… Quelques minutes très souriantes disant l'amour de la Chine à travers un grand-père communiste et une soif enfin étanchée de voir des vrais communistes ainsi qu'un vif intérêt pour la médecine naturelle et l'acupuncture. Très légèrement, tout en humour et large sou&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScvLftH_ofI/AAAAAAAABc8/9xHIUa5Ipn4/s1600-h/Porc+Ã©pic+ok+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317567530590511602" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 259px; CURSOR: hand; HEIGHT: 280px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScvLftH_ofI/AAAAAAAABc8/9xHIUa5Ipn4/s400/Porc+%C3%A9pic+ok+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;rire radieux. Et puis… &lt;em&gt;Thank you very much&lt;/em&gt; comme un signal pour la poursuite lumineuse qui pouvait reconduire Miss Binoche et son équipe rapprochée jusqu'à la sortie. La star fut alors officiellement remerciée pour sa prestation dans la même langue de Shakespeare, un peu comme si un virus avait foudroyé Littré et Grévisse en quelques minutes. Il me faut admettre un choc certain, pas véritablement une hébétude, plutôt une ulcération mal venue en ces lieux de consensus… global. Alors que le happening gastronomique dévoilait une séduction épicée, je maugréais sans écho. Faisant glisser la pilule amère avec du vin australien, j'errais quelques temps en &lt;em&gt;terra incognita&lt;/em&gt;, ni en Chine, ni en France, pas en Angleterre non plus et en Amérique moins encore, juste dans un &lt;em&gt;nowhereland&lt;/em&gt; peuplé d'environ 300 personnes francophones dont une traductrice interprète qui n'eut pas le loisir d'exercer son talent. Les serveuses de soie rouge tendaient leurs membres et leurs courbes hérissés de petits-fours… Très joli, très appétissant, mais, même en envisageant tous les extrémismes possibles, je ne parvenais pas à imaginer Gong Li en train de parler anglais dans une ambassade chinoise! Des mains tendant un pic garni de charcuterie fine surgissaient des trous pratiqués d&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScvL2Hp9gHI/AAAAAAAABdE/qwUZZ7YX6_0/s1600-h/Service+Ã"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317567915669422194" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 181px; CURSOR: hand; HEIGHT: 259px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScvL2Hp9gHI/AAAAAAAABdE/qwUZZ7YX6_0/s400/Service+%C3%A0+trou+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ans la très grande table, un immense caisson blanc dans lequel une dizaine de volontaires (Chinoises étudiantes de français) passèrent la soirée… Je n'étais donc pas le plus mal loti et l'ambiance devenait de plus en plus chaleureuse, reconnaissante du luxe auquel elle était conviée, de Champagne en délicieux canapés. C'est dire si mes remarques désobligeantes quant au cocufiage de Molière en &lt;em&gt;direct live&lt;/em&gt; furent mal accueillies… En substance: &lt;em&gt;Oui, oui, certes, bon, c'est une star internationale, hein, bon, tout le monde a compris ce qu'elle disait, c'est évident, ça va pas mon p'tit vieux?, faut vous détendre, là…&lt;/em&gt; Il est probable que mes interlocuteurs n'avaient pas cours le lendemain face à des étudiants chinois pour qui la langue française est souvent un deuxième ou troisième choix. Il est à craindre également que d'un point de vue culturel, le français ne soit même plus envisagé comme langue de communication. Ce qui ne facilite guère le discours pédagogique du langage en tant qu'élément déterminant d'une culture vivante et inversement. Confronté aux académismes dramatiquement archivés chez Daudet, il faudrait donc leur dire à ces étudiants que "la plus belle langue du monde", même dans un îlot consulaire, même lors d'un événement culturel national, on ne la parle plus… Je n'ai pas eu le courage, j'ai fait &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScvMa8g9zHI/AAAAAAAABdM/WpU91_PKL8s/s1600-h/people+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;/a&gt;cours sur les haines d'écrivains, Hugo versus Sainte-Beuve, etc, un excellent article de Jean-Paul Enthoven paru dans Le point du 8 janvier. Pour aborder l'actualité, j'attendrai que le français redevienne à la mode et que les Français ne se sentent plus obligés de montrer qu'ils parlent enfin l'anglais. Une prochaine incarnation peut-être…&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317570444306372642" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 199px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScvOJTj_WCI/AAAAAAAABdk/gRqYxtUZDqg/s400/people+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos: O.D.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-7298704744322751872?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/7298704744322751872/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/juliette-binoche-la-french-culture.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7298704744322751872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7298704744322751872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/juliette-binoche-la-french-culture.html' title='Juliette Binoche, la french culture'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScvPDaSQf_I/AAAAAAAABd0/cCGNqm03hT0/s72-c/UNE.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-8557146180192839576</id><published>2009-03-25T17:43:00.010+08:00</published><updated>2009-03-30T23:33:09.124+08:00</updated><title type='text'>Mondialisation ou globalisation, c'est toute la question</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Scn9fPzMGMI/AAAAAAAABcM/PzxOn47nqiY/s1600-h/DSC_0607+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317059548346587330" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 266px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Scn9fPzMGMI/AAAAAAAABcM/PzxOn47nqiY/s400/DSC_0607+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; On pourrait lancer un grand concours photo qui présenterait différents centres urbains du monde rendus totalement anonymes, inidentifiables, par la globalisation. Hormis ceux qui passent régulièrement par Huai Hai zhong lu/Shanxi nan lu, qui peut dire où cette photo a été prise? Italie, France, Mexique, Russie, Corée du sud? Certes, l'angle naturel de vision est plus large que cette photo (1) mais celle-ci est tout de même plus grande qu'un timbre-poste! Et il faut très largement agrandir le cadre pour retrouver la Chine et Shanghai (4)…&lt;br /&gt;Et il ne s'agit aucunement d'une spécificité shanghaienne! Le monde est désormais globalisé au détriment des cultures rangées au rayon &lt;em&gt;folklore et tradition&lt;/em&gt;. On ne s'étonnera donc pas d'un très net regain des conservatismes… L'équilibre du déséquilibre est à ce prix. Les équipementiers sportifs mènent la danse et leur grand-messe olympique tous les quatre ans n'est même pas le moment de s'interroger sur cette globalisation de l'image, du vêtement, du désir, sans la moindre considération pour les cultures spécifiques. S'il s'agissait de mondialisation, les signaux conserveraient leur identité!&lt;br /&gt;Par mondialisation, nous &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Scn9mmWsZLI/AAAAAAAABcU/3mt6xHT6mho/s1600-h/DSC_0608+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317059674660168882" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 165px; CURSOR: hand; HEIGHT: 314px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Scn9mmWsZLI/AAAAAAAABcU/3mt6xHT6mho/s400/DSC_0608+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;pourrions imaginer une translation généralisée des savoirs et des connaissances, un partage multidirectionnel des spécificités, rendus possibles par les échanges commerciaux dont profite, dans tous les sens du terme, &lt;em&gt;l'homo modernicus&lt;/em&gt;. Tout au contraire, l'agressivité du marché et de sa communication est telle que même un autiste comprend que de mondialisation il n'y a et n'y aura pas. Nous vivons une situation inédite: le monde est peuplé d'un peu plus de 6 milliards d'individus, dont 5,5 de faux américains! La culture globale est celle de la NBA et de L'Oréal! Dans le même temps, l'usine du monde qui fabrique les biens de consommation assurant le règne de la globalisation est en Chine. Et cette Chine, bien heureuse et on peut le comprendre d'enfin tirer les marrons du feu, ne produit ni ne propose pas grand chose d'un point de vue culturel et contemporain qui puisse nourrir, alimenter, culturellement le monde. Le marché est roi, vampire, une hydre tentaculaire qui phagocyte les consciences dans un maelström indifférencié où l'identité se perd, se réduit à un code barre égaré dans l'interminable liste des angoisses existentielles savamment utilisées par la publicité. Et ce ne sont pas nos gesticulations nationalistes compensatrices de l'égarement qui nous ramèneront sur le chemin de la raison.&lt;br /&gt;Il serait grand temps de &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Scn91_B542I/AAAAAAAABcc/_00c6PROvP0/s1600-h/DSC_0609+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317059938981897058" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Scn91_B542I/AAAAAAAABcc/_00c6PROvP0/s400/DSC_0609+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;produire du sens mais il semble que la manipulation globale du &lt;em&gt;phénomène crise&lt;/em&gt; nous éloigne encore davantage de ce genre de considération. La peur est instillée dans tous les discours, les prétextes à stigmatiser l'autre en tant que responsable de tous nos maux se multiplient jusqu'au délire. Hier soir, j'ai répondu jusque très tard aux commentaires d'un article de &lt;strong&gt;rue89&lt;/strong&gt; évoquant un possible boycott des entreprises françaises par Beijing… Ces crispations réciproques proviennent directement du cauchemar de la globalisation. La mondialisation, au contraire, créerait une dynamique culturelle déterminant des équilibres conjoncturels, à l'opposé des fantasmes paranoïaques qui pullulent dans la jungle globale.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317060196520703554" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Scn-E-b8NkI/AAAAAAAABck/C2smLmLN3Oo/s400/DSC_0610+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.JPG" border="0" /&gt;&lt;a href="http://www.rue89.com/chinatown/2009/03/24/pekin-a-t-il-decide-un-boycott-des-entreprises-francaises"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#000000;"&gt;http://www.rue89.com/chinatown/2009/03/24/pekin-a-t-il-decide-un-boycott-des-entreprises-francaises&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Photos: O.D.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-8557146180192839576?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/8557146180192839576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/mondialisation-ou-globalisation-cest.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/8557146180192839576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/8557146180192839576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/mondialisation-ou-globalisation-cest.html' title='Mondialisation ou globalisation, c&apos;est toute la question'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Scn9fPzMGMI/AAAAAAAABcM/PzxOn47nqiY/s72-c/DSC_0607+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-4192033680225492457</id><published>2009-03-22T15:27:00.015+08:00</published><updated>2009-03-22T17:54:45.143+08:00</updated><title type='text'>YAN Lianke, de la censure au prix LU Xun</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScXw4zGEtEI/AAAAAAAABb8/PfZvZFeerPs/s1600-h/Yan+Lianke.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315919793759761474" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScXw4zGEtEI/AAAAAAAABb8/PfZvZFeerPs/s400/Yan+Lianke.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Étonnan&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScXwo0iO8GI/AAAAAAAABb0/ui3FdySPl_w/s1600-h/servir+le+peuple.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315919519268401250" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 130px; CURSOR: hand; HEIGHT: 130px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScXwo0iO8GI/AAAAAAAABb0/ui3FdySPl_w/s400/servir+le+peuple.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t parcours que celui de Yan Lianke, 50 ans, qui vient de recevoir le prix Lu Xun pour &lt;em&gt;Les jours, les mois, les années&lt;/em&gt;. Paysan éduqué à l'armée, il avait fait preuve jusque là d'une audace de romancier que l'on imagine guère possible en Chine. &lt;em&gt;Servir le peuple&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Le rêve du village des Ding&lt;/em&gt; ont été censurés dès leur sortie, en 2005, avant d'être imprimés à Taïwan et Hong Kong pour mieux revenir en version pirate. Le premier cité raconte l'histoire d'un jeune militaire affecté au service de la femme d'un colonel impuissant. &lt;em&gt;Servir le peuple&lt;/em&gt; sera pour lui l'occasion d'une initiation sexuelle d'autant plus subversive que le plaisir du couple adultère est décuplé par la destruction de tout ce qui dans l'appartement se rapporte à Mao, des statuettes aux affiches en passant par les pages du petit livre rouge. Le second va moins loin dans la symbolique mais plonge dans les ténèbres interdites en mettant en scène un petit village du Henan ravagé par le sida, cet énorme scandale toujours officiellement inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre op&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScXwLV1sdwI/AAAAAAAABbk/vBjHWC-M89g/s1600-h/200704Chinelivre.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315919012812322562" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 102px; CURSOR: hand; HEIGHT: 151px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScXwLV1sdwI/AAAAAAAABbk/vBjHWC-M89g/s400/200704Chinelivre.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;us, mais qui n'est pas encore traduit en français, &lt;em&gt;Élégies et intellectuels&lt;/em&gt; critique ouvertement l'inaction des intellectuels, attentistes, fatalistes, réduits au silence par une censure qui a changé de visage pour prendre celui que l'on connaît bien en Occident: les honneurs accordés au contestataire et qui le font changer de camp – passer à l'ennemi en quelque sorte. Rien n'est plus mal vu que de mordre la main qui vous nourrit, du pôle nord au pôle sud et même en passant par la Chine. Ce n'est pas pour rien que les universitaires de Beida ont très mal réagi à la publication de ce roman. Hélas, il semblerait que le piège vienne de se refermer sur Yan Lianke…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai déjà abo&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScXqWxSwH3I/AAAAAAAABbU/O_8R6PR3bvc/s1600-h/2009_02_27_yan_lianke_jours_mois_annes_couv.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315912612090748786" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 117px; CURSOR: hand; HEIGHT: 192px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScXqWxSwH3I/AAAAAAAABbU/O_8R6PR3bvc/s400/2009_02_27_yan_lianke_jours_mois_annes_couv.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;rdé un aspect du sujet dans &lt;em&gt;De l'usage des hommes de l'être&lt;/em&gt; à propos de la récupération des grandes figures littéraires par leur "pays éternellement reconnaissant", etc. L'aspect contemporain du même sujet n'est pas moins pervers: primer un rebelle, un opposant, c'est vraiment lui jouer un sale tour! Encore faut-il que l'écrivain écrive quelque chose d'acceptable… Avec la pire meilleure volonté du monde, impossible de récompenser Yan Lianke pour &lt;em&gt;Servir le peuple&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Le rêve du village des Ding&lt;/em&gt;! En revanche, s'il écrit &lt;em&gt;Les jours, les mois, les années&lt;/em&gt;, c'est à dire l'histoire d'un vieil homme solitaire accompagné d'un chien aveugle dans un village anéanti par la sécheresse, là, il y a moyen de faire quelque chose pour/contre lui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le voit, écrire et publier est une affaire d'autant plus complexe qu'une police du verbe veille. L'auteur n'est plus uniquement absorbé par son travail mais aussi p&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScXvxE3DWsI/AAAAAAAABbc/msEtJZ50NuI/s1600-h/YAN+Lianke.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315918561578015426" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 100px; CURSOR: hand; HEIGHT: 138px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScXvxE3DWsI/AAAAAAAABbc/msEtJZ50NuI/s400/YAN+Lianke.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ar une somme de calculs très aléatoires pour déjouer ou jouer avec la censure. Quel est exactement le calcul de Yan Lianke et de ses censeurs embaumeurs? A-t-il écrit un roman au thème passe-partout en visant ce prix Lu Xun qui le rend désormais presque intouchable? A-t-il répondu à de quelconques promesses de gloire, de paix, de confort? Est-il à son insu une exemplaire démonstration d'assouplissement? Dans une interview à rue89, au mois d'août dernier l'auteur déclarait: "Il n'y a pas de pensée indépendante en Chine. Les écrivains sont dans le système, et donc il n'y a pas besoin de censure visible, ils savent tous où sont les limites, c'est une censure invisible..." Dans cette même interview, il se souvenait de son premier livre censuré, en 1994, et des six mois de rédaction d'autocritique quotidienne qui suivirent. En 2004, l'interdiction de &lt;em&gt;Servir le peuple&lt;/em&gt; ne suscita que des pressions sur l'éditeur et une interdiction de publication officielle qui, comme toujours, fut allègrement contournée. La censure évolue donc vers plus de subtilité, davantage de manœuvre et moins de brutalité, et c'est une bonne nouvelle. La question reste cependant posée: Yan Lianke conservera-t-il son pouvoir de dénonciation et d'opposition? A l'évidence, il n'est plus seul à détenir la réponse. Le thème de son prochain roman et le sort qui lui sera réservé nous renseigneront sans ambiguïté.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Photo: Pierre Haski/rue89&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.rue89.com/chinatown/2009/03/01/apres-deux-romans-interdits-un-livre-prime-du-chinois-yan-lianke"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;http://www.rue89.com/chinatown/2009/03/01/apres-deux-romans-interdits-un-livre-prime-du-chinois-yan-lianke&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-4192033680225492457?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/4192033680225492457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/yan-lianke-de-la-censure-au-prix-lu-xun.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4192033680225492457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4192033680225492457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/yan-lianke-de-la-censure-au-prix-lu-xun.html' title='YAN Lianke, de la censure au prix LU Xun'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScXw4zGEtEI/AAAAAAAABb8/PfZvZFeerPs/s72-c/Yan+Lianke.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-1003012925531688556</id><published>2009-03-21T13:40:00.018+08:00</published><updated>2009-03-23T08:29:46.516+08:00</updated><title type='text'>"Aimez-vous les uns les autres!"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScR-SIpQ5fI/AAAAAAAABac/yybl8hP8_gI/s1600-h/papemort3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315512310227330546" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 274px; CURSOR: hand; HEIGHT: 176px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScR-SIpQ5fI/AAAAAAAABac/yybl8hP8_gI/s320/papemort3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Les propos du pape catholique concernant l'usage du préservatif sont extrêmement choquants. L'option retenue est celle de la mort, une mort religieusement méritée pour avoir péché, mon frère, ma sœur. Une mort dupliquée en quelques dizaines de millions d'exemplaires à travers le monde. Ce personnage pathétique est malade, entre névrose et psychose il crée sinistrement la catholicose!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut songer un instant aux millions de dollars dépensés en campagnes de prévention qui ne ramèneront certes pas les millions de morts de cet holocauste. En quelques mots, le maniaque sénile confine ses brebis à l'obscurantisme dont il ne souhaite pas les voir sorti&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScR-2p53zCI/AAAAAAAABak/g6_juhSJHzg/s1600-h/capote+A.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315512937630649378" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 151px; CURSOR: hand; HEIGHT: 233px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScR-2p53zCI/AAAAAAAABak/g6_juhSJHzg/s320/capote+A.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;r, les enfonçant au contraire dans le délire biblique de sa dictature morale, tellement loin d'une quelconque spiritualité. Le difficile travail de terrain des ONG mais aussi des gouvernements (du moins ceux qui ne détournent pas les fonds) qui se battent contre le fléau entretenu par l'ignorance et la misère, le &lt;em&gt;serial killer&lt;/em&gt; du Vatican s'assied dessus. La bave aux lèvres et l'œil éteint, il est persuadé d'avoir ainsi œuvré dans l'intérêt d'un monde de pure chasteté hors le mariage sanctifié en tant que centre de reproduction. Faut-il ne rien connaître de la nature humaine! C'est très littéralement ce que l'on peut appeler de la mauvaise foi! Pour tout être humain sain d'esprit, banaliser l'usage du préservatif par tous les moyens, y compris publicitaire, est une entreprise de santé publique au sens le plus large. Pas pour les intégristes catholiques qui, pour s'approcher de leur pseudo esprit saint, renoncent donc à être sain d'esprit. On peut les plaindre… Ainsi confrontés à une propagande criminogène à l'échelle planétaire, ils &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScR_fOtZtOI/AAAAAAAABa0/gOQE9VsRwU0/s1600-h/imagesPTC.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315513634705224930" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 124px; CURSOR: hand; HEIGHT: 115px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScR_fOtZtOI/AAAAAAAABa0/gOQE9VsRwU0/s320/imagesPTC.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;doivent &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScR_VcTk9aI/AAAAAAAABas/5GfK79VBaTM/s1600-h/Pic.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315513466556315042" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 73px; CURSOR: hand; HEIGHT: 107px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScR_VcTk9aI/AAAAAAAABas/5GfK79VBaTM/s320/Pic.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;se sentir très étrangers à tout humanisme. Mais l'humanisme chrétien d'un Pic de la Mirandole ou d'un Teilhard de Chardin est-il encore le propos pour l'occident catholique?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sentence anti-préservatif, remède soudain devenu par le biais d'un sophisme aberrant la source du mal, n'est en effet pas la seule manifestation de cet esprit dérangé. Que penser en effet de l'excommunication prononcée à l'encontre de cette fillette sud-américaine de neuf ans enceinte de son violeur de père? Selon la loi vaticane dont le sbire irrévocable est le fervent zélateur, la gami&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScR_4kMB5rI/AAAAAAAABa8/YTWKbPh0xiA/s1600-h/cimetiÃ¨re.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315514069967562418" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 94px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScR_4kMB5rI/AAAAAAAABa8/YTWKbPh0xiA/s320/cimeti%C3%A8re.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ne aurait dû porter et accoucher plutôt qu'avorter! Ce sont elles et sa mère les criminelles, pas le père! Au nom de quelle foi peut-on ainsi bafouer les principes élémentaires du bon sens universel?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait plus à quel degré ni à quel registre la calamité catholique entend se limiter puisque leur saint patron vient égaleme&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScSAC4uqw9I/AAAAAAAABbE/VZlxPin-mzM/s1600-h/cimetiÃ¨re2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315514247280247762" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 148px; CURSOR: hand; HEIGHT: 86px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScSAC4uqw9I/AAAAAAAABbE/VZlxPin-mzM/s320/cimeti%C3%A8re2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;nt de réintégrer en son sein un évêque précédemment exclu pour négationnisme. Le ponte n'a en rien renié ses convictions réfutant l'extermination de six millions de Juifs par les nazis, seul le pape a changé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est bien évident q&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScSBN58-BNI/AAAAAAAABbM/TVDDrgn9gng/s1600-h/dollar.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5315515536098854098" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 148px; CURSOR: hand; HEIGHT: 150px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScSBN58-BNI/AAAAAAAABbM/TVDDrgn9gng/s320/dollar.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ue les extrémistes religieux des autres confessions ne sont en rien excusés par la surenchère catholique papale. Comment cependant ne pas s'inquiéter de cette dérive alors que l'on voit le Président américain prêter serment sur une Bible, que la monnaie de ce pays affiche &lt;em&gt;In God we trust&lt;/em&gt;, que l'on voit le Président de la France aller s'agenouiller devant cette caricature de spiritualité mais néanmoins représentante officielle de cette religion? A quelle crédibilité l'Occident peut-il encore prétendre quand les prises de positions du Vatican ne déclenchent qu'un vague débat populaire et aucune réaction officielle, ni aux États-Unis ni en France? Comment justifier qu'aucune plainte ne soit déposée contre ce dangereux maniaque? Si le combat pour les droits de l'homme et les libertés dans le monde a encore un sens, d'une manière ou d'une autre, ce vieillard cacochyme doit être condamné sans ambiguïté par les nations dont la culture est fortement influencée par cette religion. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-1003012925531688556?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/1003012925531688556/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/aimez-vous-les-uns-les-autres.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1003012925531688556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1003012925531688556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/aimez-vous-les-uns-les-autres.html' title='&quot;Aimez-vous les uns les autres!&quot;'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScR-SIpQ5fI/AAAAAAAABac/yybl8hP8_gI/s72-c/papemort3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-5027381668839609335</id><published>2009-03-18T11:54:00.011+08:00</published><updated>2009-03-18T20:01:58.745+08:00</updated><title type='text'>Séance de rattrape âge...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScBy6ApN13I/AAAAAAAABaM/PccdurHASvI/s1600-h/Amphitheatre1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314373901228038002" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 290px; CURSOR: hand; HEIGHT: 192px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScBy6ApN13I/AAAAAAAABaM/PccdurHASvI/s320/Amphitheatre1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Nous nous attendions donc hier soir à entendre parler de la psychanalyse en Chine, à tenter de saisir le regard décalé d'un Français qui pratique la Chine depuis plus de vingt ans – si j'ai bien compris, en passant directement de Hong Kong à la campagne profonde. Pourquoi avons-nous été déçus? Pourquoi n'a-t-il pu exprimer quoi que ce soit d'audible? Lui qui prétendait jeter un pont entre les continents et les cultures est tombé dans l'eau sans même parvenir à éclabousser les auditeurs des deux rives atterrés par sa déconvenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour répondre à la question d'un jeune homme qui a fini par quitter la salle, il va nous falloir sensiblement élever le débat. La question était: "Comment on fait quand on va en France et qu'on se fait agresser sur le mode: 'C'est quoi votre pays? Pas de droits de l'homme, pas de liberté d'expression, bref, une dictature!' Qu'est-ce qu'on peut répondre aux Français qui nous disent ça?" La langue du conférencier à ce moment n'était même pas de bois, c'était du plomb! "Vous pouvez dire que si vous viviez une dictature, vous n'auriez pas la possibilité de venir étudier en France…" Je ne réussis même pas à en rire… De tous temps et de tous horizons, n'importe quelle dictature ou groupe terroriste visant le renversement d'une dictature avant d'à son tour devenir dictateur, n'importe quelle fils ou fille d'une nomenklatura autant éloignée du principe démocratique que faire se peut, est allé étudier aux Etats-Unis, en France ou en Angleterre. Les fils de Khadafi en France et en Suisse, la famille du Shah d'Iran en Floride, la famille Ben Laden tranquillement installée à Washington pendant que les avions détournés par Oussama se plantaient dans les twin towers, etc, etc. La réponse de l'homme d'expérience est donc vide de sens. La pensée reste au ras des pâquerettes, engluée dans les apparences montées en épingle par les médias et les propagandes, elle est comme pétrifiée par la peur de dire… Mais de dire quoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on prend la psychanalyse comme référentiel, on peut dire par exemple que le grand&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScBx0A3SKxI/AAAAAAAABZ0/z4X0vVe5R9Y/s1600-h/surmoi.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314372698696198930" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 125px; CURSOR: hand; HEIGHT: 144px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScBx0A3SKxI/AAAAAAAABZ0/z4X0vVe5R9Y/s400/surmoi.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; décalage qui sévit entre la Chine et l'Occident (terme on ne peut plus réducteur puisque, à ma connaissance, l'Australie et le Japon n'en font pas partie) provient d'un rapport inversement disproportionnel du &lt;em&gt;surmoi&lt;/em&gt; et du &lt;em&gt;Ça&lt;/em&gt;. L'Occident et ses libertés vouées au culte du &lt;em&gt;Ça&lt;/em&gt; sont en panne de &lt;em&gt;surmoi&lt;/em&gt;; la Chine sous l'emprise d'un &lt;em&gt;surmoi&lt;/em&gt; tyrannique ne conquiert un soupçon de &lt;em&gt;Ça&lt;/em&gt; qu'au travers d'un consumérisme compulsif. Comment faire cohabiter des fondements culturels aussi radicalement distincts? Comment cohabiter quand il est à l'évidence davantage question de s'opposer que de se comprendre? Et comment se comprendre mutuellement quand on ne se comprend pas soi-même?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'emprunte à l'excellent essai de Bernard Stiegler, &lt;em&gt;La télécratie contre la démocratie&lt;/em&gt;, une citation de Freud que lui-même emprunte à Schopenhauer:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Par un froid jour d'hiver, des porcs-épics, en compagnie, se serraient de très près les uns des autres pour éviter, grâce à leur chaleur réciproque, de mourir de froid. Bientôt, cependant, ils sentirent leurs piquants réciproques, ce qui de nouveau les éloigna les uns des autres. Mais lorsque le besoin de se réchauffer les amena de nouveau à se rapprocher, ce second mal se renouvela, si bien qu'ils furent ballottés entre les deux souffrances jusqu'à ce qu'ils aient finalement trouvé une distance moyenne leur permettant de se tenir au mieux.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Que l'on applique cette parabole aux individus ou aux nations n'altère en rien la pertinence de la démonstration: la cohabitation n'est possible que parce qu'elle est nécessaire, elle n'est réalisable que par ajustements successifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, le Chinois a besoin du Français et le Français du Chinois précisément parce que le fonctionnement de leur psyché diffère et crée ainsi un enrichissement potentiel dont il serait particulièrement débile de se dispenser puisque facteur essentiel de la compréhension du genre humain auquel tous deux appartiennent préalablement et in fine. Nous admettons donc ainsi être dans la culture et que la culture n'est pas une spécialité française mais une notion en permanente évolution relevant du genre humain. Sur cette base, nous pouv&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScB0Dg_IEPI/AAAAAAAABaU/f2JxhQtbl_8/s1600-h/engueulade.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314375164040319218" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 143px; CURSOR: hand; HEIGHT: 67px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScB0Dg_IEPI/AAAAAAAABaU/f2JxhQtbl_8/s320/engueulade.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ons envisager une discussion… Les agressions réciproques qui consistent à opposer un argument temporel à un fait historique et ainsi de suite jusqu'à épuisement des mémoires médiatiques est un cul de sac. Le conférencier d'hier soir a craint cet affrontement pour diverses raisons qu'il ne maîtrisait pas forcément et n'a pas su ou pas osé élever le débat autour du questionnement qui hante tant les jeunes chinois plus ou moins directement concernés par la France.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScByFaSlcxI/AAAAAAAABZ8/HtKdKQXo788/s1600-h/tÃ©lÃ©vratie.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314372997579371282" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 110px; CURSOR: hand; HEIGHT: 188px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScByFaSlcxI/AAAAAAAABZ8/HtKdKQXo788/s320/t%C3%A9l%C3%A9vratie.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le chapitre de l'essai de Stiegler auquel j'ai emprunté la citation s'intitule &lt;em&gt;27 – Identification collective et narcissisme de groupe&lt;/em&gt;. Il n'y a guère besoin d'explication, il suffit de voir ou d'imaginer une équipe sportive, ses supporters, un stade plein, une armée, des fidèles dans un lieu de culte, les employés d'une entreprise portant le même tee-shirt, etc. L'identification se fait par le groupe, tellement protecteur, rassurant, qu'on ne peut qu'en être épris et reconnaissant. C'est à dire que c'est un phénomène que l'Occidental connaît très bien mais qui, pour lui, s'apparente à un choix et non à un déterminisme. Or, être Chinois ne pouvant être un choix, l'Occidental se trouve désarçonné dès lors que le Chinois se présente en tant que "Nous, les Chinois". Cela lui semble aussi absurde qu'à un Chinois s'entendant dire, "Je suis Français mais je ne suis pas la France!". C'est à dire que la culture occidentale demande à rencontrer l'individu qui avance au chaud derrière un collectif en prétendant le représenter. Un Français ne sait pas que la Chine est peuplée d'enfants uniques à qui le droit de &lt;em&gt;se penser unique&lt;/em&gt; n'est pas accordé… Là, oui, nous avons un vrai schisme et un élément de réponse pour le jeune homme. S'il refuse ou est dans l'impossibilité de &lt;em&gt;se penser en tant qu'individu&lt;/em&gt;, que sujet, il devra répondre pour un milliard trois cents millions de personnes vivantes, plus encore de morts, et quelques régimes politiques passés ou présents. Voilà pourquoi on lui posera probablement la question qu'il redoute…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entends hurler ceux qui n'ont pas encore décroché… "Bon, okay, mais il est Chinois, il est comme ça! Alors, il répond quoi?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois options… &lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Il est coincé dans sa condition, dans sa culture, fragilisé par son immigration, même temporaire, il aura du mal à s'en sortir autrement qu'en adoptant le discours officiel qui ne passera pas ou alors pour aboutir dans une impasse où la guerre d'Algérie ou la Corse répondra au Tibet, la collaboration aux droits de l'homme, la délinquance et les banlieues au militarisme, etc. La plupart du temps, les interlocuteurs des deux camps ne sont informés que par des médias qui se frottent les mains, et ne se défendent en fait que pour échapper à la terrible angoisse d'être seul. Et c'est ce besoin d'appartenance, naturel, puis culturel, c'est à dire la panurgie universelle qui est à l'origine des conflits, jusqu'au moment où les porcs-épics ont besoin les uns des autres – des bienfaits de la mondialisation… La solitude intrinsèque, initiale, ontologique de l'homme est probablement le plus grand défi qu'il ait à relever – à n'en pas douter, c'est le chemin emprunté par l'individu pour relever ce défi qui signe sa qualité et son inscription dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Option de luxe pour individu évolué… Le jeune homme peut répondre par une autre question: "Et toi, tu es qui?" Il saura immédiatement s'il a une conscience en face de lui ou un argumentaire de supermarché, les droits de l'homme en bandoulière sans même savoir ce qui se passe chez lui. Pour oser cette réponse, il lui faudra non seulement une bonne maîtrise du langage mais aussi, mais surtout, avoir bien intégré les différents mécanismes énoncés ci-dessus, c'est à dire se documenter, se cultiver dans une optique non quantitative, mais tout simplement évolutive.&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314373410537742066" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 255px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScBydcriHvI/AAAAAAAABaE/hwg1Kn9cgvY/s320/compr%C3%A9hension.gif" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;Troisième option (dite &lt;em&gt;The funky option&lt;/em&gt;), sûrement très appréciée et beaucoup plus conviviale… "Oh, m'emmerde pas avec ça! Qu'est-ce qu'on boit?" Compréhension assurée mais ce ne sera que reculer pour mieux sauter: un jour ou l'autre, il faudra parler… Lors d'un cours, par surprise dans une soirée qui ne s'y prête pourtant pas, en mangeant une pizza devant un match de foot, on lui demandera d'où provient cette impossibilité à communiquer. Alors il faudra qu'il se demande vraiment, en son âme et conscience, aussi éloignées qu'elles soient de son ego, d'où il vient…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en ai&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScBxUj-e0WI/AAAAAAAABZs/1p4_l2bRtSc/s1600-h/Jung.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314372158365815138" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 80px; CURSOR: hand; HEIGHT: 120px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScBxUj-e0WI/AAAAAAAABZs/1p4_l2bRtSc/s320/Jung.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; déjà brièvement parlé à propos de Huo Datong, l'inconscient collectif (Jung&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScBw-cZ0sdI/AAAAAAAABZk/SYyALfPpwXM/s1600-h/Freud.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314371778375889362" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 84px; CURSOR: hand; HEIGHT: 116px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScBw-cZ0sdI/AAAAAAAABZk/SYyALfPpwXM/s320/Freud.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;) chinois s'oppose ici à l'inconscient individuel (Freud – &lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lacan&lt;/span&gt;) français alors qu'à l'évidence le second est un affinement du premier, une évolution obtenue grâce à ces fameuses libertés qui imposent tant de responsabilités… individuelles. Pour prendre une image très matérialiste, disons que l'inconscient collectif, c'est la banque, et que l'inconscient personnel, c'est la salle des coffres, des multiples petits coffres. Si l'on ne peut, pour tout discours que parler au nom de la banque, les petits coffres très préoccupés par leur condition demanderont à voir le directeur, le patron… Qui n'est pas joignable! Et si l'on demande l'opinion du petit coffre, il répondra en tant qu'élément d'un tout pointant les dysfonctionnements de la banque dans laquelle il vit, c'est à dire qu'il parlera du contexte déterminé dans lequel il est enraciné pour améliorer sa condition. Même dans les cas de patriotisme ou de culture d'entreprise aigu, il ne substituera pas le contexte de son identité à son identité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois glorieux penseurs de l'humanité évoqués plus haut sont morts et enterrés depuis quelques lustres déjà et, si leur œuvre considérable est à ranger au panthéon du génie humain, l'avenir qui commence évidemment aujourd'hui nous reste à inventer. Ce ne sera possible qu'en apportant notre pierre à l'édifice, certainement pas en attendant que d'autres le pensent puis le fassent pour nous. Que la tâche soit ardue n'est qu'un épiphénomène que l'homme de qualité ne prendra pas en considération. La différence et la méconnaissance ne seront jamais que des opportunités d'approfondissement de soi, c'est à dire d'enrichissement de l'intelligence. Qui peut prétendre s'en dispenser?&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-5027381668839609335?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/5027381668839609335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/seance-de-rattrapage.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5027381668839609335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5027381668839609335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/seance-de-rattrapage.html' title='Séance de rattrape âge...'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/ScBy6ApN13I/AAAAAAAABaM/PccdurHASvI/s72-c/Amphitheatre1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-4629191588472410211</id><published>2009-03-18T01:24:00.006+08:00</published><updated>2009-03-18T20:01:22.129+08:00</updated><title type='text'>La Chine de papa</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sb_dRQ4j1yI/AAAAAAAABZc/0R78vhbvewU/s1600-h/DM+ok.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314209373980186402" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 222px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sb_dRQ4j1yI/AAAAAAAABZc/0R78vhbvewU/s400/DM+ok.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Dorian Malovic est un homme sympathique et affable qui parle d'une voix douce, il a le sens du merveilleux. Un déjeuner à la campagne, la rencontre de ses parents ou l'énumération du contenu d'une bibliothèque, sont énoncés avec un calme enjoué accompagné de gestes lents et rassurants. L'oeil est pétillant, l'homme cherche visiblement la complicité des enfants à qui il s'adresse… mais qui ne sont pas là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En face de lui, un parterre d'étudiants, c'est à dire de jeunes et de moins jeunes adultes, qui écoutent patiemment une heure d'anecdotes et d'historiettes du temps de la Chine d'avant (1987), quand "il y avait deux monnaies, une pour les étrangers, l'autre pour les Chinois". En effet, le plat de résistance de la conférence aura été expédié en un gros quart d'heure… De Huo Datong, le premier psychanalyste chinois qu'il a interrogé jusqu'à en faire un livre de 180 pages, on apprendra qu'il est venu à Paris, qu'il ne s'est pas senti bien et qu'un ami lui a conseillé d'en parler à un psy… Et ce sera tout pour la psychanalyse en Chine! Il évoquera aussi un mystérieux personnage de sa connaissance, savant shanghaien hors d'âge dont la première langue fut le shanghaien (bigre!), la seconde, le français (ah, tiens...), la troisième le latin, ce qui signait donc le portrait du &lt;em&gt;pape jaune&lt;/em&gt; à qui il a aussi consacré un bouquin mais dont apparemment il ne pouvait pas parler… Pourtant, l'audience avait compris de quel interdit il s'agissait puisque le nom du vieux sage lui fut demandé, mais il réussit à ne pas répondre. Nous voilà donc embarqué sur les chemins de rase campagne où, de cimetière en village, de tombes ancestrales en charmantes accompagnatrices, le temps passait très très lentement, un peu à l'inverse de ce qu'aura vécu la Chine dans cet intervalle de vingt-deux ans où Dorian Malovic semble aussi s'être endormi - au point de croire que la meilleure volonté du monde peut justifier un ton d'une telle condescendance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce temps est révolu, les jeunes chinois posent des questions auxquelles ils attendent des réponses précises et qui font sens. Les plus évolués (qui étaient présents) ne sont plus tout à fait dupes des compliments sur le formidable progrès, etc. A l'évidence, Dorian Malovic n'était pas en situation ou en position de leur répondre. Toute en circonlocution vague et hasardeuse, sa conférence aura été un hymne à la langue de bois, à un politiquement correct tellement abyssal que les spectateurs tentèrent leur chance en lui expliquant ce qu'il en était d'être Chinois et d'aller vivre en France pour revenir et se retrouver dans un état d'inadaptation quasi totale. Même pas eu l'idée de rebondir sur la psychanalyse… J'ai même cru un instant que la conférence allait s'inverser, le public montant sur la scène et l'invité prenant place, seul, au milieu de la salle vidée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La traversée du pont&lt;/em&gt; qui intitulait la conférence n'a donc pas eu lieu. Entre la congélation et l'encéphalogramme plat, la gêne visiblement ressenti par ce conférencier-journaliste à l'écoute de la problématique que tentait d'évoquer le public pose une question d'éthique: si la possibilité de s'exprimer clairement et librement n'est pas garantie, doit-on maintenir le principe d'une "conférence"? Dorian Malevic répond un &lt;em&gt;OUI&lt;/em&gt; dont je préfère penser qu'il n'est pas le prétexte à un discours lénifiant bien rodé, d'une Alliance française à l'autre… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-4629191588472410211?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/4629191588472410211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/la-chine-de-papa-version-langue-de-bois.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4629191588472410211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4629191588472410211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/la-chine-de-papa-version-langue-de-bois.html' title='La Chine de papa'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sb_dRQ4j1yI/AAAAAAAABZc/0R78vhbvewU/s72-c/DM+ok.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-4998540680761857752</id><published>2009-03-17T12:36:00.007+08:00</published><updated>2009-03-17T13:20:40.692+08:00</updated><title type='text'>Mort d'un poète électrique</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sb8uFQNUC-I/AAAAAAAABZU/SGB47KLYoGQ/s1600-h/alain_bashung_reference.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314016753105505250" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 277px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sb8uFQNUC-I/AAAAAAAABZU/SGB47KLYoGQ/s400/alain_bashung_reference.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Alain Bashung est mort samedi d'un cancer du poumon, il sera enterré vendredi au Père Lachaise.&lt;br /&gt;Peut-être était-il l'un des derniers grands musiciens, auteur-compositeur- interprète, moderne – je veux dire de ceux qui ont précédé le tout médiatique industriel. Rares sont les artistes dont la qualité créative évolue, ne se renie pas sans pour autant se dispenser d'écouter, d'entendre l'air du temps. De &lt;em&gt;Play blessures&lt;/em&gt; à &lt;em&gt;Osez Joséphine&lt;/em&gt; ou au sépulcral &lt;em&gt;L'imprudence&lt;/em&gt;, on peinera à reconnaître Bashung tout en sachant que lui seul pouvait faire l'un comme les autres. L'ignorance dans laquelle il était tenu à l'étranger s'explique probablement par les textes de ces chansons/tableaux/nouvelles. Boris Bergman et Jacques Fauque, les paroliers successifs avec lesquels il travaillait dans une osmose très particulière, créaient un univers langagier renvoyant à toute sorte d'images et de jeux sur les mots au trois ou quatrième degré (&lt;em&gt;"volutes partent en fumée"&lt;/em&gt;, par exemple, que l'on peut méditer très longtemps…)… Quelques succès durables tels que &lt;em&gt;Gaby&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Vertige de l'amour&lt;/em&gt; lui avaient assurer une reconnaissance populaire sans entacher sa réputation auprès des puristes et des exigences de tous bords. Si cela peut se concevoir, il est parti en beauté avec trois ultimes Victoires de la musique dont meilleur interprète et meilleur album de l'année avec &lt;em&gt;Bleu pétrole&lt;/em&gt;, ce qui fait de son palmarès un record historique avec 11 Victoires de la musique sur l'ensemble de son œuvre. Si les Affaires étrangères et paraît-il culturelles faisaient leur boulot, le monde saurait peut-être que la France ne s'appelle définitivement pas Hélène… Histoire qu'Alain ne soit pas confiné à l'hexagone, le lien ci-dessous propose à mes amis chinois une chanson vieille de 18 ans (elle est donc majeure et autorisée!) et se veut une ouverture sur tout le reste, immense, que propose un artiste hors norme. A quand une thèse sur Bashung? &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Allez, salut, Alain! Je te devais bien ça…"&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=NiOHAlkNZa8"&gt;http://www.youtube.com/watch?v=NiOHAlkNZa8&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photo: &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.alainbashung.com/"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;www.alainbashung.com&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-4998540680761857752?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/4998540680761857752/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/mort-dun-poete-electrique.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4998540680761857752'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4998540680761857752'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/mort-dun-poete-electrique.html' title='Mort d&apos;un poète électrique'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sb8uFQNUC-I/AAAAAAAABZU/SGB47KLYoGQ/s72-c/alain_bashung_reference.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-3808936667243991572</id><published>2009-03-15T20:20:00.007+08:00</published><updated>2009-03-16T11:02:36.127+08:00</updated><title type='text'>"Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants" de Guo Xiaolu</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le titre est aus&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbzzRIYcN0I/AAAAAAAABYc/e_LbNUbUOe4/s1600-h/Guo+Xiaolu+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313389136023664450" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 187px; CURSOR: hand; HEIGHT: 306px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbzzRIYcN0I/AAAAAAAABYc/e_LbNUbUOe4/s400/Guo+Xiaolu+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;si racoleur que pertinent! Un dico ne sera pas de trop dans cet inévitable ménage à trois: le couple amoureux et le décalage culturel qui s'invitera à chaque instant de leur vie commune… Autant dire que ça commence fort pour approcher Xiao Lu 小櫓 (petite rame) qui brouille les pistes avec talent – son rapport au cheminement sur l'eau, probablement… Le livre dont il est question ici est important, mais peut-être pas autant que le parcours de son auteur. 350 pages de bonheur très paradoxal - à moins que ce ne soit la souffrance qui finisse par être une jouissance? -, chez un éditeur peu soupçonnable de complaisance sont un bon gage d'honnêteté, un passe, non pour la sainteté, mais certainement pour l'authenticité. Xiaolu est la réponse à &lt;em&gt;To go or not to go&lt;/em&gt;, ce ne sont ni les trottoirs ni les universités de l'Occident qu'elle arpente, mais ceux de l'âme du monde que les cultures répressives semblent incapables d'appréhender en tant qu'entité… Xiaolu, comme tant d'autres, un pied à l'Est, l'autre à l'Ouest, a mal au cœur… Comment ne pas compatir, comment ne pas s'agacer? Qu'y a-t-il de si extraordinaire à être Chinoise, Irlandais, Bengali, Turko-Moldave?&lt;br /&gt;Imaginons un type… Bon, d'accord, une jeune femme! Son père est français, lui-même de parents corse (père) et breton (mère). Il tombe amoureux (figure de style) d'une jeune femme d'origine maghrébine… La jeune femme en question est donc née de cette union que l'on projette heureuse sur le plafond noir de nos nuits blanches… Elle fait comment, cette jeune femme? Quelle culture? Quel dialecte? Qui est le Kong Zi de son univers? &lt;em&gt;Mei you dan wei!&lt;/em&gt; Et pourtant, la vie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite rame est une grande passerelle… Les jeunes femmes chinoises y trouveront le relevé des désillusions et incompréhensions qui les guettent à l'étranger, dans l'étranger, avec l'étranger, bref, au cœur de l'étrange! Pour les aliens tentés par l'aventure de la vie en compagnie des interdits et des obligations bétonnées, l'honnêteté de Xiaolu fera gagner beaucoup de temps!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Je ne retournerai peut-être jamais en Angleterre, le pays où je suis devenue adulte, le pays où je suis devenue femme, le pays où j'ai été blessée aussi." &lt;/em&gt;(p.328)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On rit, on &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sbz0YbkQP0I/AAAAAAAABYs/vbDUk8R-L2c/s1600-h/Xiaolu+2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313390360944197442" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 98px; CURSOR: hand; HEIGHT: 137px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sbz0YbkQP0I/AAAAAAAABYs/vbDUk8R-L2c/s400/Xiaolu+2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;sourit, on apprécie aussi le tour de main, la capacité à restituer l'évolution du langage et de la compréhension de ce qui entoure l'héroïne/auteur d'une aventure si banalement humaine que l'on se demande ce qui peut générer un tel malaise récurrent, permanent. Le talent de Xiaolu, c'est de légitimer ce que l'Occident ne comprend pas: la puissance d'un formatage qui n'est pas politique, ou alors indirectement, mais tout simplement culturel, familial, éducationnel – nombreuses évocations de l'éducation des petits maîtres, ces géants de l'enfance…&lt;br /&gt;Selon diverses fiches d'éditeurs, &lt;em&gt;Xiaolu Guo est née en 1973 dans un village de pêcheurs du sud de la Chine. Elle se partage aujourd’hui entre la littérature et le cinéma. Premier Prix du Festival de films de femmes de Créteil en 2007 et prix du jury au Festival du film international de Fribourg pour How is your fish today ?, elle a &lt;/em&gt;surtout&lt;em&gt; publié deux romans en françai&lt;/em&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sbzzkeg0YSI/AAAAAAAABYk/8_JbOWCB4Lg/s1600-h/Xiaolu+Guo.jpg"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313389468381896994" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 119px; CURSOR: hand; HEIGHT: 99px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sbzzkeg0YSI/AAAAAAAABYk/8_JbOWCB4Lg/s400/Xiaolu+Guo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;s : La ville de pierre (Picquier, 2003) et Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants (Buchet/Chastel, 2008). Romancière, poète et réalisatrice, Guo Xiaolu, donne à voir la Chine à travers des documentaires comme The Concrete Revolution, sur les transformations de Pékin. À travers l’écriture et la réalisation, Guo Xiaolu explore les distances entre le monde intérieur et la réalité, et offre, à travers l’art, chaleur et force à une humanité qui selon elle réclame amour et contact émotionnel. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Inutile d'ajouter quoi que ce soit pour comprendre que l'accès aux sites personnels de l'auteur n'est pas possible… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-3808936667243991572?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/3808936667243991572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/petit-dictionnaire-chinois-anglais-pour.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3808936667243991572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3808936667243991572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/petit-dictionnaire-chinois-anglais-pour.html' title='&quot;Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants&quot; de Guo Xiaolu'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbzzRIYcN0I/AAAAAAAABYc/e_LbNUbUOe4/s72-c/Guo+Xiaolu+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-8446768172723005758</id><published>2009-03-15T15:58:00.013+08:00</published><updated>2009-03-15T18:33:22.238+08:00</updated><title type='text'>Les bons contes font les bons zamis</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sby265MyaFI/AAAAAAAABXw/zkaP8v77Gwc/s1600-h/Winner+OK.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313322783293466706" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 279px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sby265MyaFI/AAAAAAAABXw/zkaP8v77Gwc/s400/Winner+OK.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="justify"&gt;Un vendredi 13 glacial est un contexte idéal pour créer un conte en quatre heures quand on est cinq (2 lycéens français et 3 étudiants chinois) par équipe et que l'on ne se connaissait pas une heure auparavant… C'est dans le cadre de la semaine de la francophonie que l'Université de Fudan a donc accueilli dix équipes sélectionnées par le service universitaire du Consulat de France qui organisait ce concours dédié au langage, à la créativité et à l'imagination. La compétition a révélé de belles plumes et plus encore de cette imagination que l'on ne trouve guère au pouvoir mais, avant d'en venir aux choix du jury, voyons comment ce très grand atelier d'écriture collective s'est déroulé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant quatre heures, les groupes de travail se devaient de créer un c&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sby19KGxC6I/AAAAAAAABXY/2ED2I26KIrY/s1600-h/Writing+OK.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313321722679724962" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 208px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sby19KGxC6I/AAAAAAAABXY/2ED2I26KIrY/s400/Writing+OK.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;onte (merveilleux, fantastique, philosophique, et pourquoi pas les trois!) à partir de consignes simples: production de 4 recto A4 en respectant autant que faire se peut la langue de Molière, en faisant preuve d'imagination et en utilisant nécessairement une liste de 10 mots tels que &lt;em&gt;Clair de Terre&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;compatible&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;génome&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;transformer&lt;/em&gt;, qui étaient la garantie d'aller faire un tour assez loin de Shanghai… Effervescence phosphorique, échange culturel et creuset tant générationnel que globalisant, les productions ont jeté un pont sur le temps et par dessus toutes les frontières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 17h00, les copies furent ramassées via une clé USB et imprimées, dupliquées, en six exemplaires pour les membres du jury, déjà réunis dans les hautes sphères de l'université, au 15ème étage… En toute logique, c'était l'heure de la récré! Le consulat avait mis le paquet en invitant un groupe de musique brésilienne, The Universal Quartet composé de… trois musiciens! Aussi en cassant sa tirelire pour un buffet traiteur à 8000 yuans qui fut convenablement pillé en quelques minu&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sby2HQSDhII/AAAAAAAABXg/Re7nZgifubk/s1600-h/Kids+on+stage+OK.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313321896136377474" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 288px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sby2HQSDhII/AAAAAAAABXg/Re7nZgifubk/s400/Kids+on+stage+OK.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;tes. Au trio quartet brésilien succéda un groupe du lycée français de Shanghai. Les cheveux poussent ces temps-ci et le vent souffle côté rock indie, résurgence punky, bonne volonté et les copains/copines qui sautent sur place au premier rang, bref, tutti bene et enchaînement avec un autre groupe, plus torturé, quelque part entre Radiohead et Portishead et sûrement beaucoup d'autres choses… Le jury composé de profs du Lycée français, des Universités de Fudan et de Sisu, et de l'équipe pédagogique du Consulat, pouvait réapparaître après lecture des oeuvres…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5313322304484763218" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 224px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sby2fBf5ZlI/AAAAAAAABXo/HslVw2d_mPE/s400/JuryOK.jpg" border="0" /&gt;Le grand prix est allé à l'unanimité à l'équipe numéro 9 pour "Bleuvert", un conte très académique mais aussi étonnamment maîtrisé. Un grand-père raconte la vie du temps de la Terre à son petit-fils… Plus encore que le sac de livres reçu par chaque auteur en récompense, l'annonce d'une prochaine édition de ce conte par le lycée français – une édition possiblement illustrée – a été un vrai motif de satisfaction. Le prix du langage (richesse, style) est allé à l'équipe numéro 2 et enfin le prix de l'originalité à l'équipe numéro 8 pour un beau travail sur le double. Tous les textes avaient en commun de s'inquiéter très sérieusement de l'avenir du monde en tant que planète pourrie par l'homme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée s'est achevée à 19h30… Jeunes français et chinois ont travaillé ensemble à Shanghai, écouté des Brésiliens et de la musique anglo-saxonne interprétée par des Français et un Allemand, ils ont surtout produit des textes qui ignorent résolument les frontières, valorisant ainsi une francophonie chinoise de l'ouverture au monde, on ne peut que s'en réjouir. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos: Émilie Zheng, Christelle Cheng, Natacha Bouchard (mais lesquelles?)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;1 - Les heureux gagnants 2 - Ateliers de production 3 - Musique classique 4 - Jury + vainqueurs&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-8446768172723005758?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/8446768172723005758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/les-bons-contes-font-les-bons-zamis.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/8446768172723005758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/8446768172723005758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/les-bons-contes-font-les-bons-zamis.html' title='Les bons contes font les bons zamis'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sby265MyaFI/AAAAAAAABXw/zkaP8v77Gwc/s72-c/Winner+OK.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-2145127656883543939</id><published>2009-03-14T18:11:00.009+08:00</published><updated>2009-03-15T11:55:20.126+08:00</updated><title type='text'>Le zen du blogger</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbuEW2IKo5I/AAAAAAAABWo/XwT1tcDU8cA/s1600-h/Zen+du+blogger+1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312985713435386770" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 224px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbuEW2IKo5I/AAAAAAAABWo/XwT1tcDU8cA/s400/Zen+du+blogger+1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; - Hé, au fait! Ça y est, j'ai vu ton blog!&lt;br /&gt;- Ah, oui? Super… Ça t'a plu? Enfin, je veux dire, quelque chose t'a intéressé?&lt;br /&gt;- Oh, oui! C'est vraiment très très bien! Non, sincèrement, hein! Je te dis pas ça pour…&lt;br /&gt;- Bon, ben écoute, c'est gentil. Merci…&lt;br /&gt;- Peut-être un peu long, par moments… Certains articles, euh, bon, c'est clair, on finit pas…&lt;br /&gt;- Ah, bon, carrément?&lt;br /&gt;- Enfin, le prends pas mal, hein! Mais, oui, prise de tête, quoi! Enfin, pas tous les articles! Y'en a deux ou trois, je sais plus les quels, ça se lit bien, assez vite…&lt;br /&gt;- Ah, oui, le langage… &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbuDYVUqGnI/AAAAAAAABWQ/nSWxxMqAkFw/s1600-h/Zen+blogger+3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312984639477521010" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 252px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbuDYVUqGnI/AAAAAAAABWQ/nSWxxMqAkFw/s400/Zen+blogger+3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Ben, c'est à dire que c'est… C'est pas le vocabulaire, tu vois! Avec un bon dictionnaire, on s'en sort… C'est plutôt comment les phrases sont construites…&lt;br /&gt;- Euh…&lt;br /&gt;- Quand je lis Maupassant, j'ai aucun problème pourtant! Mais tes trucs à toi, il faut que je m'y reprenne en plusieurs fois…&lt;br /&gt;- C'est pas en fonction des sujets traités? Kristeva, par exemple…&lt;br /&gt;- Oui, mais bon, c'est quand même toi qui les choisis les sujets…&lt;br /&gt;- Sans aucun doute.&lt;br /&gt;- Je me demande si parfois, faudrait pas oublier la Chine, prof, Shanghai, tout ça, quoi!&lt;br /&gt;- C'est à dire un autre blog par un autre auteur, en fait?&lt;br /&gt;- C'est vrai qu'il y en a des vraiment marrants, ou très simples, avec plein de photos sympas!&lt;br /&gt;- Tu n'aimes pas non plus les photos du blog?&lt;br /&gt;- Ah si si! Les photos très biens! Mais deux ou trois par long article compliqué, c'est pas franchement…&lt;br /&gt;- Mais le diaporam&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbuD-7GS2aI/AAAAAAAABWg/Uflj70mYen0/s1600-h/Zen+blogger2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5312985302452853154" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 251px; CURSOR: hand; HEIGHT: 345px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbuD-7GS2aI/AAAAAAAABWg/Uflj70mYen0/s400/Zen+blogger2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;a? Plus de 60 photos!&lt;br /&gt;- Le tout petit truc à côté du premier article?&lt;br /&gt;- Oui!&lt;br /&gt;- C'est sûrement bien mais on voit rien… C'est vraiment très petit!&lt;br /&gt;- Tu n'as pas cliqué dessus?&lt;br /&gt;- Euh, non...&lt;br /&gt;- Tu cliques et les photos passent en plein écran…&lt;br /&gt;- Sans déconner?&lt;br /&gt;- Puisque je te le dis!&lt;br /&gt;- Bon, faut que je retourne voir! C'est quoi l'adresse déjà?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-2145127656883543939?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/2145127656883543939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/le-zen-du-blogger.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2145127656883543939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2145127656883543939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/le-zen-du-blogger.html' title='Le zen du blogger'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbuEW2IKo5I/AAAAAAAABWo/XwT1tcDU8cA/s72-c/Zen+du+blogger+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-5314376623163610157</id><published>2009-03-11T11:59:00.010+08:00</published><updated>2009-03-11T18:12:01.007+08:00</updated><title type='text'>Deviens qui tu es.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;"Lorsqu'un Chinois souffre d&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sbc7ub9i-rI/AAAAAAAABRs/kAT8PGtcvvQ/s1600-h/Huo+Datong.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311779954472712882" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 211px; CURSOR: hand; HEIGHT: 345px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sbc7ub9i-rI/AAAAAAAABRs/kAT8PGtcvvQ/s400/Huo+Datong.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;'angoisse ou garde un secret intime tapi au fond de son être, il se demande comment confier son angoisse et son secret à quelqu'un. Mais il se trouve face à un terrible dilemme: la morale chinoise, la tradition, le confucianisme pèsent de tout leur poids et l'empêchent de critiquer ou de seulement mettre en cause ses parents ou sa famille. Il s'agit de la première barrière à surmonter.&lt;br /&gt;La seconde vient du régime politique. Il n'existe pas en Chine aujourd'hui d'espace privé bien défini et surtout respecté par l'autorité. En conséquence, les individus ont des difficultés considérables à se livrer complètement. Il faut encore ajouter les souvenirs terribles de ce qu'on vécu les Chinois durant la Révolution culturelle (1966-1976). Il fallait rédiger des confessions sur des pages et des pages, il fallait aussi dénoncer les gens de sa famille, des voisins, des professeurs, il fallait inventer des fautes jamais commises, porter de fausses accusations… Certains avaient écrit leur journal intime qui a été lu devant des foules entières. Comment faire confiance avec un passé aussi mouvementé?"&lt;/em&gt; (p.58 et 59)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huo Datong est le premier psychanalyste chinois, il a ouvert son cabinet en 1996, dans l'université du Sichuan, à Chengdu, où il donne désormais un cours sur la psychanalyse. Dorian Malovic est chef du service Asie au quotidien &lt;em&gt;La croix&lt;/em&gt;, il pratique la Chine depuis plus de vingt ans. Les deux hommes se sont longuement entretenus à propos de la situation de la psychanalyse en Chine, il en est ressorti un livre de 180 pages publié chez Plon en 2008. Si les lecteurs informés risquent de rester sur leur faim d'un point de vue strictement psychanalytique, en revanche, aucune considération, aucun angle n'est évité concernant la Chine. De la sexualité à la morale, en passant par le taoïsme et le rôle de l'histoire, le traumatisme de l'enfant unique et la prostitution, l'empire du milieu est scanné en tant que racine de la souffrance individuelle du Chinois contemporain. Si l'ensemble reste théorique, le livre est aussi d'une réelle utilité publique. Disons qu'à défaut de s'allonger vraiment, la Chine, via Huo Datong, pose au moins une fesse sur le divan… Et c'est déjà beaucoup!&lt;br /&gt;La notion d'inconscient, absente de la culture chinoise, pose un sérieux problème conceptuel. Si l'on tente d'évoquer la psychanalyse, les réponses révèlent une confusion idéologiquement entretenue avec la psychologie exclusivement fonctionnelle héritée du grand frère soviétique. Les psychologues aux ordres de l'idéologie sont d'une redoutable efficacité pour nier l'individu dans sa complexité et le remettre au boulot, sur les rails au service de la famille, de la société harmonieuse, etc. Le soulagement du consultant ne pourra être que la satisfaction d'un retour à la norme, pour ce qui est de son mal-être intime, il sera convaincu qu'il est plus raisonnable d'attendre une prochaine incarnation pour essayer d'en parler. Huo Datong n'a rien de commun avec les sbires de la norme idéologique sécuritaire. Il a suivi une analyse de 1987 à 1992, à Paris, avec un lacanien, Michel Guibal, sinologue comme Lacan. C'est évidemment ce qui explique son attachement au personnage de Lacan et à la cause freudienne en général. En effet, ces deux grandes figures reviennent constamment dans les explications de Huo Datong alors que dans le même temps, il évoque plutôt l'inconscient collectif de la Chine. C'est à dire qu'il revendique une filiation freudienne et lacanienne mais est en fait très inspiré par Jung qu'il ne cite jamais, préférant se présenter comme le premier penseur psy de la Chine contemporaine. Pourtant, du &lt;em&gt;Mystère de la fleur d'or&lt;/em&gt; à &lt;em&gt;Psychologie et orientalisme&lt;/em&gt;, le père de la psychologie des profondeurs s'est intéressé de près à l'inconscient collectif de l'Orient. Et il semble évident que la fureur collectiviste, négationniste de l'individu, fait obstacle à l'inconscient personnel révélé par Freud puis re-conceptualisé par Lacan sur la base du langage. A n'en pas douter, Huo Datong doit opérer une synthèse très particulière pour réussir à décomplexer l'inconscient chinois! Dorian Malovic le présente comme le Lacan chinois mais je ne suis pas convaincu de la pertinence d'un tel éloge. Quelque chose reste à inventer qui devra se passer de références occidentales pour accéder à une crédibilité chinoise…&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sbc66A46fBI/AAAAAAAABRc/RIFBvwYLmnI/s1600-h/el-divan-de-freud.1200063197"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311779053852326930" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 274px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sbc66A46fBI/AAAAAAAABRc/RIFBvwYLmnI/s400/el-divan-de-freud.1200063197" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dorian Malovic sera mardi prochain (17 mars, 19h00) à l'Alliance française (Wusong lu), pour y présenter son livre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;NB - Le titre de l'article est une citation de Pindare, poète grec (-500 av. J.C.), de nombreuses fois reprise, de Goethe à Nietzsche et... Lacoste!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photo: le divan du cabinet de Freud&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-5314376623163610157?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/5314376623163610157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/deviens-qui-tu-es.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5314376623163610157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5314376623163610157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/deviens-qui-tu-es.html' title='Deviens qui tu es.'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sbc7ub9i-rI/AAAAAAAABRs/kAT8PGtcvvQ/s72-c/Huo+Datong.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-6712616093256624138</id><published>2009-03-10T18:56:00.019+08:00</published><updated>2009-03-11T18:11:18.900+08:00</updated><title type='text'>Barbie: une blonde liftée, un modèle ruiné...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbZNBR7yCKI/AAAAAAAABRE/5rlKXtUycvE/s1600-h/Barby1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311517494919432354" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 279px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbZNBR7yCKI/AAAAAAAABRE/5rlKXtUycvE/s400/Barby1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Barbie est désormais une ménagère de plus de 50 ans… Autant dire qu'elle ne fait plus recette. Du côté de chez Matel, géant américain de l'entertainment post-natal et expert en formatage précoce, on invoque volontiers la crise pour justifier des pertes record, c'est peut-être la première fois que cette dramaturgie socio-économique est aussi clairement instrumentalisée par un industriel. Barbie était déjà &lt;em&gt;has been&lt;/em&gt;, totalement ringardisée, pour son trentième anniversaire. Vieille peau avant l'âge, coincée entre un Ken évidemment impuissant (un brushing pareil…) et un G.I. Joe bodybuildé genre &lt;em&gt;sauvons la patrie entre hommes&lt;/em&gt;, personne ne la regardait plus… Et de plus en plus de moins en moins… Elle a patienté comme une vieille speakerine qui guette le lancement d'une émission culinaire pour tenter une seconde carrière. Et son come-back est arrivé comme un rayon de soleil radio-actif… Le 5 de ce mois, le géant américain du jouet planétaire (donc fabriqué en Chine), visant clairement le ramollissement du cerveau et le conditionnement du consommateur pré-pubère, vient d'ouvrir un huit étages sur Huai Hai zhong lu. Le décalage d'un demi-siècle est donc confirmé, entériné par une flopée de marmaille nantie, ébaudie surtout par le bonheur de le&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbZNJuyIwpI/AAAAAAAABRM/O2wEj77fQKo/s1600-h/Barbie+cops.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311517640102560402" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 267px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbZNJuyIwpI/AAAAAAAABRM/O2wEj77fQKo/s400/Barbie+cops.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ur maman qui en ont rêvé toute leur vie sans obtenir mieux que la voir de très loin. Une nouvelle connexion est donc établie entre l'Occident débilitant et la Chine actuelle en pleine séance de rattrapage consumériste et décérébré. Qui va se charger d'annoncer aux gamines de Shanghai que les Barbies de chair et de sang de l'Occident sont sous Prozac?&lt;br /&gt;Chaque jour, seul, en couple, ou entre amis de toutes les nationalités (y compris chinoise), nous guettons un signe d'évolution, une décrispation de l'intérieur qui renonce à fustiger l'étranger pour justifier le chaos rutilant de la globalisation. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette évolution ne semble pas au programme… C'est la peur qui règne, qui est entretenue en toute occasion, y compris l'ouverture d'un magasin de poupées avec cordon de flics à l'entrée! Quel cerveau malade peut imaginer une émeute de gamines en mal de Barbie? On crée donc l'artifice de l'importance, du contrôle de l'ordre, pour une vieille poupée liftée mise en scène pour des petites filles sommées de rassurer leur maman: "Mais si, maman! C'est fini, tu sais… Tu vois, on a même Barbie, maintenant…". Complicités internationales et nationalismes paravents de ces complicités.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Photos: Magnum et Reuters&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-6712616093256624138?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/6712616093256624138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/barbie-une-blonde-liftee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6712616093256624138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6712616093256624138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/barbie-une-blonde-liftee.html' title='Barbie: une blonde liftée, un modèle ruiné...'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbZNBR7yCKI/AAAAAAAABRE/5rlKXtUycvE/s72-c/Barby1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-7424066810329526467</id><published>2009-03-10T16:16:00.007+08:00</published><updated>2009-03-16T10:45:43.835+08:00</updated><title type='text'>Une bien belle histoire du toit du monde</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbYlKQaTzBI/AAAAAAAABQs/06jsKGPEY44/s1600-h/Tintin.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5311473668664314898" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 105px; CURSOR: hand; HEIGHT: 427px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbYlKQaTzBI/AAAAAAAABQs/06jsKGPEY44/s400/Tintin.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Le Tibet e&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbYihbNb3LI/AAAAAAAABP8/pVDFd-hR3gY/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;/a&gt;st une magnifique province de l'ouest de la République Populaire de Chine. Longtemps plongés dans une nuit féodale, les malheureux Tibétains endoctrinés et exploités par le fourbe "Dalaï-Lama et sa clique" sont maintenant tous libérés par les grands frères Hans. Grâce aux efforts consentis par les autorités de Beijing depuis cinquante ans, et malgré quelques rares et occasionnels terroristes manipulés par l'étranger et vite maîtrisés par l'intègre police locale, le progrès harmonieux peut désormais se voir à chaque coin de rue et même au sommet des montagnes propres et pures. Le respect des droits de l'homme, préoccupation constante du gouvernement tant national que régional, offre une quiétude incomparable à la région qui participe activement au remarquable développement de la nation tout entière et à son rayonnement dans le monde. C'est dans ce contexte radieux d'ultime libération que les Tibétains s'apprêtent "à célébrer chaleureusement" le cinquantième anniversaire de "la journée d'émancipation d'un million de serfs". Le principe de "cette journée a été votée à l'unanimité par l'assemblée nationale populaire", elle se tiendra désormais chaque année, "le 28 mars", dans le calme, la joie et la sérénité. Six millions de Chinois tibétains, soit 0,5% de la population totale de l'empire, sont désormais à la pointe d'un progrès qu'ils sont fiers et heureux de montrer aux touristes du monde entier qui viennent quotidiennement les visiter et repartent enfin convaincus, malgré la propagande internationale, que la Chine est un pays de partage équitable et d'harmonie populaire. Etc, etc.&lt;br /&gt;Pour plus d'informations de ce genre:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.tibet328.cn/"&gt;http://fr.tibet328.cn/&lt;/a&gt; le nouveau site polyglotte que le gouvernement vient de mettre en ligne sur ce sujet très sensible. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-7424066810329526467?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/7424066810329526467/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/une-bien-belle-histoire-du-toit-du.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7424066810329526467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7424066810329526467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/une-bien-belle-histoire-du-toit-du.html' title='Une bien belle histoire du toit du monde'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbYlKQaTzBI/AAAAAAAABQs/06jsKGPEY44/s72-c/Tintin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-4523466214519572325</id><published>2009-03-07T15:51:00.033+08:00</published><updated>2009-03-08T06:56:33.251+08:00</updated><title type='text'>JOURNÉE DE LA FEMME</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbL1U-JkWNI/AAAAAAAABPs/l8_bQweShrk/s1600-h/femme-en-cage-chine-art2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310576651252553938" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 195px; CURSOR: hand; HEIGHT: 258px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbL1U-JkWNI/AAAAAAAABPs/l8_bQweShrk/s400/femme-en-cage-chine-art2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sois belle et fais la vaisselle!&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIs4VcONoI/AAAAAAAABOk/bbZHaZoJF6g/s1600-h/Serviettes+1+ok+(1).jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Hier matin, je suis allé chercher mon salaire au siège de l'université. Pour éviter un long et coûteux aller-retour, Xiangfei m'a demandé de lui ramener les cadeaux que l'université en général et le département en particulier offrent à leurs employées (profs et autres) à l'occasion de la journée mondiale qui célèbre la femme en tant que espèce menacée. Mon smic occidental en poche, je suis donc monté au septième étage, dans la salle déserte du département, où attendaient une pile de sacs de toile rouge, une autre de boîtes en carton contenant un lot de serviettes éponge (université), et un alignement de sacs plastique contenant chacun 1 litre de liquide vaisselle, 1 litre de lessive, 2 flacons de gel douche (département). Les bidons et flacons enroulés dans les serviettes fourrées dans le sac rouge, une case cochée sur le listing pour dire que Xiangfei avait pris ses cadeaux, je rentrai à la maison avec ce symbole de la reconnaissance de la femme &lt;em&gt;made in China&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Gardons le sens de la mesure et accordons notre solidarité compassionnelle aux femmes afghanes étouffant sous leur burka, aux jeunes africaines excisées, et à toutes les femmes victimes de la barbarie des virilit&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIuhCEvWwI/AAAAAAAABO8/1dhAyu804bQ/s1600-h/MÃ©tro9.jpg"&gt;&lt;/a&gt;és psychopathologiques. Demandons-nous cependant comment évolue le tchador universel, quelle forme est-ce qu'il prend dans les sociétés civilisées, celles où la femme dispose d'un certain confort matériel et d'une liberté d'exhibition certaine – ce mode d'expression dont elle semble avoir le monopole. &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIupu6cV9I/AAAAAAAABPE/Vmy63LgvgWc/s1600-h/MÃ©tro+1+ok.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310358205125908434" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 272px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIupu6cV9I/AAAAAAAABPE/Vmy63LgvgWc/s400/M%C3%A9tro+1+ok.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Si l'on admet le questionnement, un vieux texte toujours d'actualité des &lt;em&gt;Mythologies&lt;/em&gt; de Barthes nous revient en mémoire: &lt;em&gt;Jouets&lt;/em&gt; ou comment formater le désir, créer un conditionnement tel que ce désir ne nous appartient plus, et n'est au contraire que l'expression d'un dirigisme, conscient ou non. Le cadeau, fait éminemment culturel, devient alors l'expression d'une nature récompensée, d'un encouragement à emprunter un chemin balisé de reconnaissance et de normalité. Extrait de ce texte écrit en 1957: "Que les jouets français préfigurent littéralement l'univers des fonctions adultes ne peut évidemment que préparer l'enfant à les accepter toutes, en lui constituant avant même qu'il réfléchisse l'alibi d'une nature qui a créé de tout temps des soldats, des postiers et des vespas." Remplaçons "enfant" par "femme" et "soldat, postier, vespas" par "liquide vaisselle, lessive, gel douche" et l'on aura une idée plus exacte, me semble-t-il, de ce que suggère ici cette journée de la femme.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Métro, boulot, conso&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIuDgb2rLI/AAAAAAAABO0/aE_Dg_coYZM/s1600-h/MÃ©tro2+ok++.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310357548404485298" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 202px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIuDgb2rLI/AAAAAAAABO0/aE_Dg_coYZM/s400/M%C3%A9tro2+ok%2B%2B.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La ménagère chinoise, au moins celle vivant à Shanghai, opère dans un univers qui n'est pas sans rappeler le climat particulier des années 70 en France. Cette période charnière, affreusement giscardienne, inhumant ses trente glorieuses à l'occasion du premier choc pétrolier, enterra du même coup les réclames pour installer l'industrie de la pub, rouleau compresseur mental auquel tous les Debord et Baudrillard ne pourront jamais rien. Le matraquage entrait par les TV nouvellement en couleurs pour relancer une consommation martyrisée par l'inflation qui galopait si vite qu'on ne la rattraperait plus, ne réussissant qu'à la remplacer ponctuellement par davantage de chômage et de précarité… De radieuses ménagères défilaient donc à longueur de "page publicitaire", épanouies, heureuses, face à leur vaisselle ou leur linge, dont elles semblaient s'étonner de la soudaine propreté tandis qu'elles encourageaient leurs enfants à se rouler dans la boue, s'amusaient de la maladresse d'un mari absolument pas concerné par ces basses œuvres, tout entier tendu vers la résolution de la crise (Eh, oui, déjà!) et donc de l'approvisionnement de l'épouse en produit d'entretien. L'invasion ignore désormais toute frontière puisque le métro de Shanghai et les murs de la ville, les couloirs, les entrées, les façades des centres commerciaux, les dizaines de kilomètres de palis&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbItbF7sDmI/AAAAAAAABOs/Q3Dtu38LqHw/s1600-h/MÃ©tro7.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310356854095482466" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 309px; CURSOR: hand; HEIGHT: 157px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbItbF7sDmI/AAAAAAAABOs/Q3Dtu38LqHw/s400/M%C3%A9tro7.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;sades protégeant les innombrables chantiers de construction où sévissent les hommes, tout espace offrant quelques centimètres carrés, y compris les poignées de maintien dans les rames de métro, sont un hymne à la ménagère en &lt;em&gt;top model&lt;/em&gt;. Des 4X3 aux simples pastilles auto-collantes en passant par les écrans de télévision, omniprésents dans les taxis, bus, magasins, hôpitaux, administrations, et bien sûr dans le métro, le matraquage est massif. Hormis quatre exceptions (voitures et montres pour les riches, équipements sportifs et vêtements pour les jeunes nantis), l'image dominante concerne l'entretien qui est dévolu à la ménagère de moins de cinquante ans. Entretien de l'intérieur, entretien de sa peau et de son apparence en général, entretien de la santé de toute la famille, incluant l'alimentation fast-food. Un espace mixte est aussi particulièrement polluant: le téléphone portable symbole de modernité au &lt;em&gt;design&lt;/em&gt; constamment renouvelé en une course folle à l'apparence, indispensable indicateur de niveau social.&lt;br /&gt;Bien entendu, si l'on s'aventure à mentionner clairement ce consumérisme effréné, on récolte le traditionnel jugement d'arrogance étrangère, celle qui a consommé pendant un siècle sans se poser de question et vient maintenant parler écologie et commerce équitab&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIvCFscZDI/AAAAAAAABPM/fC0BbCMp9VM/s1600-h/MÃ©tro9.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310358623558067250" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 313px; CURSOR: hand; HEIGHT: 155px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIvCFscZDI/AAAAAAAABPM/fC0BbCMp9VM/s400/M%C3%A9tro9.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;le. Cœur de cible de la classe moyenne de l'usine du monde, la Shanghaienne entend bien prendre sa part du gâteau et l'on aura d'autant plus de mal à lui faire admettre son nécessaire sacrifice que nombre des annonceurs pollueurs sont d'origine étrangère… Pourtant, puisqu'elle tient les cordons de la bourse du ménage, elle est bien la première concernée par les conditions globales dans lesquelles elle consomme. Présupposé très occidental: elle est donc consciente d'une notion telle que la pollution visuelle! Notion qui, bien entendu, n'est pas prête à faire recette tant elle signifie d'autre priorité que l'argent roi, ce qui est rigoureusement inenvisageable! Et moins encore depuis que la distribution de cartes d'achat se développe à un rythme rapide, coupant court au sens quasi névrotique de l'épargne des Chinois. Toutes ces primes payées en morceau de plastique à valeur variable repartent nécessairement dans le circuit, nombre d'entre elles étant spécifiques à des magasins exempts de tous produits d'importation ce qui équivaut ni pl&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIvs3z-AwI/AAAAAAAABPU/o_vb5OOnDxM/s1600-h/TV+Shouji.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310359358565909250" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 291px; CURSOR: hand; HEIGHT: 190px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIvs3z-AwI/AAAAAAAABPU/o_vb5OOnDxM/s400/TV+Shouji.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;us ni moins à du protectionnisme. A titre d'exemple, je bénéficie de crédits sur mon compte China mobile (ne me demandez pas pourquoi!), je peux donc aller retirer une carte de paiement d'un montant de 100 yuans valable uniquement dans les magasins Lianhua… Qui a envie de parler de ça? Et même d'entendre parler de ça? Personne. L'argument du droit au consumérisme pour les pays émergeants est un sésame vers le pire – nous allons devoir nous enfoncer beaucoup plus avant dans le dioxyde de carbone avant qu'il se passe quoi que ce soit de significati&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIxyHfCTQI/AAAAAAAABPk/wi8UWrA0UMw/s1600-h/MÃ©tro10.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310361647695678722" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 404px; CURSOR: hand; HEIGHT: 229px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIxyHfCTQI/AAAAAAAABPk/wi8UWrA0UMw/s400/M%C3%A9tro10.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;f.&lt;br /&gt;Enfin, ne nous y trompons pas: la qualité des cadeaux reçus par Xiangfei et ses collègues, leur nature, si l'on peut dire, n'est pas imposée par une secte machiste ou le Parti. C'est d'une part le choix de l'université dont l'un des dirigeants a vraisemblablement un excellent ami dans les serviettes éponge; d'autre part, celui d'une jeune collègue responsable d'un petit budget et qui a donc adhéré, consciemment ou non, à un statut féminin littéralement caricatural. Et le parallèle avec l'Occident des années 70, ou même 80 si l'on se veut très optimiste, s'arrête donc là puisque, dans cette société civile dont on attend tellement, on ne voit pas émerger une prise de conscience capable de redéfinir le rôle, le statut de la femme dans la société. On est au contraire en plein conservatisme. La jeune fille devant le rester jusqu'au mariage suivi d'une grossesse accouchant d&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIwMbcA_OI/AAAAAAAABPc/2tsZV97HjTk/s1600-h/BBLux.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310359900705062114" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 284px; CURSOR: hand; HEIGHT: 177px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbIwMbcA_OI/AAAAAAAABPc/2tsZV97HjTk/s400/BBLux.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;onc d'une mère qui n'aura qu'incidemment été femme, on comprend bien que les cadeaux de cette journée mondiale sont adressés à des mamans, réelles ou potentielles, au moins épouses, tout autre situation faisant l'effet d'une anomalie ponctuelle qui ne saurait durer. Les leurres du genre Zhang Ziyi à la plage ou Shanghai Baby ne sont largement diffusés que pour créer l'illusion d'une liberté, disons d'une modernité libérale, et renforcer l'hostilité des intégristes via Internet qui n'est pas forcément l'espace de liberté que l'étranger veut bien y voir… Aragon, poète communiste, estimait que "la femme est l'avenir de l'homme". Dans un pays officiellement peuplé de jeunes vierges et d'épouses-mères, l'avenir de l'homme semble donc s'orienter vers la propreté de son assiette et de son col blanc – c'est toujours ça de gagné, paraît-il.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Illustrations: 1 - Hairong Tiantian, La condition féminine, Beijing 798; 2 à 6 - Métro Shanghai, Shanxi nan lu (O.D.); 7 - Réclame savon Lux, Brigitte Bardot, 1958.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-4523466214519572325?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/4523466214519572325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/journee-de-la-femme.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4523466214519572325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/4523466214519572325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/journee-de-la-femme.html' title='JOURNÉE DE LA FEMME'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SbL1U-JkWNI/AAAAAAAABPs/l8_bQweShrk/s72-c/femme-en-cage-chine-art2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-7469386444173324948</id><published>2009-03-04T23:20:00.012+08:00</published><updated>2009-03-05T04:43:05.265+08:00</updated><title type='text'>De l'usage des hommes de l'être</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le blog de Pierre Assouline, cette &lt;em&gt;République des livres&lt;/em&gt; que je ne cesse de recommander à mes étudiants intéressés par la chose littéraire, nous apprend que du côté d'Oslo on célèbre en grande pompe le 150ème anniversaire de la naissance de Knut Hamsun, prix Nobel de littérature 1920, sombre gloire norvégienne puisque "figure de la honte et de la trahison". Irréductible collabo, il visita même Hitler en Bavière et alla jusqu'à offrir son Nobel à Goebbels! Ce n'est pas rien! Jusqu'à ces jours-ci, pas une rue à son nom en Norvège, pas une bibliothèque, pas même un gymnase ou un commissariat! Et puis le temps passe, la mémoire se lasse de res&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa6gc7kC8tI/AAAAAAAABOE/B-65MY4wGTw/s1600-h/Knut_Hamsun+newworldencyclopedia.org.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309357429602054866" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 193px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa6gc7kC8tI/AAAAAAAABOE/B-65MY4wGTw/s400/Knut_Hamsun+newworldencyclopedia.org.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;sasser le noir… Je me souviens que l'apprenti écrivain que je n'ai cessé d'être s'évanouissait mentalement à la lecture de &lt;em&gt;Faim&lt;/em&gt; du norvégien mythique. J'étais citoyen de l'un de ces pays du monde où l'&lt;em&gt;on ne savait pas&lt;/em&gt; et où Hamsun figure encore aujourd'hui, toujours selon Pierre Assouline, parmi les meilleures ventes des libraires. Nous avions déjà fort à faire avec Céline, Brassilach, Léautaud, et Jünger posait aussi quelques problèmes plus proches, plus directs – Hamsun, lui, avait une croix gammée sur le front mais il reposait dans le linceul immaculé de l'ignorance, totale ou partielle… Les écrivains, et peut-être est-ce là l'une des figures les plus mystérieuses du mythe, jouissent d'une relation très particulière à la mémoire. On les oublie, on les enterre, puis on les ressort en cas de besoin, pour servir une cause qu'ils n'avaient parfois même pas imaginer, en rêve ou en cauchemar. Le cas Lu Xun est emblématique. Mort en 36, il doit se demander ce qu'il fait ainsi partout en Chine,&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa6fxHZLcQI/AAAAAAAABN0/7exCVNGGqTs/s1600-h/Lu+Xun+china+culture.org.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309356676863455490" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 146px; CURSOR: hand; HEIGHT: 212px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa6fxHZLcQI/AAAAAAAABN0/7exCVNGGqTs/s400/Lu+Xun+china+culture.org.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; figure tutélaire définitive de l'écrivain chinois. Il ignora probablement jusqu'à son dernier soupir que seul un mort pouvait oser rivaliser avec le grand timonier. Le docteur Lu Xun, dont l'humanisme n'aura pas échappé à ses lecteurs, sert donc une cause qui ne veut pas en entendre parler… En France, dans le même registre mais sur l'autre versant, Céline est souvent encensé sans être lu, surtout pour dire que l'on se situe au-delà des querelles plébéiennes auxquelles le génie ne saurait s'abaisser ou, dans le cas de l'extrême droite, pour vanter son antisémitisme nauséabond. Le talent littéraire est très exonérateur! Hamsun en fait la démonstration dans un glacial éclat de rire de catacombes… Cela ne va pas sans justification. Par-delà l'homme et son éventuelle abomination, subsiste une œuvre. Ce n'est pas &lt;em&gt;Bagatelle pour un massacre&lt;/em&gt; que l'on retient de Céline, ni même l'écrivain en vieil atrabilaire de Meudon, mais &lt;em&gt;Mort à crédit&lt;/em&gt; et bien sûr le &lt;em&gt;Voyage&lt;/em&gt;… Et chacun peut lire &lt;em&gt;Faim&lt;/em&gt; de Hamsun pour expérimenter la crampe d'estomac du supplicié littéraire et apprendre, p&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa6gAg3r3TI/AAAAAAAABN8/M9sbR1tyASA/s1600-h/celine+alalettre.com.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309356941400333618" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 187px; CURSOR: hand; HEIGHT: 203px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa6gAg3r3TI/AAAAAAAABN8/M9sbR1tyASA/s400/celine+alalettre.com.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;eut-être, un peu à écrire sans pour autant marcher au pas de l'oie. Cependant, l'usage politique de l'écrivain pose de sérieuses questions… Le plus flagrant et célèbre exemple étant la récupération de Nietzsche par les nazis via la sœur. L'écrivain est convié du fond de sa tombe à réincarner son oeuvre qui se passe pourtant très bien de lui et dont c'est même la fonction. Dans ce cas, comment expliquer que, soudain, il faille que la mémoire passe l'éponge sur la pensée monstrueuse de l'homme dont les œuvres antérieures ne sollicitent aucun besoin de réhabilitation? Ou encore que la pensée d'un écrivain soit piedestalisée du jour au lendemain au gré de vertigineuses distorsions interprétatives? Pourquoi faut-il que les États, les Nations, les Patries, instrumentalisent d'une manière ou d'une autre leur(s) homme(s) de lettres? Oserais-je &lt;em&gt;l'homme de l'être&lt;/em&gt;? Eh bien pr&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa6fTUJzFEI/AAAAAAAABNs/8F8h_C6jmeE/s1600-h/Victor_Hugo+histoire+du+monde.net.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309356164892529730" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 182px; CURSOR: hand; HEIGHT: 261px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa6fTUJzFEI/AAAAAAAABNs/8F8h_C6jmeE/s400/Victor_Hugo+histoire+du+monde.net.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;écisément parce que les États, Nations, Patries, sont des abstractions que le quotidien extrêmement concret peine à identifier, plus encore à idéaliser, en l'absence du grand homme, de la figure du génie et de la conscience. Imaginons une seconde la France sans Victor Hugo… Certes, pléthore de militaires, du soleil de Versailles au grand Charles en passant par le petit Corse, et tant d'autres, occupent bruyamment les mémoires sanglantes du pays! Mais ce ne sont pas eux que l'on cite quand, encore la semaine dernière, on se souvient d'un pamphlet après le sac du palais d'été… Un pays sans écrivain est un pays sans mémoire; un pays sans mémoire est un pays sans conscience. Que le politique vienne à faiblir et la religion s'assoupir, le pays est alors comme rayé de la carte. Qui gouverne la Norvège? Où l'on peut supposer qu'au même titre que pour ses voisins européens Dieu ne fait plus guère recette… Appeler Hamsun à la rescousse, c'est l'aveu d'une perte d'identité qu'il faut retrouver à tout prix. Bigre, je n'aimerais pas être Norvégien, ces jours-ci! Mais j'aurais donné cher pour écrire &lt;em&gt;Faim&lt;/em&gt;… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/"&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#000000;"&gt;http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;color:#000000;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos: Knut Hamsun (newworldencyclopedia.org); Lu Xun (chinaculture.org); L.F. Céline (alalettre.com); Victor Hugo (histoiredumonde.net)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-7469386444173324948?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/7469386444173324948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/de-lusage-des-hommes-de-letre.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7469386444173324948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7469386444173324948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/de-lusage-des-hommes-de-letre.html' title='De l&apos;usage des hommes de l&apos;être'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa6gc7kC8tI/AAAAAAAABOE/B-65MY4wGTw/s72-c/Knut_Hamsun+newworldencyclopedia.org.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-299686678292039321</id><published>2009-03-03T18:29:00.014+08:00</published><updated>2009-03-04T11:01:46.976+08:00</updated><title type='text'>To go or not to go</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;C'est ainsi que l'on peut résumer l'angoissante question que se posent les étudiants chinois au moment de la proposition d'un échange avec une université étrangère. Pour quelques-un(e)s à qui j'ai le plaisir d'enseigner quelques rudiments culturels depuis trois ans, cela ne posera pas de problèmes majeurs - le pas a été franchi, soit par des voyages antérieurs, soit par une ouverture d'esprit exceptionnelle doublée d'un contact régulier avec des étrangers, souvent les deux. En revanche, pour nombre d'entre eux, il en ira tout autrement et ma réponse lorsque l'on sollicite mon opinion sur le sujet consiste à remplacer &lt;em&gt;to go or not to go&lt;/em&gt; par &lt;em&gt;to be or not to be&lt;/em&gt;… "A quoi voulez-vous que ressemble votre vie dans dix ans?" Gêne et absence de réponse, de capacité de projection, sont à traduire par &lt;em&gt;back home asap!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il nous faut comprendre…&lt;br /&gt;La plupart de ces étudiants, comparativement aux Occidentaux, sont à pei&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa0ISxrXSeI/AAAAAAAABNc/wIRVzigHhQ4/s1600-h/EcoleMiao+(Large).JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308908654405568994" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 202px; CURSOR: hand; HEIGHT: 313px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa0ISxrXSeI/AAAAAAAABNc/wIRVzigHhQ4/s400/EcoleMiao+(Large).JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ne des lycéens, en terme de maturité, de conscience, de compréhension du monde. Vu de Chine, l'Occident, c'est un film à épisodes dont on apprécie la spectaculaire NBA, l'impensable liberté comico-sociale de &lt;em&gt;Desperate housewives&lt;/em&gt;. Puis, soudain, après dix heures d'avion, on se retrouve à jouer dans le film et l'on découvre que ce film, c'est la vie! Et, il faut que ce soit bien clair pour les esprits occidentaux farcis de présupposés, dans leur immense majorité les étudiants chinois ne sont jamais allés à l'école de cette vie-là! Il n'en connaisse que la société de consommation / société du spectacle imagée qui fait tant rêver quand au moins l'un des arrières-grands-parents est mort de faim, quand le calvaire de la révolution culturelle est encore dans la mémoire collective vivante (bien que mutique)… Le réflexe communautariste est immédiat (l'isolement quand ce n'est pas possible), résultat des multiples &lt;em&gt;dangers&lt;/em&gt; contre lesquels l'étudiant a été longuement, durablement, familialement, politiquement mis en garde… Il n'est pas injurieux de penser qu'un jeune occidental partant étudier en Chine est mis en garde contre ses propres préjugés; tandis que le jeune chinois l'est contre un risque de trop grande intégration, donc de perversion… Le résultat est un déracinement vécu comme un choc sismique intime avec une capacité de résistance à la souffrance très nettement supérieure à la moyenne planétaire – en Chine, la souffrance/privation est une vertu (qui fut nécessaire), l'espace individuel de jouissance / accomplissement dans lequel, a contrario, l'Occident range le plaisir en général. Comment l'étude, dans un contexte personnel aussi restreint, fermé par réflexe d'auto-défense, pourrait être une opportunité d'évolution, de prise de conscience? L'Occident vit aujourd'hui un individualisme narcissique qui impose par compensation une organisation exceptionnelle (syndicats, Prud'hommes, allocation chômage, tissu associatif, etc., bref, un État de droit qui, lorsqu'il est bafoué, peut être dénoncé) dont la complexité génère la contestation, l'ensemble formant un tout cohérent sans équivalent dans l'histoire de l'humanité. Pour des raisons culturelle, philosophique, historique, politique, l'étudiant chinois n'a pas accès à son individualité, elle ne participe tout simplement pas de son programme (v. la conf. de J. Kristeva). Comment pourrait-il tirer profit de cette expérience d'échange? On trouvera toujours un contre-exemple, une personnalité hors du commun, elle ne fera que confirmer la règle d'une valeur spécifiquement chinoise: hors le groupe (parents, famille, camarades, université, ville, province, patrie), l'étudiant est un poisson rouge sorti du bocal. Le temps de cet exil, il vit en apnée. Impossible de véritablement assimiler, conscientiser, sans respirer… L'évolution de&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa0IuuveiCI/AAAAAAAABNk/ycbeBWHRXmg/s1600-h/Le+petit+Lotus+bleu+-+Ã©cole+franÃ§aise+de+shanghai+-+Aujourd"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5308909134653851682" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 290px; CURSOR: hand; HEIGHT: 193px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa0IuuveiCI/AAAAAAAABNk/ycbeBWHRXmg/s400/Le+petit+Lotus+bleu+-+%C3%A9cole+fran%C3%A7aise+de+shanghai+-+Aujourd%27hui+la+Chine.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; la conscience du jeune étudiant chinois n'est donc possible qu'anticiper, souhaiter, accompagner, éduquer, car, en aucun cas, l'étranger en lui-même, pays ou individu, ne saurait suffire, subvenir, à cette évolution. Il est donc strictement question d'une éducation chinoise offrant les outils du développement personnel à l'individu en auto-gestation. Pour l'instant, je n'ai rencontré qu'une entreprise globale d'infantilisation permettant le contrôle des personnes, aucun programme plaçant l'individu et la conscience à ce niveau de compréhension sans lequel l'étranger, le monde en général, demeure une scène sur laquelle il est matériellement souhaitable de tenir un rôle mais certainement pas de manière inclusive.&lt;br /&gt;Pour conclure cette courte note, je voudrais couper l'herbe sous le pied des détracteurs habituels qui (se) manifestent dès lors que l'on ose observer la Chine un peu plus loin que le nid d'oiseau. Il n'est pas question ici d'une charge contre la jeunesse chinoise mais tout au contraire d'une ambition placée sur ces jeunes étudiants à qui il semble devoir écheoir, un jour ou l'autre, de gouverner le monde. Comment appréhender le monde sans conscience de ce dernier? Et comment prendre conscience du monde sans conscience de soi en tant qu'être moral et responsable &lt;em&gt;unique&lt;/em&gt;? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos: École miao, sud de la Chine (Isabelle Charpentier); Le petit Lotus bleu, école française de Shanghai (Aujourd'hui la Chine).&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-299686678292039321?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/299686678292039321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/to-go-or-not-to-go.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/299686678292039321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/299686678292039321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/03/to-go-or-not-to-go.html' title='To go or not to go'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/Sa0ISxrXSeI/AAAAAAAABNc/wIRVzigHhQ4/s72-c/EcoleMiao+(Large).JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-3755063658457913933</id><published>2009-02-28T23:14:00.012+08:00</published><updated>2009-03-01T04:37:08.105+08:00</updated><title type='text'>Julia Kristeva, le retour!</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SalXd5Nj27I/AAAAAAAABJ0/P2bFvmCxkrw/s1600-h/Kristeva3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307869806918359986" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 237px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SalXd5Nj27I/AAAAAAAABJ0/P2bFvmCxkrw/s400/Kristeva3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En mai 74, Julia Kristeva constituait avec Sollers, Barthes, Whal et Pleynet, la première délégation étrangère à visiter la Chine de Mao nouvellement reconnue par l'ONU. Trente-cinq ans plus tard, à l'occasion de la traduction du livre qui témoigna de ce premier voyage (&lt;em&gt;Des Chinoises&lt;/em&gt;), elle est de retour pour une conférence à Beijing et Shanghai. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SalWrIBvyQI/AAAAAAAABJc/UiXxR-QBJyk/s1600-h/Kristeva2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307868934722013442" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 218px; CURSOR: hand; HEIGHT: 341px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SalWrIBvyQI/AAAAAAAABJc/UiXxR-QBJyk/s400/Kristeva2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'amphithéâtre du centre franco-chinois de l'université de Tongji était plein à craquer quand la dame est apparue, flanquée de son interprète, visiblement rodée à l'exercice mais disponible, ouverte, très &lt;em&gt;équilibrée&lt;/em&gt; dans le sens où l'on ne pouvait déceler en elle ni froideur ni flagrant désir de séduire. Chaque étudiant disposait du texte de la conférence en chinois et en français, le doyen Gao, traducteur de l'œuvre de la dame, pouvait introduire celle qui apparaît en Chine comme l'actualisation tant attendue de Simone de Beauvoir, célébrée ici sur la base d'un malentendu, la réputation de ses livres (essentiellement &lt;em&gt;Le deuxième sexe&lt;/em&gt;) tenant davantage aux sympathies politiques de l'auteur qu'à leur contenu.&lt;br /&gt;Le discours dans sa globalité aura été d'une rare finesse puisque se permettant en filigrane une critique acceptable (i.e, excluant la &lt;em&gt;perte de face&lt;/em&gt;…) de la situation actuelle de la Chine et plus particulièrement de la qualité des informations dont disposent les jeunes chinois(es) pour s'identifier, a fortiori en tant que partie du monde, a fortiori en tant que femme. La conférence s'est déroulée en deux temps: une première partie fut consacrée à la Chine; la seconde, à la culture européenne. En partant du mur de Berlin pour arriver en Afghanistan en passant longuement par Thérèse d'Avila, la partie européenne a pu sembler hétéroclite et soporifique alors que l'observation de la spécificité chinoise a livré de belles intuitions dont Julia Kristeva a su démontrer la pertinence intellectuelle. Elle a su trouver les mots pour exhorter la jeunesse présente à partir en quête de son identité.&lt;br /&gt;Le procédé argumentatif de Julia Kristeva pourrait paraître simpliste et très gaullien (&lt;em&gt;Je vous ai compris!&lt;/em&gt;), il est en fait beaucoup plus subtil que ça… L'absence du genre grammatical qui soucie tant l'étranger, elle l'a transposé sur un plan anthropologique en soulignant l'androgynéité (au sens de complétude) de l'individu chinois. "Cette expérience et/ou pensée chinoise serait-elle intrinsèquement rebelle au concept d'une &lt;em&gt;individualité libre&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;susceptible de vérité&lt;/em&gt;, qui éclôt dans l'histoire complexe des croisements grec/juif/chrétien, incluant leur greffe musulmane?" Elle pointe ainsi admirablement le schisme Orient-Occident à partir d'une étude/observation pluridisciplinaire à laquelle elle inclut la linguistique. "La langue tonale confère du sens aux intonations antérieures à la courbe syntaxique, elle conserve l'empreinte précoce du lien mère/enfant dans le pacte social par excellence qu'est la communication verbale (parce que tout enfant humain acqu&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SalVuUeF8zI/AAAAAAAABJM/dXRZu8yJ7tQ/s1600-h/Kristeva.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307867890090111794" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 179px; CURSOR: hand; HEIGHT: 250px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SalVuUeF8zI/AAAAAAAABJM/dXRZu8yJ7tQ/s400/Kristeva.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;iert la mélodie avant la grammaire, mais l'enfant chinois charge ces traces mélodiques archaïques de sens socialisable). La langue chinoise conserve donc, grâce à ses tons, un registre présyntaxiques, présymbolique (signe et syntaxe étant concomitants), préoedipien (même si le système tonal ne se réalise à plein que dans la syntaxe)." L'enfance chinoise ne se dissout donc pas dans la maturité, elle en est pleinement constituante; le dialogue charnel mère/enfant se poursuit dans un corps à corps permanent puisque linguistique, donc social. Assertion d'autant plus intéressante que Kristeva se présente en tant que freudienne! Serait-elle en train d'expliquer aux jeunes chinois qu'une paire de ciseaux traditionnels sera tout à fait insuffisante pour couper le cordon et parvenir à l'autonomie hors laquelle se penser en tant que sujet demeurera une gageure. Soudain, la dévotion contrite de la progéniture envers la mère à laquelle l'étranger assiste régulièrement avec une certaine gêne trouve un sens qui, à défaut d'acceptation, offre le respect qu'autorise la compréhension. &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SalVS5w_XRI/AAAAAAAABJE/e1rATu3_yLY/s1600-h/Kristeva4.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5307867419065146642" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 154px; CURSOR: hand; HEIGHT: 281px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SalVS5w_XRI/AAAAAAAABJE/e1rATu3_yLY/s400/Kristeva4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus tôt dans sa conférence, Julia Kristeva avait identifié/précisé l'enjeu de son propos qui synthétise la globalité du relationnel franco-chinois, sino-français: "C'est […] sur l'énigme de l'individu (infiniment divisible et pluriel) que butent les […] rencontres de l'Orient et de l'Occident." Elle ne croyait peut-être pas si bien dire… Dans le métro du retour, Xiangfei m'a rapporté une conversation surprise dans la cohue au sortir de l'amphi: "Finalement, c'est quoi sa spécialité? Elle est philosophe ou linguiste? Psychanalyste féministe ou sinologue?" Kristeva est en fait confucéenne! En effet, Kong zi n'appréciait guère les spécialistes, les techniciens monomaniaques soucieux d'étiquettes et de libelles… Pour tout intellectuel, il préconisait un parcours fait de curiosité nourrissant une sagesse vouée à l'enseignement et au respect de l'empereur… L'homme du XXIème siècle n'est-il pas l'empereur du monde? De quelle science pourrait-on se permettre de faire l'économie dès lors que l'on ambitionne de comprendre le monde? C'était le message de Julia Kristeva aux jeunes chinois après trente-cinq ans de réflexion. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos: O.D.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-3755063658457913933?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/3755063658457913933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/julia-kristeva-le-retour.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3755063658457913933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3755063658457913933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/julia-kristeva-le-retour.html' title='Julia Kristeva, le retour!'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SalXd5Nj27I/AAAAAAAABJ0/P2bFvmCxkrw/s72-c/Kristeva3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-3535808168841801416</id><published>2009-02-24T23:25:00.020+08:00</published><updated>2009-02-25T08:25:45.059+08:00</updated><title type='text'>Chen Yue jie alias Joyce</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQUgH1mLxI/AAAAAAAABI8/EchG21KSfzA/s1600-h/Joyce+B&amp;amp;W+blog+ok.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306388803041505042" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 298px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQUgH1mLxI/AAAAAAAABI8/EchG21KSfzA/s400/Joyce+B%26W+blog+ok.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQRys_5wCI/AAAAAAAABIM/7e4tKRcjVuw/s1600-h/Joyce+B&amp;amp;W+blog+ok.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Chen Yue jie a 31 ans, elle est établie sur Huai Hai zhong lu et Yunnan nan lu où elle produit toutes sortes de projets dans un studio d'enregistrement qui semble construit autour d'elle, à sa mesure d'ingénieur du son. À son compte, elle travaille environ quatre-vingts heures par semaine, disons onze mois et demi sur douze. Quand je l'ai rencontrée en 2006, elle s'est présentée sous le nom de Joyce, a été charmante et très pro le temps que j'enregistre une voix pour un film d'entre&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQSC7ZhOLI/AAAAAAAABIU/9W_L-O3b81I/s1600-h/Vanessa+&amp;amp;+FlÃ©cilia+blog+ok.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306386102463051954" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 287px; CURSOR: hand; HEIGHT: 175px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQSC7ZhOLI/AAAAAAAABIU/9W_L-O3b81I/s400/Vanessa+%26+Fl%C3%A9cilia+blog+ok.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;prise – un Français rencontré un soir, indisponible ce jour-là, avait donné mes coordonnées… Joyce et moi, nous avons sympathisé, envisagé quelques collaborations qui n'ont pas abouti. Quelques mois plus tard, je l'ai rappelée avec un projet aberrant: lui amener mes quatre-vingts étudiants de deuxième année pour, en guise d'examen semestriel, leur faire enregistrer les articles qu'ils avaient écrits façon radio-libre sur la vie du campus… Deux petits problèmes: pas de budget et forcément le dimanche… &lt;em&gt;No problem, I like the idea,&lt;/em&gt; she said… Une amitié est née.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yue jie est née à S&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQSxZJxf9I/AAAAAAAABIc/0v4PI_44F7E/s1600-h/Joyce+studio+blog+ok.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306386900724056018" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 186px; CURSOR: hand; HEIGHT: 272px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQSxZJxf9I/AAAAAAAABIc/0v4PI_44F7E/s400/Joyce+studio+blog+ok.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;hanghai, en même temps qu'une sœur jumelle, dans une famille assez extraordinaire pour que les filles soient consultées lors des décisions et orientations les concernant. Certes pas question de découcher avant le mariage mais des parents respectueux de la personne icarnée par l'enfant d'ordinaire voué à une indéfectible piété filiale. "Ça dépend des parents", tempère Joyce. "C'est vrai que bien souvent l'éducation en Chine équivaut à du dressage. La question du Japon est très symptomatique et symbolique. L'enfant n'entend qu'une vérité martelée par les enseignants, par les parents, et il lui est conseillé de ne pas penser par lui-même. Cependant, on va trop vite à stigmatiser la Chine sur ce point, c'est hélas très humain…" Joyce est titulaire d'une Licence de japonais… Sa meilleurs amie est japonaise et mariée à son cousin shanghaien. La famille japonaise n'a pas souhaité recevoir le garçon pourtant bien sous tous rapports, agent immobilier en pleine expansion. "La peur, la xénophobie, naissent de l'ignorance. L'éducation est un problème majeur en Chine, mais pas seulement en Chine… On cite toujours l'histoire pour situer l'ennemi à l'étranger, mais le passé, c'est le passé…"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est au printemps 2000 que Joyce a rencontré Xu Chong, son futur mari. Lui aussi étudiant de japonais, il est aujourd'hui producteur de pub TV, souvent pour l'étranger, notamment le Japon. "Paddy est pire que moi, les journées de 16 heures sont &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQTKciYXNI/AAAAAAAABIk/ILOw7Xt4mnA/s1600-h/Chinese+wedding+blog+ok+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306387331129302226" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 182px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQTKciYXNI/AAAAAAAABIk/ILOw7Xt4mnA/s400/Chinese+wedding+blog+ok+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;fréquentes. Cela explique peut-être qu'il nous ait fallu neuf ans pour nous marier…" Ils se sont promis d'essayer de lever le pied, de laisser un peu de place à leur couple, mais l'un et l'autre aiment leur job et sont persuadés qu'il n'y a rien à attendre de l'extérieur. "Cela prendra des décennies à la Chine pour réduire l'écart qui nous sépare de l'Occident et même du Japon." Joyce évalue à deux générations le retard socio-culturel pris par la Chine suite à la révolution culturelle et au retour du confucianisme. "La tradition du contrôle du pouvoir sur la population est toujours au programme. Et l'ouverture, contrairement à ce que l'on croit, exacerbe la paranoïa. Personne ne dit ce qu'il pense… Chacun ne peut compter que sur lui-même. Cela ralentit forcément l'évolution..." Pourtant, quand on lui demande quel est son projet personnel, hors business, elle déclare: "Devenir meilleure, quelqu'un de vraiment bien, dévoué à son entourage, disponible pour ses amis…" Elle revendique une spiritualité qu'elle se refuse de nommer: "Bouddhisme, oui, il y a un peu de ça..." Et si cet -&lt;em&gt;isme &lt;/em&gt;n'était en fait que tout simplement humain?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le voyage de Chihiro&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Snatch&lt;/em&gt; sont ses films préférés; musicalement, il lui faut une mélodie pour apprécier, "ni rap, ni techno" ne son&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQTxckEElI/AAAAAAAABIs/QfyKYywOfpg/s1600-h/Joyce+2.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5306388001151259218" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 289px; CURSOR: hand; HEIGHT: 190px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQTxckEElI/AAAAAAAABIs/QfyKYywOfpg/s400/Joyce+2.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t compatibles avec ce monde auquel elle souhaite la paix. Pour elle, "échapper à la maladie et rester amoureuse" feront tout son bonheur, possiblement couronné par un enfant "mais surtout pas deux!". Quant à la Chine, son opinion persiste dans une honnêteté qui force le respect: "Il faut arrêter de prétendre à la fierté, de surjouer la fierté nationale, et créer de vraies raisons d'être fier. Par exemple en rattrapant le présent du monde sans perdre l'identité chinoise… On y arrivera peut-être si l'on garde le contact avec la jeunesse qui étouffe sous la pression… L'avenir leur appartient mais en Chine cette évidence n'est pas encore acceptable."&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il serait sage de ne pas s'attendre à rencontrer des Joyce &amp;amp; Paddy à tous les coins de rue, mais ils existent et, aussi certainement que Liu Zhi xia, incarnent la Chine contemporaine, loin des rodomontades autoritaires du pouvoir et des vociférations ultra nationalistes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos: O.D. Entretien en anglais et chinois interprété par Zheng Xiangfei.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-3535808168841801416?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/3535808168841801416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/chen-yue-jie-alias-joyce_24.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3535808168841801416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3535808168841801416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/chen-yue-jie-alias-joyce_24.html' title='Chen Yue jie alias Joyce'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaQUgH1mLxI/AAAAAAAABI8/EchG21KSfzA/s72-c/Joyce+B%26W+blog+ok.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-1817782702335784746</id><published>2009-02-22T20:19:00.035+08:00</published><updated>2009-03-03T12:15:18.018+08:00</updated><title type='text'>Les sandales de Gandhi et le scandale de l'argent: Rolex, statuettes et misère du monde!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaFJBgr_UAI/AAAAAAAABGU/M1FM2ARsmxw/s1600-h/Ghandi.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305602126322290690" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 84px; CURSOR: hand; HEIGHT: 126px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaFJBgr_UAI/AAAAAAAABGU/M1FM2ARsmxw/s400/Ghandi.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je me souviens que dans les années 80, un scandale avait éclaté en &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaFJN9o_3-I/AAAAAAAABGc/ihGU15C_gOY/s1600-h/Ghandi+2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305602340252803042" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 116px; CURSOR: hand; HEIGHT: 102px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaFJN9o_3-I/AAAAAAAABGc/ihGU15C_gOY/s400/Ghandi+2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Italie: une filiale de Fiat fabriquait à la fois les mines anti-personnelles semées dans les campagnes des pays en guerre (Cambodge, à l'époque) et les prothèses qu'elles ne manquaient pas de rendre nécessaires. Nous ne sommes donc pas encore tout à fait au rayon du pire avec la cupidité qui occupe les gazettes ce week-end. On peut cependant se demander ce que le type qui va s'offrir les sandales de Gandhi mises aux enchères à New York a dans la tête... Qu'est-ce qu'il va en faire? Et celui qui va empocher la somme probablement record sur le marché de la savate centenaire, quel usage réserve-t-il à cette masse d'argent? Quel rapport avec Gandhi, si ce n'est d'être précisément à l'opposé de ce que prônait le Mahatma tout entier voué au nécessaire dénuement pour mieux échapper à la misère du monde matériel... Au mêm&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaFJbLr9lPI/AAAAAAAABGk/ih_WX1aVCC4/s1600-h/Rat+bronze.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305602567361631474" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 85px; CURSOR: hand; HEIGHT: 127px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaFJbLr9lPI/AAAAAAAABGk/ih_WX1aVCC4/s400/Rat+bronze.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;e moment, Pierre Bergé rate une énorme possibilité de promotion des droits de &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaFJkkWWJEI/AAAAAAAABGs/t9uEz_pAdcE/s1600-h/Lapin+bronze.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305602728600675394" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 95px; CURSOR: hand; HEIGHT: 143px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaFJkkWWJEI/AAAAAAAABGs/t9uEz_pAdcE/s400/Lapin+bronze.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;l'homme et de l'humanisme en général en vendant deux des bronzes volés par l'armée française lors du sac du Palais d'Été (1860), le rat et le lapin. Le comble est atteint quand le businessman annonce qu'il les offrira à la Chine en échange du respect des droits de l'homme! Comme si l'idée des droits de l'homme et l'humanisme en général pouvait se vendre ou s'acheter! Et quand bien même on s'en tiendrait au strict respect de la propriété individuelle, l'État français devrait se porter acquéreur et restituer son bien à la Chine - ce qui aurait une toute autre envergure/exemplarité qu'un Raffarin léchant les semelles d'un gouvernement qui s'en moque plus encore que des droits de l'homme. Et que penser du grand, de l'immense Jacques Séguéla - gageons que c'est ainsi qu'il se perçoit après avoir organisé la rencontre de Nicolas et Carla-, qui vient de déclarer: "Si l'on n'a pas une Rol&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaHeX-3oORI/AAAAAAAABHE/M-V9B9zWjVA/s1600-h/corde+Ã"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305766339613833490" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 81px; CURSOR: hand; HEIGHT: 119px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaHeX-3oORI/AAAAAAAABHE/M-V9B9zWjVA/s400/corde+%C3%A0+pendu+ok.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ex à 50 ans, c&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaHeHvMvzSI/AAAAAAAABG8/_spmzBlmrFo/s1600-h/No+Rolex.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305766060529536290" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 84px; CURSOR: hand; HEIGHT: 124px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaHeHvMvzSI/AAAAAAAABG8/_spmzBlmrFo/s400/No+Rolex.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;'est qu'on a raté sa vie!" On parle-là du type qui était en charge de la campagne de Mitterrand... Rappellez-vous, 81, &lt;em&gt;la force tranquille&lt;/em&gt;, l'abolition de la peine de mort, les radios libres, un autre monde... Décidément, l'homme vieillit d'autant plus mal que seul l'argent aura conduit sa vie... En Rolex, les sandales de Gandhi aux pieds, caressant négligemment un bronze chinois couvert de sang, l'autre main au fond de son pantalon, récitant la déclaration des doits de l'homme... H. Clinton peut rentrer tranquille à Washington: de Paris à Beijing, en passant par Bruxelles et New York, c'est &lt;em&gt;business first!&lt;/em&gt; - définitivement. Du moins jusqu'à l'embrasement final où la cupidité&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaH_IQytYKI/AAAAAAAABHM/Rd6WS5ZhXTM/s1600-h/La+route+CMcC.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305802353430847650" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 113px; CURSOR: hand; HEIGHT: 176px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaH_IQytYKI/AAAAAAAABHM/Rd6WS5ZhXTM/s400/La+route+CMcC.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; nous entraîne. &lt;/div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaIAcyuEPxI/AAAAAAAABHU/hV79KDa0dzw/s1600-h/The+11th+hour.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5305803805647191826" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 145px; CURSOR: hand; HEIGHT: 169px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaIAcyuEPxI/AAAAAAAABHU/hV79KDa0dzw/s400/The+11th+hour.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="justify"&gt;Lire &lt;em&gt;La route&lt;/em&gt; de Cormac McCarthy (L'Olivier 2008) pour se faire une idée du paysage à venir ou/et voir &lt;em&gt;The 11th hour&lt;/em&gt; de Leila Conners Peterson et Nadia Conners quant à l'état actuel de la planète, le compte-à-rebours enclenché et les mesures qui pourraient être prises et ne le sont pas... Enfin, pour une bonne hygième de vie, revoir &lt;em&gt;Fahrenheit 9/11&lt;/em&gt; et croiser les doigts pour qu'Obama n'exhibe pas une Rolex lors d'une conférence de presse... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-1817782702335784746?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/1817782702335784746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/les-sandales-de-gandhi-et-le-cancer-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1817782702335784746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/1817782702335784746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/les-sandales-de-gandhi-et-le-cancer-de.html' title='Les sandales de Gandhi et le scandale de l&apos;argent: Rolex, statuettes et misère du monde!'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SaFJBgr_UAI/AAAAAAAABGU/M1FM2ARsmxw/s72-c/Ghandi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-3544289229708225909</id><published>2009-02-20T20:27:00.012+08:00</published><updated>2009-02-21T17:35:20.942+08:00</updated><title type='text'>Liu Zhi xia, marchande de fleurs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ6jmy0WbII/AAAAAAAABEg/StnH3TiU7HE/s1600-h/Liu+Zhi+Xia+N&amp;amp;B.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304857297960725634" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 258px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ6jmy0WbII/AAAAAAAABEg/StnH3TiU7HE/s400/Liu+Zhi+Xia+N%26B.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Liu Zhi Xia a 52 ans et vendait déjà ses fleurs sur le trottoir de Shanxi nan lu quand je suis arrivé dans le quartier en 2005. On se dit bonjour d'un signe de tête, je lui achète un bouquet de temps en temps et ses rides me sont devenues comme un signe, un talisman au sourire fatigué. Le &lt;em&gt;zhi&lt;/em&gt; (dje) de son prénom se traduit par gardénia (zhi zi 栀子) mais les prénoms de fleur sont très communs pour les filles, cela ne justifie pas son rayonnement, été comme hiver, du lundi au dimanche, au milieu de ses seaux qui se transportent facilement si jamais les &lt;em&gt;cheng guan&lt;/em&gt; font une descente…&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ6j2JUDzJI/AAAAAAAABEo/O_ozYYHeTzY/s1600-h/Liu+Zhi+Xia1+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Elle et son mari viennent du Jiangsu, la province juste au nord de Shanghai, mais son fils et son petit-fils sont nés ici. Ses hommes sont aussi dans les fleur&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ6mRWwq5_I/AAAAAAAABE4/9egTtJNR5c4/s1600-h/Liu+Zhi+Xia1+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304860228186728434" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ6mRWwq5_I/AAAAAAAABE4/9egTtJNR5c4/s400/Liu+Zhi+Xia1+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;s, derrière la Place du peuple, une petite échoppe qui marche bien, selon elle. Si Zhi xia persiste sur Shanxi, c'est qu'elle y a ses habitudes: la famille louait aussi un magasin avant que les prix flambent - 40000 yuans par mois (4600€) d'après elle. Cela semble excessif comparés aux 20000 de Xin le lu, autre rue commerçante du secteur, en beaucoup plus passante, mais tout est possible. Si les proprios et les maîtres du quartier se mettent d'accord, décident de ravaler toutes les façades de la rue, il n'y a pas de limite… Sur le trottoir d'en face, le marché aux fleurs, tout en verrières d'un autre âge, a été rasé en 2005. Depuis on y coule des milliers de tonnes de béton pour en faire un &lt;em&gt;parc&lt;/em&gt; qui sera prêt pour 2010… Les fleuristes qui sont des artisans à leur compte partent les uns après les autres, remplacés par des magasins de fringues et d'accessoires dont on ne voit jamais les patrons. Zhi xia s'est adaptée, juste devant le magasin qu'elle louait…&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ6lzS2GyUI/AAAAAAAABEw/7spUD2kNoL8/s1600-h/Liu+Zhi+Xia2+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304859711739709762" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 266px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ6lzS2GyUI/AAAAAAAABEw/7spUD2kNoL8/s400/Liu+Zhi+Xia2+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Avant-hier, elle ne les a pas vus arriver, les &lt;em&gt;cheng guan&lt;/em&gt; ont saisi son petit stock et sont allés le balancer plus loin ou le revendre. Les &lt;em&gt;cheng guan&lt;/em&gt; sont des flics municipaux spécialisés dans les vendeurs de rue. Ils disposent d'un pouvoir de nuisance illimité et sont facilement reconnaissables: uniforme wermacht, brutal par vocation, vociférant par conscience professionnelle. Zhi xia a un accord avec le magasin face à elle, prévenue à temps, elle se fait héberger avec ses seaux le temps que l'orage passe… Impossible de savoir combien ça lui coûte. Pas le sourire, pas le regard, pas la douceur de ses rides… Je lui ai promis un tirage, elle était gênée pour ses collègues-concurrentes du trottoir qui sont aussitôt arrivées pour se faire photographier. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Interprète: Zheng Xiangfei&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-3544289229708225909?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/3544289229708225909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/liu-zhi-xia-marchande-de-fleurs_20.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3544289229708225909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3544289229708225909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/liu-zhi-xia-marchande-de-fleurs_20.html' title='Liu Zhi xia, marchande de fleurs'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ6jmy0WbII/AAAAAAAABEg/StnH3TiU7HE/s72-c/Liu+Zhi+Xia+N%26B.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-2707633050669530119</id><published>2009-02-20T02:15:00.024+08:00</published><updated>2009-02-20T12:47:41.008+08:00</updated><title type='text'>"Frozen river" de Courtney Hunt</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2rIakhv0I/AAAAAAAABBA/I7lnfEkTrA4/s1600-h/frozenriver.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304584097172143938" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 120px; CURSOR: hand; HEIGHT: 160px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2rIakhv0I/AAAAAAAABBA/I7lnfEkTrA4/s400/frozenriver.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Melissa Leo n'a pas de chance: elle déteste tant le botox que le silicone, elle n'est pas blonde et plus proche de cinquante que de trente ans. C'est probablement pour ça qu'on la voit si peu, la dernière fois, c'était dans &lt;em&gt;21 grams&lt;/em&gt;, déjà très impressionante épouse matraquée par la vie puisque aux côtés d'un Benicio del Toro en toxico pré et post rédemption. Cette fois-ci, elle a un peu plus de chance puisque le mari accro au jeu est parti avec les économies et n'apparaît donc pas à l'écran mais surtout, elle a le premier rôle de ce premier film de Courtney Hunt, &lt;em&gt;Frozen river&lt;/em&gt;. Et là, on ne voit guère qu'une Tilda Swinton dans le &lt;em&gt;Julia&lt;/em&gt; de Zoncassavettes pour rivaliser! D'un regard, Madame déménage l'enfer glacé dans lequel elle survit avec sa paire de fils paternellement ab&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2rmXqib8I/AAAAAAAABBI/tSR4kOC_if4/s1600-h/melissa+2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304584611788124098" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 121px; CURSOR: hand; HEIGHT: 91px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2rmXqib8I/AAAAAAAABBI/tSR4kOC_if4/s400/melissa+2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;andonnés, égarés dans un mobile home aussi pourri que n'importe quelle vie d'américains dans un terrain vague, entre les congères de la frontière canadienne quelques heures avant que l'on vienne saisir la TV impayée... Quand Ray/Melissa rencontre Lila, une indienne Mohawk encore plus larguée - impeccablement interprétée par Misty Upham-, en cette veille de Noël, elle sait déjà que Santa Klaus est en train de lui jouer un vilain tour... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le thème de ces deux femmes en&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2sKWDOiMI/AAAAAAAABBQ/OVNFRSCT4MU/s1600-h/frozen_river_shots.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304585229830097090" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 277px; CURSOR: hand; HEIGHT: 199px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2sKWDOiMI/AAAAAAAABBQ/OVNFRSCT4MU/s400/frozen_river_shots.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; rade du vieux rêve américain qui n'a jamais eu autant de plomb dans l'aile est idéal pour le grand prix largement mérité du festival de Sundance. L'indépendance, elles connaissent aussi bien que Courtney Hunt qui a écrit avant de réaliser cette perle glacée pour une poignée de dollars. La rivière gelée, c'est l'endroit par lequel on entre ou sort de la légalité, Styx tellement abandonné qu'il faut vraiment être désespéré pour oser aller y trouver de l'espoir. C'est ce qu'elles vont pourtant faire en transbordant des clandestins dans le coffre de leur voiture et, faut-il y voir un sig&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2wbcc_oOI/AAAAAAAABCQ/Oi1xF9c3DPU/s1600-h/melissa+&amp;amp;+courtney2.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5304589921653072098" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 246px; CURSOR: hand; HEIGHT: 207px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2wbcc_oOI/AAAAAAAABCQ/Oi1xF9c3DPU/s400/melissa+%26+courtney2.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ne, les clandestins sont des Chinois grâce auxquels Ray va pouvoir regagner l'argent dilapidé par le mari et enfin offrir un mobile home étanche à ces gamins frigorifiés... Même à Sundance, les Chinois sont le banquiers des Américains!&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2uB6UITsI/AAAAAAAABB4/nSdrC5wjdto/s1600-h/Frozen+Sundance.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2thuLlLQI/AAAAAAAABBo/TO8w1FU2WCk/s1600-h/melissa+&amp;amp;+courtney.bmp"&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Frozen river&lt;/em&gt; est un magnifi&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2vy1R9fpI/AAAAAAAABCI/7g_JzYvZRvs/s1600-h/melissa+&amp;amp;+courtney2.bmp"&gt;&lt;/a&gt;que petit film, un film de femmes qui n'apparaît jamais comme tel, d'une pureté minérale et sans concession, qui échappe aux bons sentiments lacrymogènes pour s'en tenir au respect et à la dignité: comment ne pourrait-il pas être le film de l'hiver, de tous les hivers?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos: Affiche; Ray découvre que son mari est parti avec l'argent du ménage; clandestins chinois et passeur américain; Melissa Leo &amp;amp; Courtney Hunt&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-2707633050669530119?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/2707633050669530119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/frozen-river.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2707633050669530119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2707633050669530119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/frozen-river.html' title='&quot;Frozen river&quot; de Courtney Hunt'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZ2rIakhv0I/AAAAAAAABBA/I7lnfEkTrA4/s72-c/frozenriver.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-3458207665634666745</id><published>2009-02-17T23:00:00.018+08:00</published><updated>2009-02-18T02:10:45.530+08:00</updated><title type='text'>"Après la démocratie" lu d'avant la démocratie (III)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Emmanue&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrThc2aqtI/AAAAAAAAA4w/XKkqBcrAKZg/s1600-h/AprÃ¨s+dÃ©mo.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303784082815757010" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 86px; CURSOR: hand; HEIGHT: 129px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrThc2aqtI/AAAAAAAAA4w/XKkqBcrAKZg/s400/Apr%C3%A8s+d%C3%A9mo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;l Todd fait une mise au point salutaire en ce qui concerne l'immigration en France et souligne à quel point Sarkozy, en bon manipulateur, lui doit son élection. Thème porteur sécuritaire qui lui a assuré les voix du Front national, l'immigration (plus faible taux européen) et les cités (vrai problème de société) ont hypnotisé 53% de Français qui n'ont pas compris que la fracture sociale (expression dont Todd peut revendiquer la paternité) était avant tout générationnelle et sociale. A une résurgence de la lutte des classes qui profiterait trop évidemment à la gauche, le Président a préféré stigmatiser une ethnicisation fantasmatique de la société française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là encore, le parallèle s'impose et l'on se demande qui s'inspire de l'autre quand la Chine mobilise sa masse populaire contre la France, alors que les pouvoirs respectifs ne peuvent ignorer une interdépendance économique, ou quand Beijing monte en épingle l'indépendantisme tibétain qui n'est le fait que d'une poignée d'extrémistes désavoués par le Dalaï Lama. Sarkozy n'agit pas autrement en instaurant une islamophobie désignée sous le terme de "racaille" à passer au "Kärcher". Pendant ce temps, chômage et baisse de pouvoir d'achat s'envolent avec la bénédiction des médias, littéralement complice de la surexposition d'une violence aveuglante, assourdissante, qui relègue les problèmes économiques et sociaux fondamentaux en chiffres et pourcentages dès lors dénués de sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les deux cas, en Chine comme en France, des événements ont eu lieu, révélateurs de malaises graves et profonds; dans les deux cas les causes n'ont pas été traités et les effets ont été utilisés pour détourner l'attention des foules toujours aussi crédules quant à la parole des médias.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrTyYqlILI/AAAAAAAAA44/c5xDDFLTmD8/s1600-h/Sarko+toxique+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303784373750145202" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 171px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrTyYqlILI/AAAAAAAAA44/c5xDDFLTmD8/s400/Sarko+toxique+%5BR%C3%A9solution+de+l%27%C3%A9cran%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous avons désormais un "ministère de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale", dont la dénomination évoque beaucoup plus Vichy que la tradition républicaine universaliste. […] La situation est cependant beaucoup plus sérieuse que sous Pétain: le régime de Vichy s'était installé à la suite d'une invasion, alors que la république se désagrégeait. Nicolas Sarkozy a été élu avec 53% des suffrages […], en tant que porteur d'un message à peine subliminal désignant les immigrés, leurs enfants et les pays musulmans comme des problèmes, un ennemi. […] Le Président se présente comme l'ami des riches, comme le champion d'une lutte des classes qui aurait été remportée par les privilégiés. […] Son acte fondateur […], c'est l'ensemble des provocations antijeunes, anti-immigrés, antimusulmanes qui ont permis à Nicolas Sarkozy de rallier une partie de l'électorat du Front national.&lt;/em&gt; (p.126 et 127)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait ajouter les provocations à destination des enseignants, des étudiants, des intellectuels, des Anglais, des Québécois, des Tchèques, des Hollandais… Tout ennemi bienvenu pourvu que l'on en parle, qu'il soit surmédiatisé quelques jours, toujours ça de gagné pour le patronat qui échappe à la sellette où la situation économique de millions de personnes devrait les contraindre. Sarkozy n'a rien oublié de sa stratégie gagnante au temps du ministère de l'intérieur, démultipliée jusqu'à l'Élysée, et toujours d'actualité dans son anti-programme: détourner l'attention en détournant l'origine de la contestation qui porte essentiellement sur une société de plus en plus inégalitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les émeutes qui ont enflamm&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrUP_uD2SI/AAAAAAAAA5A/nTriUeKZQKg/s1600-h/crs.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303784882449930530" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 265px; CURSOR: hand; HEIGHT: 152px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrUP_uD2SI/AAAAAAAAA5A/nTriUeKZQKg/s320/crs.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;é les banlieues de l'Hexagone entre le 27 octobre et le 17 novembre 2005 ne doivent pas tomber dans l'oubli ou être considérés comme anecdotiques. […] L'examen statistique des personnes arrêtées prouve que cependant qu'il s'est agi d'une révolte sociale et générationnelle plutôt qu'ethnique, raciale ou religieuse. Dans le Nord, une majorité des jeunes appréhendés n'étaient nullement d'origine maghrébine ou africaine; beaucoup avaient les yeux bleus et portaient de doux noms flamands. Et la flambée des banlieues de l'Ouest, qui comptent peu d'immigrés, n'est pas compréhensible à partir d'hypothèse sur le caractère ethnique de l'événement. Les jeunes de Saint-Brieuc sont-ils vraiment d'origine maghrébine ou africaine noire? &lt;/em&gt;(p.128 et 129)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pourtant pas le constat que feront les médias nationaux ou les journaux d'o&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrUrX7WaGI/AAAAAAAAA5I/wProqJV5nFo/s1600-h/France%20burning.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303785352804591714" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 167px; CURSOR: hand; HEIGHT: 172px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrUrX7WaGI/AAAAAAAAA5I/wProqJV5nFo/s400/France%2520burning.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;pinion qui se jetteront sur les origines ethniques et religieuses des jeunes sans prendre la peine de les considérer en tant que pauvres, déclassés, marginalisés. Ainsi du site Vox dei dont le nom suffi à préciser le propos et qui a publié la carte ci-contre sous le titre &lt;em&gt;Carte des émeutes de 2005, un rapport avec l'islamisation des banlieues?&lt;/em&gt; Ou du blog de Francenouvelle qui milite pour tout parti se situant à droite avec une préférence pour l'extrême et qui titre &lt;em&gt;85% des émeutiers de 2005 étaient des immigrés&lt;/em&gt;. "Information" que l'on retrouve dans &lt;em&gt;Le monde&lt;/em&gt; du 25 octobre 2006. Deux chercheurs, Laurent Mucchielli et Aurore Delon, ont analysés le cas de quatre-vingt-six mineurs déférés devant le tribunal pour enfants de Bobigny (Seine Saint-Denis). Il s'avère que "84% de ces jeunes ont des noms et des prénoms à consonance étrangère et 55,5% à consonance spécifiquement maghrébine." Les deux chercheurs concluent que les émeutiers "ont pour la plupart entre 16 et 18 ans, sont majoritairement d'origine étrangère et principalement maghrébine. Ils sont fragiles sur le plan scolaire, issus de familles stables mais précarisées sur le plan socio-économique, et n'étaient pas des délinquants déjà connus pour la plupart d'entre eux." A aucun moment il n'est question d'Islam, en aucun cas il ne s'agit de chiffres nationaux. C'est pourtant ce que le centralisme médiatique de la France de Sarkozy retiendra… L'instrumentalisation de la misère sociale est en marche, elle ne s'arrêtera pas. Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur pour se consacrer à sa candidature présidentielle le 26 mars. &lt;em&gt;"Le lendemain, à la gare du Nord, des affrontements spectaculaires opposaient bandes de casseurs et forces de police. Au soir du premier tour de l'élection présidentielle, le sondage TNS Sofres dit de "sortie des urnes" indiquait que ce qui avait le plus influencé le vote des électeurs de Sarkozy était, mentionné par 43% d'entre eux, le choc de la gare du Nord." &lt;/em&gt;(p.131) &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Todd livre ensuite une ana&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrVSk3IIzI/AAAAAAAAA5Q/JyeVNGm0l8E/s1600-h/voiture+en+feu.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303786026291438386" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 296px; CURSOR: hand; HEIGHT: 196px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrVSk3IIzI/AAAAAAAAA5Q/JyeVNGm0l8E/s400/voiture+en+feu.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;lyse très précise du déroulement de la campagne sur le thème sécuritaire, de la droite à la gauche, en passant par les extrêmes. Sarkozy a été élu en misant sur le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;capital-peur&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; mis en lumière par le philosophe polonais Zygmunt Bauman. Et Todd de conclure ce chapitre sur une fausse question: &lt;em&gt;"Alors que la société française s'inquiète des conséquences de la globalisation, dans les hautes sphères de la vie intellectuelle et politique, on manie de plus en plus de concepts ethniques ou religieux; on s'alarme d'une immigration qui est la plus faible d'Europe; on élabore une doctrine occidentaliste, dérivé du concept de choc des civilisations et fortement islamophobe. Comment ne pas voir, dans cette fixation sur l'identité, une tentative, […] pour détourner contre des boucs émissaires une colère sociale d'origine économique?" &lt;/em&gt;(p.142 et 143)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de mots faudrait-il changer à ces quelques lignes pour retrouver la situation chinoise entre mars et juillet 2008? Des émeutes de Lhassa au boycott de Carrefour… On ne cesse de monter en épingle les différences culturelles comme autant d'épouvantails ou de tigres de papier quand finalement, dans un cas comme dans l'autre, la finalité est la même: détourner l'attention de la masse pendant que l'élite financière poursuit le pillage de l'intérieur. A armes très inégales, Chine et France sont ni plus ni moins des concurrents sur le marché du libre-échange. Toute autre considération relève d'une désinformation organisée pour ne pas avoir à répondre sur d'autres questions, d'autres sujets, autrement plus douloureux pour les populations respectives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;[…] il n'est plus sérieux, en 2008, de percevoir les géants que sont la Chine et l'Inde comme des petites fleurs fragiles dépendant terriblement de notre bienveillance. Au-delà des discours lénifiants des dirigeants, le programme des cadres moyens du Parti communiste chinois est, je cite, de "bouffer les Occidentaux", juste retour des choses si l'on se souvient du sort qu'Européens et Américains ont fait subir à la Chine à partir de la guerre de l'Opium. […] La Chine est sous pression: le déracinement en quelques décennies de dizaines, de centaines de millions de paysans, l'émergence d'une classe moyenne urbaine privilégiée, l'apparition d'une ploutocratie au sommet de la pyramide sociale contredisent son système anthropologique égalitaire. […] Les nouveaux mandarins le savent, qui se sentent menacés par une réaction violente de la société.&lt;/em&gt; (p.160 et 161)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, en Chine, l'écho des innombrables troubles sociaux est très efficac&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrVqYE0hjI/AAAAAAAAA5Y/ysS5LDv6QxQ/s1600-h/Ã©meutes+Wengan.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303786435176072754" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 219px; CURSOR: hand; HEIGHT: 154px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrVqYE0hjI/AAAAAAAAA5Y/ysS5LDv6QxQ/s400/%C3%A9meutes+Wengan.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ement étouffé par une censure implacable qui justifie, en partie, son action par l'anarchie démocratique française. CCTV se régale à chaque voiture qui brûle en France tandis que dans son immense majorité, la population chinoise perçoit la société harmonieuse comme l'un de ces documentaires animaliers ou touristiques sur la Chine éternelle qui précède le journal de 19h00, véritable hagiographie du pouvoir. Une heure plus tard en France, la question des droits de l'homme invariablement bafoués par le pouvoir chinois permettra aux Français de se sentir bien chez eux. Dans les deux cas, encore une fois, la responsabilité des dirigeants politiques dans la misère des populations dont ils ont souhaité ou exigé le contrôle ne sera pas évoquée – à peine en France, pas du tout en Chine (sauf sur le net)… &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;(à suivre)&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Photos: Télérama (Une du 21 janvier 2009); émeute 2005; carte des émeutes sur le site vox dei; émeute 2005; émeute de Wengan en juin 2008&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-3458207665634666745?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/3458207665634666745/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/apres-la-democratie-lu-davant-la_17.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3458207665634666745'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3458207665634666745'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/apres-la-democratie-lu-davant-la_17.html' title='&quot;Après la démocratie&quot; lu d&apos;avant la démocratie (III)'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZrThc2aqtI/AAAAAAAAA4w/XKkqBcrAKZg/s72-c/Apr%C3%A8s+d%C3%A9mo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-7077310751904308792</id><published>2009-02-16T21:35:00.010+08:00</published><updated>2009-02-20T12:09:42.729+08:00</updated><title type='text'>"Beauté volée" de Bernardo Bertolucci</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZl1MT6b4ZI/AAAAAAAAA4I/serK24uyaVY/s1600-h/Affiche+BeautÃ©.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303398890569720210" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 240px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZl1MT6b4ZI/AAAAAAAAA4I/serK24uyaVY/s400/Affiche+Beaut%C3%A9.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Oui, je sais, ça paraît hors sujet… Bertolucci, Liv Tyler et Jeremy Irons, en 95! &lt;em&gt;Ma que relacion con la realidad de los chinese&lt;/em&gt;? Même pas une miette de chti's! En italospagnol c'est déjà bien, non? Et puis, malgré les apparences, c'est bien là que passerelle - ou absence de - font pleinement sens… Bertolucci est né en 41. S'il a aujourd'hui 68 ans, il en avait donc 53 lors du tournage de &lt;em&gt;Stealing beauty&lt;/em&gt;. Encore vigoureux le vieux beau, toujours aussi centré sur la chose qui nous rend idiot, crétin, géniaux, vivant, maso, vilain, au moins proche des saints intronisés par accident, erreur de casting, karma sous ecsta, etc. Bref, les enfants, nous avons là un petit précipité d'idéalisme post soixante huitard d'autant plus délicieux que &lt;em&gt;the cherry on the cake&lt;/em&gt; n'est autre que Liv Taylor dans l'exact 19ème année de sa vie et du film et que l'on se frotte les yeux en se demandant comment une gamine peut interpréter ça, avec la distance, l'incarnation la vraie, le trouble et l'authenticité, le talent et la fraîcheur…&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZl1VJm3yHI/AAAAAAAAA4Q/GUZwqrn11t8/s1600-h/Bertolucci+Tyler.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303399042422130802" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 152px; CURSOR: hand; HEIGHT: 91px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZl1VJm3yHI/AAAAAAAAA4Q/GUZwqrn11t8/s400/Bertolucci+Tyler.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le vieux barde italien a peu débandé depuis &lt;em&gt;le dernier tango &lt;/em&gt;et tiendra la rampe jusqu'aux &lt;em&gt;Innocents – The dreamers &lt;/em&gt;en 2003. Peu importe ce qu'il filme! Scénario prétexte… Un groupe, composante essentiellement familiale mais avec droit d'inventaire, un intrus (de préférence étranger – le réactif par excellence) et ce que cela suppose de dérèglements et de capacité à intégrer/gérer cette intrusion aux conséquences aléatoires. &lt;em&gt;Don't bogart the joint, buddy… Old school style…&lt;/em&gt; Et finalement pas tant que ça! Les protagonistes sont tous occupés à leur business sans perdre de vue ce que l'autre peut offrir de régénérescence, d'existentialiste excursion au pays des rêves enfouis au fond du jardin alors que l'on jurait fidélité à un quelconque intégrisme… Là où Bertolucci explose le cadre et offre ses lettres de noblesse trop mûre à une jeunesse trop verte, c'est qu'il épouse parfaitement le point de vue de l'intrus(e), du &lt;em&gt;je&lt;/em&gt; narcissique, épouvanté, manipulé/manipulant, qui se doit en toute humanité d'ambitionner de diriger le monde! Jeremy Irons, perfection minérale, tombe amoureux avant de partir en ambulance en finir avec son cancer… Sortie des artistes. Bertolucci a quelque chose de touchan&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZl1tggAFwI/AAAAAAAAA4Y/ak72Mt7t8DA/s1600-h/Irons+&amp;amp;Tyler.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303399460884190978" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 256px; CURSOR: hand; HEIGHT: 152px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZl1tggAFwI/AAAAAAAAA4Y/ak72Mt7t8DA/s400/Irons+%26Tyler.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t: la mort approche sans parvenir à le distraire… Ses idéaux de jeunesse, toujours aussi peu d'actualité, conduisent ses histoires en dépit des modes et des horizons, sur le chemin inaltérable de la conquête du rêve qui emportent l'adhésion des publics… Quelques précisions cependant… La mère de l'ingénue vient de mourir, le père est inconnu… Liv Tyler vient conquérir un monde libre dont elle est d'ores et déjà libérée. Et donc, le bel Italien peut se présenter, celui de son adolescence, celui qu'elle n'avait pas oublié, etc. &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZl28374nGI/AAAAAAAAA4g/TJiBKfrNM84/s1600-h/Tyler.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303400824384822370" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 137px; CURSOR: hand; HEIGHT: 166px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZl28374nGI/AAAAAAAAA4g/TJiBKfrNM84/s400/Tyler.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Beauté volée&lt;/em&gt; n'est pas un formel chef-d'œuvre cinématographique, ce n'est qu'un idéal de vie dont l'humilité peut nous rendre honteux de sacrifier à d'autres considérations. Autant dire qu'en cas de fièvres, acheteuse, égoteuse, oedipeuse, il ne faut pas hésiter à en abuser…&lt;br /&gt;Et donc, au creux du carcan sécuritaire, au pays des 'il faut', 'tu dois', 'il est interdit de', 'jamais tu/toujours tu', &lt;em&gt;Stealing beauty &lt;/em&gt;a valeur d'alphabet, de grammaire, et d'instruction civique – bien entendu, l'histoire de l'art est en filigrane et l'amour ne prend pas les gens pour des cons. Bréviaire pour les victimes d'intégrismes soucieuces de se former au difficultés de la liberté. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-7077310751904308792?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/7077310751904308792/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/beaute-volee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7077310751904308792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7077310751904308792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/beaute-volee.html' title='&quot;Beauté volée&quot; de Bernardo Bertolucci'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZl1MT6b4ZI/AAAAAAAAA4I/serK24uyaVY/s72-c/Affiche+Beaut%C3%A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-6774803493030088191</id><published>2009-02-16T12:03:00.019+08:00</published><updated>2009-02-17T12:27:02.379+08:00</updated><title type='text'>Petite histoire vue de ma fenêtre</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;Les disputes de jeunes couples sont fréquentes, rituel de passage, test d'endurance... Cela peut aller jusqu'aux cris et aux larmes avec attroupement mais c'est rare. Le cas de figure le plus fréquent tient de la bouderie butée, trois pas en avant deux en arrière, parfois le contraire. La fenêtre du bureau donne sur Shanxi nan lu, de nombreuses observations ont inspiré cette vignette synthétique...&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZk1HQPFm2I/AAAAAAAAA3Q/0HRmAuiCwqE/s1600-h/chinois+couple.jpg"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303328434939075426" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 267px; CURSOR: hand; HEIGHT: 167px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZk1HQPFm2I/AAAAAAAAA3Q/0HRmAuiCwqE/s400/chinois+couple.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Elle boudait avec vigueur, se d&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZjz0KS1G7I/AAAAAAAAA2o/lzdj9x2Iuxk/s1600-h/Couple+++affiche+[RÃ©solution+de+l"&gt;&lt;/a&gt;égageait du bras qui cherchait à la retenir, puis ralentissait le pas pour qu'il la rattrape. Le jeune homme était conciliant, savait que tout ce qu'il pourrait dire ou faire à cet instant n'avait aucune importance, seul comptait l'étendue de sa patience. Il portait deux sacs de shopping, regardait le ciel de temps à autres; elle continuait de piailler, cherchant des larmes qui ne venaient pas. Trente mètres en un quart d'heure. Jusqu'où est-il responsable, fiable, endurant, se demandait-elle. Jusqu'au bout de la rue ou jusqu'au bout de la vie? Elle n'acceptera jamais de venir à l'hôtel, pensait-il. Les bras croisés et le regard vrillé dans le sol, l'épaule contre un arbre, chassant un obstacle invisible du bout d'une basket dorée, elle écoutait la voix de sa mère. C'est un paysan, il va profiter de toi et t'abandonner. Tu vas jeter ta famille dans la honte. Anxieuse, elle tripotait nerveusement le petit ourson en peluche accroché à l'anse du sac D &amp;amp; G qu'il lui avait offert le week-end précédent. Pendant ce temps, il ébouriffait ses cheveux gélifiés comme si une idée géniale allait soudain s'en échapper. Il proposa d'aller au Starbuck café sur Huai Hai zhong lu. Elle leva un œil vers lui, fit quelques pas dans la bonne direction. Puis elle le vit &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZj0H9ZPVUI/AAAAAAAAA2w/Cfj7mH518bo/s1600-h/t-shirt-chinois-2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303256978805445954" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 261px; CURSOR: hand; HEIGHT: 94px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZj0H9ZPVUI/AAAAAAAAA2w/Cfj7mH518bo/s400/t-shirt-chinois-2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;sourire et s'arrêta aussitôt. Tu crois que je suis une pute? Tu crois qu'une paire de tee-shirts et un capuccino suffisent? Il ne répondait pas, essayait de comprendre comment ils en étaient arrivés à cette dispute. Il n'avait rien vu venir. D'un seul coup, elle avait lâché sa main et s'était écartée de lui. Réponds, insista-t-elle, alors que les passants les contournaient sans même leur jeter un regard. Tu crois que je suis comme cette étrangère que tu as reluqué tout à l'heure dans le magasin de Yongjia lu? Il tenta je t'aime, il n'y a que toi et n'y aura jamais que toi. Elle fixait ostensiblement les deux sacs plastique avec une moue de mépris. Mon oncle va m'embaucher dès que j'aurai ma licence, cet été, et si je continue en même temps à créer des sites web, en deux ans, j'achète un appartement et une alliance en diamants. Il était trop petit mais elle aimait bien ses mains dont elle rêvait parfois. Et il était un étudiant apprécié de tous, travailleur, promis selon les professeurs à un brillant avenir, ce qui, quand elle était de bonne humeur, compensait ses origines provinciales. Elle était shanghaienne, jolie par principe et nécessité, sa pâleur et ses faux ongles étoilés disaient combien elle était évoluée et sophistiquée. Elle étudiait le français car s&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZj1QI4qbFI/AAAAAAAAA3A/Q6Ers3Rs6GU/s1600-h/Mariage+2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303258218840616018" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 209px; CURSOR: hand; HEIGHT: 148px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZj1QI4qbFI/AAAAAAAAA3A/Q6Ers3Rs6GU/s400/Mariage+2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;on père pensait que l'argent des étrangers est plus facile à gagner quand on parle leur langue. Tu m'emmèneras à Paris en voyage de noces? Suspendue à son point d'interrogation, elle souriait maintenant, mélange mutin de défi et de provocation ayant valeur d'apaisement. Il s'imaginait annonçant à sa famille restée dans le pauvre Hubei, même pas à Wuhan, que s'il ne leur envoyait pas d'argent c'était pour convoler en France avec une shanghaienne. De son vertige, il tira pourtant un mince sourire et une petite carte de sa poche. Il lui tendit. C'était la carte d'un hôtel bon marché, pas très loin, à une heure de bus. La carte assurait qu'il y avait une douche par chambre et que tout le confort était fourni. Sur fond rose, une Tour Eiffel blanche &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZj17RMO81I/AAAAAAAAA3I/qsBtRUEqJl4/s1600-h/suzhou+river.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303258959804560210" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 125px; CURSOR: hand; HEIGHT: 60px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZj17RMO81I/AAAAAAAAA3I/qsBtRUEqJl4/s400/suzhou+river.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;et des petits cœurs rouges présentaient le Paris Hotel. Elle glissa son bras sous le sien et ils avancèrent ainsi dans leurs vies, pour encore quelques temps...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Photos: Jeunes mariés olympiques à la sortie du bureau d'enregistrement le 8/8/08 à Beijing (Aujourd'hui la Chine), Tee-shirts pour couple (école de design de Shanghai), Mariage de luxe (catalogue agence), &lt;em&gt;Suzhou river&lt;/em&gt; de Lou Ye &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-6774803493030088191?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/6774803493030088191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/petite-histoire-vue-de-ma-fenetre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6774803493030088191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6774803493030088191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/petite-histoire-vue-de-ma-fenetre.html' title='Petite histoire vue de ma fenêtre'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZk1HQPFm2I/AAAAAAAAA3Q/0HRmAuiCwqE/s72-c/chinois+couple.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-7293554381446035669</id><published>2009-02-14T19:43:00.010+08:00</published><updated>2009-02-15T20:02:38.748+08:00</updated><title type='text'>"Cœurs" d'Alain Resnais, un beau cadeau de Saint Valentin</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZau0lko_4I/AAAAAAAAAyY/bRckpAaFRco/s1600-h/d140_Attac_titom_St_Valentin_antipub.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302617829737561986" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 172px; CURSOR: hand; HEIGHT: 269px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZau0lko_4I/AAAAAAAAAyY/bRckpAaFRco/s400/d140_Attac_titom_St_Valentin_antipub.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je me souviens d'autres vies, ailleurs, où il était de bon ton d'ignorer cette célébration jugée tellement récupérée, commerciale, qu'elle ne pouvait qu'enlaidir l'amour, cet hymne quotidien ou pour le moins suffisamment entretenu pour que roses et déclarations n'attendent ni le calendrier ni le signal martelé par les médias. Parfois, avec un sourire amusé, on tendait une rose comme un jeu, un geste presque provocateur, retour à nos origines populaires, un compromis à la conscience envahissante que nous avions découvert dans les livres, tous ces livres…&lt;br /&gt;Changement de décor! En Chine, la Saint-Valentin, c'est obligatoire! Ne pas sacrifier au rite équivaut à une négligence impardonnable, une désaffection possiblement irréversible. C'est qu'ici l'amour ne va pas de soi, souffre de la rigidité qu'impose le sens des responsabilités, celles-ci étant codifiées sur des bases obscures mais à fort relents confucéens. Pas trop de sexe (au-delà de trois fois par semaines, cela devient du vice – sic!), beaucoup de prévenance réciproque, et des comportements stéréotypés en fonction du genre: l'homme parle peu, travaille de manière inversement proportionnelle, ignore tout de la futilité mais rien des caprices sans lesquels sa femme n'en serait pas vraiment une. Elle aime la couleur rose et les ours en peluche, est fidèle à ses humeurs comme un militaire à la discipline, possède un réseau d'amies à qui se plaindre de lui, préfère l'eau tiède aux boissons alcoolisées que sa mère lui a certifiées piégées par l'homme à des fins honteuses. Lui est fan de NBA mais se laisse traîner de magasin en magasin, souvent en restant à la porte, planifiant pendant ce temps achats d'appartement et de voiture hors lesquels il ne serait ni responsable ni respectable. L'amour à la chinoise est une petite entreprise orchestrée par les familles qui laisse bien peu de place à la spontanéité, à l'élan – quant à la passion… Autant dire que le jour de la Saint-Valentin, les fleuristes de Shanxi nan lu font carton plein, du trottoir aux boutiques, et jusque sur la rue où les voitures sont garées en triple file. Les prix s'adaptent à la figure imposée: multipliés par deux. Bien entendu, moins le budget disponible est conséquent plus il faudra investir. C'est que sacrifice et privation collatérale sont parties intégrantes du processus… Bref, je viens d'offrir 99 roses rouges à Xiangfei! Le nombre signifie "pour toujours" et le bouquet âprement négocié occupe toute la table du salon. Au diable l'élitisme des consciences mal embouchées et vive les fêtes qui célèbrent le difficile bonheur d'être deux - compassion pour tous ceux qui n'ont personne à qui offrir un bouquet… &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZavFyzoLFI/AAAAAAAAAyg/B4dV6XQGF74/s1600-h/COEURS+AR.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302618125347859538" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 155px; CURSOR: hand; HEIGHT: 245px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZavFyzoLFI/AAAAAAAAAyg/B4dV6XQGF74/s400/COEURS+AR.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pur hasard d'avoir visionné &lt;em&gt;Cœurs&lt;/em&gt; d'Alain Resnais hier soir… Sorti en 2006, le film est l'adaptation d'une pièce de théâtre de Jean-Michel Ribbes qui a traduit un succès du dramaturge Alan Ayckbourn, &lt;em&gt;Private&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Fears in Public Places&lt;/em&gt;. Affichant un casting impeccable (Sabine Azéma, Pierre Arditi, Isabelle Carré, André Dussolier, Laura Morante, Lambert Wilson) cet excellent Resnais, Lion d'argent à Venise si cela signifie quelque chose, présente six personnages dans le pétrin de l'amour - ses impasses, absences, solitudes, tyrannies, espoirs, rencontres et déception, forcément déception. C'est dans cet univers sombre et froid que l'on débarque cycliquement dès lors qu'on en a fini avec le carcan normatif chinois. L'autonomie, le refus de la dépendance à l'autre, le confort des institutions sociales, créent cette solitude particulière – "l'Européen(ne) triste et triomphant(e)" dont parle Emmanuel Todd dans &lt;em&gt;Après la démocratie&lt;/em&gt;. L'ensemble tient par la grâce d'un enchevêtrement digne d'un Labiche qui aurait lu Baudrillard et croisé Lacan: Lambert Wilson dans un magnifique contre-emploi de militaire viré de l'armée, aux prises avec ses angoisses de mâle, l'alcool, et une Laura Morante toujours superbe dans la crise, le drame intime tenu en joue par une fierté qui la préfèrerait morte que soumise; André Dussollier, vieillissant dans une solitude accompagnée par sa jeune sœur (Isabelle Carré), en collègue d'une Sabine Azéma pour le moins ambiguë, entre illuminée mystique et harpie SM, la synthèse circulant sur vidéo VHS… Le chassé-croisé est brillant: Pierre Arditi, barman aussi psy que tous les barmen, console Lambert Wilson et accueille Azéma en pleine phase de rédemption qui fait du papy sitting auprès du vieux dégueulasse qui serre de père et accompagne la solitude d'Arditi… Quand Wilson et Morante décident de faire un break et que le premier passe une annonce, c'est sur Isabelle Carré qu'il tombe, etc. C'est d'une élégance rare, réalisé avec une justesse de mise en scène et de direction d'acteurs qui transforme le glauque réalisme poétique de Carné en une poésie réaliste du plus bel effet. Il neige du début à la fin du film, faisant regretter que &lt;em&gt;Cœur en hiver &lt;/em&gt;ait été déjà pris par Sautet… "Bon Dieu qu'il fait froid dans la solitude", nous dit le film! Et c'est ici que le talent intervient: nulle réplique de ce vieux tonneau, pas le moindre bavardage pontifiant, encore moins d'explication sociopsy… Que ceux qui se demandent l'effet que ça fait d'être Français, ou encore quel est le prix de la liberté, aillent voir ce film! D'ici là, les personnages du film auront vécu la Saint-Valentin comme un calvaire de solitude – mais ce n'est pas sûr, après tout ils sont libres! Et les fleuristes de Shanxi nan lu auront vendu toutes leurs roses sans aucune garantie d'amour non plus… &lt;em&gt;Make you choice baby!&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour une vision réaliste et très peu romantique de l'amour à la chinoise, lire l'article ci-dessous:&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-parents-chinois-recherchent-jf-jh-pour-enfants-overbookes-10466.asp?1=1"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-parents-chinois-recherchent-jf-jh-pour-enfants-overbookes-10466.asp?1=1&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-7293554381446035669?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/7293554381446035669/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/curs-dalain-resnais-un-beau-cadeau-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7293554381446035669'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7293554381446035669'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/curs-dalain-resnais-un-beau-cadeau-de.html' title='&quot;Cœurs&quot; d&apos;Alain Resnais, un beau cadeau de Saint Valentin'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZau0lko_4I/AAAAAAAAAyY/bRckpAaFRco/s72-c/d140_Attac_titom_St_Valentin_antipub.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-3409894606592785661</id><published>2009-02-13T20:55:00.009+08:00</published><updated>2009-02-17T23:30:03.022+08:00</updated><title type='text'>"Après la démocratie" lu d'avant la démocratie (II)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZjXtPPvWkI/AAAAAAAAA2Q/csOVLKYtzYU/s1600-h/AprÃ¨s+dÃ©mo.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303225733415393858" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 86px; CURSOR: hand; HEIGHT: 129px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZjXtPPvWkI/AAAAAAAAA2Q/csOVLKYtzYU/s400/Apr%C3%A8s+d%C3%A9mo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fin des idéologies et narcissisme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZVu1yN5EQI/AAAAAAAAAx4/dCtvgOoKciM/s1600-h/AprÃ¨s+dÃ©mo.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;En 2008, les défections socialistes vers le sarkozisme ont révélé l'existence d'un métier politique indifférent à l'idéologie. Mais […] en 1988, Franz-Olivier Giesbert ouvrait (déjà) une ère nouvelle du journalisme en passant directement du Nouvel Observateur au Figaro, […]. Depuis, la circulation des journalistes entre médias écrits de couleurs censées différentes est devenue plus qu'une pratique banale: la règle, marquant la fin de l'âge idéologique. &lt;/em&gt;(p.87)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, la marche est grande! La question de la liberté d'expression, inexistante en Chine, pose un vrai problème de culture. Nombre d'étudiants sont persuadés qu'on ne peut pas tout dire, qu'il faut un contrôle de la circulation des informations puisque "le peuple n'est pas capable de tout entendre"… Pourtant, la fin de l'idéologie est tout aussi évidente en Chine qu'en France! L'absence de liberté d'expression n'est pas aujourd'hui communiste, elle est uniquement sécuritaire (et réellement mise à mal par Internet qui, malgré son score, est encore élitiste). Quant au pragmatisme initialisé par Giesbert, est-il tellement éloigné de ces étudiants chinois qui passent deux ou trois dans les écoles de journalisme occidentales avant de revenir exercer en Chine? La censure économique du groupe Bouygues/TF1 à une poignée de main, une tape dans le dos, du pouvoir ne génère pas plus de plainte, de crise, de manifestation, que le limogeage du patron de Paris-Match dès lors qu'il déplait au prince de l'élysée. Une fois encore, le différentiel se situe essentiellement dans la forme: la censure chinoise est officielle, totalement hostile aux principe de liberté et de droit à l'information; en France, elle est le fait de groupes de pression, d'hommes de pouvoir et, puisqu'elle est légal&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZZtLMWRs7I/AAAAAAAAAyQ/7nZHp1r7P6I/s1600-h/condÃ©naute.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302545650335986610" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 202px; CURSOR: hand; HEIGHT: 103px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZZtLMWRs7I/AAAAAAAAAyQ/7nZHp1r7P6I/s400/cond%C3%A9naute.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ement interdite, s'exerce sur un plan financier, notamment via les annonceurs qui font vivre la presse. Bien entendu, on ne peut que déplorer et s'insurger contre l'incarcération de Hu Jia, Liu Xiaobo, ou Zola, le célèbre internaute, mais bien qu'à des degrés divers, sur le fond, idéologie et déontologie vont bilatéralement très mal et sacrifient allègrement au "partenariat stratégique" qui justifie à peu près tout. L'argent roi, l'avènement du grand capital globalisé en tant que seul baromètre de la société, le terme "décomplexé" mis à toutes les sauces par les requins justifiant ainsi leur voracité très éloignée du moindre humanisme… Portrait de la France ou de la Chine? La passerelle entre les deux pays n'est conçue ni pour les piétons ni pour les cyclistes, on y circule mieux en 4X4 onéreux et polluant, jetant un œil condescendant aux pauvres bougres qui s'invectivent à grands coups de nationalismes. L'union nationale n'est jamais aussi forte que quand un coupable, un bouc émissaire, est désigné – en France, on peut remercier les émigrés; en Chine, l'éternel étranger mal intentionné est une histoire qui fait recette. Pendant ce temps, les élites économiques se frottent les mains, bien au chaud, chacun dans son coin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous aurions pu attendre de l'élévation du niveau éducatif l'émergence d'une nouvelle classe supérieure vraiment supérieure, consciente de ses responsabilités: des millions de philosophes prêts à se dévouer pour la collectivité. Ce que nous observons est un groupe supérieur implosé, une multitude d'individualités isolées, farouchement préoccupées d'elles-mêmes, détachées de la religion, des idéologies, obsédées d'épanouissement corporel, sexuel, esthétique. &lt;/em&gt;(p.90)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Constat a priori bien peu confucéen mais nous verrons dans un autre sujet que le confucianisme, aussi certainement que le catholicisme, est brandi tel une menace divine quand ça arrange et poussé sous le tapis avec les miettes pour les mêmes motifs… La société chinoise, du moins sa strate désormais nantie, s'occidentalise dans ce que l'occident a de plus vulgaire, un matérialisme superficiel, décérébré, une culture bing bling, narcissique et cynique. La réflexivité du système est d'une telle complémentarité que l'on imagine mal une fin de processus: l'usine du monde fabrique les oripeaux du narcissisme occidental qui lui renvoie un manuel de fashion victim en dix leçons totalement inadaptées. La culture chinoise est soit millénaire soit inexistante, l'Occident se jette dans cette brèche pour vendre son cholestérol et son prêt à penser en terme de parts de marché. Le piège se referme sur la jeunesse qui voit de la modernité libératrice dans le téléchargement de ce que consomment sur la TV de leur cuisine les ménagères occidentales. L'opium n'a fait que changer de fournisseur… Ne serait-ce qu'en terme d'alimentation, tellement cruciale pour les Chinois, la vigilance s'est émoussée jusqu'à disparaître – là aussi, plutôt que de rejeter par principe ou d'adopter aveuglément par mimétisme, un peu de discernement, d'esprit intellectuellement critique, serait souhaitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les Français de sexe masculin ont pris, grâce à une alimentation plus abondante et plus riche, 10 cm en un siècle, essentiellement depuis 1950. Un homme de 20 ans mesurait en moyenne 165,8 cm en 1900, 168,3 cm en 1950, 175,7 cm en 2005. Avec quelques décennies de décalage, les Français commencent à grandir en largeur, même si la proportion d'obèse, 9%, est très loin d'atteindre […] les records caractéristiques des Etats-Unis (31%) et du Royaume-Uni (23%). &lt;/em&gt;(p.92) &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZVvHn_qH9I/AAAAAAAAAyA/fdWmoxfQrIQ/s1600-h/chinese_obese.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302266313084379090" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 163px; CURSOR: hand; HEIGHT: 160px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZVvHn_qH9I/AAAAAAAAAyA/fdWmoxfQrIQ/s400/chinese_obese.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Déjà un adolescent urbain sur cinq souffre d'obésité en Chine… De quoi sérieusement s'inquiéter si l'on considère la politique de l'enfant unique éduqué par des grands-parents qui ont connu la famine et projettent tant leurs angoisses que leur nouvelle richesse de consommateur sur leur progéniture. Si l'on ajoute encore la confucéenne piété filiale qui régit la société civile depuis Deng, on peut craindre pour l'avenir de ces gosses gavés comme des bêtes de concours… Un respect dû aux aînés qui ne pose pas de problème fondamental théorique mais dont la pertinence ponctuelle résiste mal à l'observation et au pragmatisme: &lt;em&gt;"Lors du recensement réalisé en l'an 2000, 14% des hommes et 40% des femmes de 60 à 64 ans étaient analphabètes. Pour les plus de 65 ans la proportion d'individus incapables de lire atteignait 29% chez les hommes et 65% chez les femmes. La Chine est toujours tenu par la dictature d'un parti unique."&lt;/em&gt; (p.107) Quelle hérésie pourrait créditer le respect de l'ignorance et de l'inculture? Là où l'analyse de Todd est partielle, c'est dans l'ignorance d'une société civile de plus en plus critique vis à vis du parti mais cependant réfugiée derrière un confucianisme qui avance encore moins vite que le conservatisme de l'État.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Parti unique, économie de marché, idéologie nationaliste xénophobe: l'usage politologique voudrait que l'on catégorise la Chine comme un pays contrôlé par un régime fasciste. Il y a cependant des différences importantes. Au contraire des fascismes historiques, le régime n'est pas ravagé par l'anti-intellectualisme: il croit à l'éducation et investit massivement dans son système universitaire. &lt;/em&gt;(p.107)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est permis d'émettre un doute sur la nature de cet investissement et sur les finalités qui lui sont dévolues. Le système universitaire chinois, du moins ce que j'ai pu en comprendre, n'est pas une proposition d'ouverture intellectuelle et mentale sur une dimension culturelle, existentielle, qui enrichirait l'individu à même de franchir un à un les obstacles pour accéder enfin à une élite afin de reconsidérer, remettre en question, tant son statut personnel que le contexte dans lequel il vit, se trouvant ainsi en position d'authentique vecteur d'évolution sociale. Et quand bien même cet idéal est aussi une peau de chagrin en Occident, il est ici littéralement ignoré au profit d'un pragmatisme extraordinairement réducteur: la fin justifie les moyens. N'importe quel diplôme, "de langue s'il le faut alors que je souhaite faire de l'économie", pourvu que je puisse trouver un job à même de satisfaire le diktat familial confucéen totalement assujetti au marché. Le contexte historique bien sûr expliquera cette situation mais ne résoudra pas la quadrature à laquelle sont confrontés tant le gouvernement que les jeunes diplômés: un déficit de compétence menant directement à la perte de parts de marché. (v. &lt;em&gt;Des cols Mao aux cols blancs&lt;/em&gt;, Graeme Maxton, The economist, Courrier international, Le monde en 2008)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous ne devons pas oublier […] que pour les Chinois qui ont vécu le maoïsme, le régime actuel est la liberté réalisée. On peut, on doit les comprendre. Nous verrons dans les années qui viennent si l'universalisme de la démocratie est inéluctable. Mais à nouveau l'anthropologie des structures familiales révèle sa puissance explicative. La force du trait autoritaire, l'atténuation du trait égalitaire de la famille communautaire chinoise permettent de comprendre la résistance actuelle du Parti communiste chinois à la vague démocratique qui a traversé le monde à partir du milieu des années soixante-dix, menant à l'effondrement des régimes autoritaires en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Amérique latine, puis à la chute du mur de Berlin et à l'effondrement du communisme. &lt;/em&gt;(p.108)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La différence semble se faire sur un schisme fondamental: la discipline ou l'autodiscipline. La première demande un policier, un militaire, qui règle le problème d'un coup de matraque ou d'une balle dans la nuque; la seconde demande un prof, un contexte culturel, de l'argent et de longues années… C'est un pari digne de l'humanité, c'est celui que Sarkozy renonce à faire…&lt;/div&gt;&lt;em&gt;(à suivre…)&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-3409894606592785661?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/3409894606592785661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/apres-la-democratie-lu-davant-la_13.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3409894606592785661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/3409894606592785661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/apres-la-democratie-lu-davant-la_13.html' title='&quot;Après la démocratie&quot; lu d&apos;avant la démocratie (II)'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZjXtPPvWkI/AAAAAAAAA2Q/csOVLKYtzYU/s72-c/Apr%C3%A8s+d%C3%A9mo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-2454192614805236244</id><published>2009-02-12T23:34:00.009+08:00</published><updated>2009-02-20T22:52:28.893+08:00</updated><title type='text'>"Slumdog millionaire" de Danny Boyle</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Petits meur&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZRCLGAqEkI/AAAAAAAAAxA/iT2v_F3oxHg/s1600-h/Slumdog+millionaire.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301935419681280578" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 116px; CURSOR: hand; HEIGHT: 134px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZRCLGAqEkI/AAAAAAAAAxA/iT2v_F3oxHg/s400/Slumdog+millionaire.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;tres entre amis&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Trainspotting&lt;/em&gt; avaient déjà permis de découvrir que Danny Boyle était un bon réalisateur et un réalisateur malin, au moins dans son flair pour transformer un scénario intelligent en petite pépite cinématographique à consommer entre inconnus du monde entier. Ses invariants tiennent de l'universalisme: l'argent, la cupidité, la trahison mais la fidélité, la haine mais l'amour, etc. Cette fois-ci, une méga dose d'exotisme propulse l'opus au top de tous les festivals du monde. &lt;em&gt;Slumdog millionaire&lt;/em&gt; est tellement bien ficelé qu'il serait capable de réconcilier Caïn et Abel, Bouvard et Pécuchet, ou en l'occurrence Krishna et Arjoun puisque le thriller social se déroule en Inde à Bombay.&lt;br /&gt;A ceux qui sortiraient de quelques semaines de comas et ne connaîtraient pas l'histoire, nous dirons simplement qu'un gueux de là-bas décroche la super timbale dans un jeu TV et se retrouve torturé dans le commissariat local pour avouer une tricherie dont il est innocent. Il va justifier ses réponses gagnantes une à une à un flic devenu compréhensif par émotion, compassion, à l'écoute du récit de sa vie…. &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZRChrD72TI/AAAAAAAAAxI/tFGBKrRLq88/s1600-h/Slumdog+bros.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301935807584262450" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 139px; CURSOR: hand; HEIGHT: 56px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZRChrD72TI/AAAAAAAAAxI/tFGBKrRLq88/s400/Slumdog+bros.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les dix ou vingt premières minutes passées (en fonction de la capacité de chacun à rester bouche bée sans oser cligner des yeux), on commence à voir venir une énormité bollywoodienne retaillée worldbuster: Oliver Twist s'est dégotté un petit frère chez les intouchables et une poulette pour la page centrale du National Geographic. A partir de là, le spectateur fait son choix. La transposition de "Qui veut gagner des millions?" au pays de la misère business est bien vue ou insupportable; l'esthétisme du bidonville (slum) est too much ou un hymne à la vie en résistance; les méchants sont nuls, caricatures de roman-photo, ou d'une connerie aussi crédible que la situation où elle les a conduits, etc. Hitchcock disait qu'il ne fallait pas avoir peur des clichés, seulement bien les utiliser. C'est ici magistralement fait! Jusqu'au générique final que les esprits retors pourront considérer comme une compromission locale quand il ne s'agit que d'un clin d'œil permettant pour une fois d'apprécier un générique de fin! &lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301936331564487986" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 167px; CURSOR: hand; HEIGHT: 117px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZRDALCjlTI/AAAAAAAAAxQ/yiNR8IVTHvg/s400/Slumdog+Latika.jpg" border="0" /&gt;Bref, si &lt;em&gt;Slumdog millionaire&lt;/em&gt;, tiré d'un best-seller indien, fait la part belle au destin/karma, c'est que Danny Boyle n'ignorait pas qu'il devrait affronter quelques petits esprits jouant à Roland Barthes période école primaire, mais qu'ils ne feraient pas le poids face aux sourires déclenchés par une brochette de gosses qui, d'un bout à l'autre du film, courent après la vie, après l'amour, et finissent par les rattraper. Il n'est pas sain de bouder son plaisir sous couvert de faux intellectualisme, &lt;em&gt;Slumdog millionaire&lt;/em&gt; est une superbe proposition pour ceux qui en sont convaincus.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;PS - Comment raccorder avec la Chine? Impossible! Une telle mafia dans ce film, des flics tellement stupides et une corruption tous azimuts dans un contexte sans foi ni loi, qu'on ne peut imaginer pareil anarchie dans un pays qui vient d'interdire Batman parce que l'un des méchants est Chinois...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-2454192614805236244?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/2454192614805236244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/slumdog-millionaire-de-danny-boyle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2454192614805236244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/2454192614805236244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/slumdog-millionaire-de-danny-boyle.html' title='&quot;Slumdog millionaire&quot; de Danny Boyle'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZRCLGAqEkI/AAAAAAAAAxA/iT2v_F3oxHg/s72-c/Slumdog+millionaire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-5071381600580282821</id><published>2009-02-11T18:31:00.013+08:00</published><updated>2009-02-17T23:31:21.754+08:00</updated><title type='text'>"Après la démocratie" lu d'avant la démocratie (I)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZjX7sPQuNI/AAAAAAAAA2Y/yE4CiE4hPlU/s1600-h/AprÃ¨s+dÃ©mo.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303225981716183250" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 86px; CURSOR: hand; HEIGHT: 129px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZjX7sPQuNI/AAAAAAAAA2Y/yE4CiE4hPlU/s400/Apr%C3%A8s+d%C3%A9mo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Depuis quelques décennies déjà, les Occidentaux attendent de la Chine, exigent de la Chine, &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZRGUc9plYI/AAAAAAAAAxw/GU60twXAEe8/s1600-h/AprÃ¨s+dÃ©mo.jpg"&gt;&lt;/a&gt;qu'elle se droit de l'hommise, se démocratise. Pour certains, c'est un processus irréversible, une simple question de temps, de patience. Universalisme eurocentriste pariant sur le marché auquel la Chine adhère avec un zèle dévastateur de type backlash post-colonial. Et si, tout au contraire, les États européens se trouvaient dans une telle impasse qu'ils devaient renoncer à la démocratie? De facto, le marché du libre-échange s'effondre et les démocraties ne semblent plus en mesure que de souscrire à de volatiles instituts de sondage – ce qui ne saurait contenir très longtemps le raz de marée des insatisfactions sociales. Emmanuel Todd prône un protectionnisme raisonné, seul à même selon lui de sauver la France du naufrage économique, social, et donc politique, auquel conduit l'actuel présidence de la République: &lt;em&gt;"Les Français ont […] été confrontés à quelque chose qu'ils n'auraient sans doute pas cru possible: un président hyperactif mais impuissant, pédalant vigoureusement sur une version politique du vélo d'appartement." &lt;/em&gt;(p.68) Et l'historien, démographe, sociologue ne peut être suspecté de rouler pour le PS puisqu'il conclut partiellement son brillant essai par ce constat dont le sinistre ne doit pas masquer la lucidité: &lt;em&gt;"Le suffrage universel semble désormais produire de l'incertitude plutôt que des choix rationnels. L'élection présidentielle de 2002 avait vu l'extrême droite l'emporter au premier tour sur une gauche fragmentée parce que démobilisée. Celle de 2007 nous a offert, au premier tour, le spectacle nouveau d'un affrontement principal entre deux candidats existant par l'image plutôt que par le programme, le choc de deux vides. […] Les électeurs qui avaient peur de l'incompétence de Ségolène Royal l'ont finalement emporté sur ceux qui avaient peur de la brutalité de Nicolas Sarkozy. Il n'y a donc pas eu retour du politique, mais irruption d'une "antipolitique", phénomène qui explique l'effondrement de la participation électorale lors des législatives qui ont suivi."&lt;/em&gt; (p.239)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emmanu&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZKrYEYQgVI/AAAAAAAAAwk/g1BhEXFzbZM/s1600-h/E.T..jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301488141349192018" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 78px; CURSOR: hand; HEIGHT: 110px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZKrYEYQgVI/AAAAAAAAAwk/g1BhEXFzbZM/s400/E.T..jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;el Todd est un scientifique hors norme dont les hauteurs de vue le placent en posture d'extra-terrestre. Après avoir prédit la fin du bloc soviétique dès 1976 et le déclin de l'empire américain en 2002, il fustige depuis 99 un acharnement fatal des politiques occidentales au libre-échange malgré la monté en puissance de l'Inde et de la Chine. Prophète confirmé des effondrements, ses analyses visionnaires sont donc à prendre au sérieux. Sur le chemin qu'E.T. emprunte dans ce nouvel essai de décomposition politique, le &lt;em&gt;lao wai&lt;/em&gt; que je suis ne résiste pas à superposer une Chine bien moins spécifique qu'elle ne le prétend et, à bien des égards, qui fonctionne comme un reflet des aberrations françaises… Soit par des similitudes inattendues que les cultures respectives ne sauraient admettre, soit par projection d'un modèle négatif de l'une sur l'autre. En effet, dans sa dynamique émergeante, la Chine a rendez-vous avec un modèle économique et social qui ne fonctionne déjà plus en Occident, tandis que la France dans son incapacité à résorber la montée des inégalités s'oriente vers une politique de plus en plus sécuritaire. Relevé des miroirs tendus au fil des pages d'&lt;em&gt;Après la démocratie&lt;/em&gt;…&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le marché, étendu par le libre-échange à la terre entière, régule, tel un dieu aveugle. Dans ce monde automatisé, tout ce qui est demandé aux hommes est une adaptation passive.&lt;/em&gt; (p.49)&lt;br /&gt;Se soumettre, donc… Jusqu'où, pour combien de temps? Le tenace cliché qui fait des Français un peuple de braillards éructant de grèves en manifestations n'est-il pas compensé par les multiples troubles sociaux, beaucoup plus violents qu'en France, qui émaillent la société harmonieuse. Comparaison abusive? Le contexte culturel ne doit pas masquer la réalité socio-économique. L'accession à une nouvelle richesse de la classe moyenne chinoise que son équivalent français est en train de perdre est en voie de stagnation. Quand la crise aura rattrapé cette classe moyenne qui, de Beijing à Shanghai, semble tellement indifférente à la pauvreté de ses provinces, il sera temps pour un choix de civilisation qui, dans le contexte actuel, menace de se faire de manière conflictuelle incontrôlable. 2012 verra le renouvellement de la tête du Parti et de l'exécutif. C'est un rendez-vous déterminant pour l'avenir de la Chine et donc du monde - 2012 qui sera également une année d'élection présidentielle en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[…] &lt;em&gt;il est indispensable de distinguer entre "globalisation" et "mondialisation". La globalisation, c'est le mécanisme économique et financier aveugle dont nous ressentons désormais les effets négatifs. La mondialisation, c'est quelque chose de beaucoup plus vaste et diffus, une ouverture mentale des cultures de la planète les unes aux autres, et ce concept devrait garder une connotation positive. Ni la pensée unique ni le national républicanisme ne font cette distinction. &lt;/em&gt;(p.51)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, lues de Chine, tellement conspuée pour son régime politique, on ne peut que tristement sourire à ces lignes: &lt;em&gt;Le sarkozisme a le mérite de nous démontrer par l'action – pardon, par l'inaction – que pensée unique et national républicanisme ne sont pas opposés mais, parce que également vides de projet, superposables. […] Le nouveau président exige un retour à l'idée de nation, il célèbre l'identité nationale et la fierté d'être français. Contre le fantôme de mai 68, il prône l'ordre, l'autorité.&lt;/em&gt; (p.51 et 52) A partir du lamentable discours "liquidateur d'héritage" de Sarkozy, y aurait-il injure à remplacer le &lt;em&gt;mai 68&lt;/em&gt; français par le &lt;em&gt;mai 89&lt;/em&gt; chinois?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au centre des évolutions, l'état de l'éducation est évidemment un repère essentiel. Le système éducatif, tant aux Etats-Unis qu'en France, est en phase de stagnation. Todd établit un parallèle chiffré entre cette stagnation et l'avènement de la télévision: "&lt;em&gt;La télévision ramène tendanciellement l'individu à la culture orale; elle encourage un rapport passif au divertissement et à la culture. La statistique de diffusion des récepteurs permet d'apporter un début de vérification empirique à l'hypothèse d'un blocage du progrès éducatif par le nouvel instrument audiovisuel. […] En 1958, le taux d'équipement en téléviseurs était aux Etats-Unis de 287 pour 1000 habitants, en France de 22 pour 1000. […] Les dix-huit ans de retard de l'Hexagone sur le modèle américain dans la course au téléviseur expliquent pour une bonne part qu'il soit entré en stagnation éducative avec trente ans de retard."&lt;/em&gt; (p.63) A ma connaissance, ce genre de statistique n'existe pas en Chine. Nous devrons nous contenter de relever l'omniprésence de la télévision et de ses dérivés, du restaurant au métro, en passant par l'épicerie, le bus, le taxi, toute échoppe de rue, les banques et administrations, les trottoirs et façades d'immeubles et, bien entendu, les foyers où les programmes formatés de CCTV tournent à plein régime… On se souvient alors du message programmatique marxiste-maoïste, &lt;em&gt;la religion est l'opium du peuple&lt;/em&gt;, et constate que les gouvernants ont depuis compris qu'un peuple sous opium est beaucoup plus malléable, au moins calme, que sans – il suffit de contrôler l'origine et l'approvisionnement de cet opium, ce qui n'était pas le cas de la religion mais s'avère terriblement efficace avec la télévision. Ce qui nous conduit à un paradoxe apparent puisqu'au contraire des États-Unis et de la France, le système éducatif chinois est ascendant, mais plusieurs précisions s'imposent et permettent de relativiser cet écart. La volonté politique de générer une nation de diplômés est récente, progressive depuis Deng, entérinée en entrant dans le nouveau siècle, et a pour résultat direct et immédiat l'obtention automatique de la licence, quels que soient les résultats obtenus, et donc un niveau universitaire faible – soit une nette évolution quantitative mais une stagnation qualitative qui pose un vrai problème d'encadrement dans les entreprises nationales. Cependant, cette jeunesse citadine (d'origine ou d'adoption) universitaire est passée presque directement de l'enfance à Internet dont l'interactivité exclut partiellement le ramollissement cérébral induit par la télévision. Avec plus de 250 millions d'internautes, certes très surveillés, la Chine est numéro un au hit-parade mondial des connections et de la blogosphère, soit un véritable vivier d'agitation potentielle et parfois réelle qui fait très peur à ses dirigeants. A nouveau, le parallèle France-Chine s'impose avec la désaffection générationnelle d'un média vieillissant, la télévision, au profit d'un mode d'expression qui échappe plus ou moins aux autoritarismes, Internet. Pour les strates sociales bénéficiant d'une éducation supérieure, la connivence générationnelle semble, sur le fond, supérieure au clivage de formes entretenu par les nationalismes. C'est l'aspect positif de la mondialisation souligné par Emmanuel Todd.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5301489021113681522" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 288px; CURSOR: hand; HEIGHT: 163px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZKsLRwdRnI/AAAAAAAAAws/w6l2Vab0LGo/s400/Web+Big+brother.gif" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;Effet pervers de cet accès à l'information et à la communication via la lecture et l'écriture dont dispense la télévision, les nouveaux médias interactifs impliquent une "transformation en profondeur de l'activité mentale". &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;La lecture silencieuse développe les capacités d'introspection et démultiplie le potentiel d'introversion. L'apprentissage de la lecture fabrique l'homme anxieux de la modernité, européen avant d'être japonais, chinois, arabe, indien, africain. Cet Européen modernisé par l'alphabétisation, fut perçu jusqu'à très récemment comme agité et sinistre par les populations de l'ancien tiers-monde. La hausse du taux de suicide a suivi pas à pas le développement de l'alphabétisation. C'est l'émergence de cet individu triomphant et malheureux qu'étudie au fond Durkheim dans "Le suicide".&lt;/em&gt;(p.65) &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je n'oublierai jamais cette étudiante de master qui me déclara l'an passé dans mon bureau: "C'est formidable tout ce que tu nous as appris sur la conscience, la responsabilité, la tyrannie du bonheur, l'esprit critique, l'autonomie et l'altérité, etc. On pense beaucoup mieux et on réfléchit par nous-même, maintenant! Mais j'espère que tu as la clé, la solution, parce qu'on est aussi beaucoup plus malheureux qu'avant!" &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quelle sera l'étape suivante? Comment les millions de jeunes chinois surdiplômés et au chômage vont-ils négocier cet afflux de connaissance et de conscience mondialisées? Est-ce que Todd analysant la situation de la France ne tend pas un miroir prédictif à la Chine? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;L'alphabétisation, c'est évident, mène à la démocratie. Nous devons comprendre comment. Et nous demander si l'entrée en stagnation éducative est responsable de l'ébranlement actuel des valeurs et des pratiques démocratiques. &lt;/em&gt;(p.65) &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On peut aussi situer à cet endroit l'impossibilité d'une démocratie chinoise actuelle tant le pseudo pragmatisme ambiant exclut la notion de connaissance au profit exclusif du recrutement par le marché-roi, le dieu libre-échangiste évoqué plus haut. Un peu comme si son formidable essor économique justifiait que la Chine se dispense de passer par la case démocratie dont les sociétés occidentales font un si piètre usage quant à leurs masses…&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(à suivre)&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-5071381600580282821?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/5071381600580282821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/apres-la-democratie-lu-davant-la.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5071381600580282821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5071381600580282821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/apres-la-democratie-lu-davant-la.html' title='&quot;Après la démocratie&quot; lu d&apos;avant la démocratie (I)'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZjX7sPQuNI/AAAAAAAAA2Y/yE4CiE4hPlU/s72-c/Apr%C3%A8s+d%C3%A9mo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-7376052002149918016</id><published>2009-02-10T19:52:00.012+08:00</published><updated>2009-02-20T12:10:09.495+08:00</updated><title type='text'>"W." d'Oliver Stone</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Que n'au&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZo9SJFu6DI/AAAAAAAAA4o/-OMT2eeuTXc/s1600-h/W.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303618893069084722" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 100px; CURSOR: hand; HEIGHT: 141px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZo9SJFu6DI/AAAAAAAAA4o/-OMT2eeuTXc/s400/W.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;r&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZFsvyWQZKI/AAAAAAAAAv0/wdHKQ068VTA/s1600-h/W.jpg"&gt;&lt;/a&gt;a&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZFsTXNF58I/AAAAAAAAAvs/eSfACwvNsuc/s1600-h/W.jpg"&gt;&lt;/a&gt;-t-on pas fait dire au titre du best-seller publié en 1976 par le Dr Pierre Rentchnik et le journaliste Pierre Accoce, &lt;em&gt;Ces malades qui nous gouvernent&lt;/em&gt;! De la maladie cachée de Mitterrand au diagnostique de folie fait par Jean-François Kahn à propos de Sarkozy, l'état de santé de nos dirigeants est en question permanente, a fortiori, ainsi que le souligne Emmanuel Todd dans &lt;em&gt;Après la démocratie&lt;/em&gt;, quand l'homme en question a le pouvoir d'appuyer sur le bouton qui nous transformera définitivement en chaleur et lumière. De quoi prendre peur en regardant &lt;em&gt;W.&lt;/em&gt; d'Oliver Stone, portrait à charge de celui qui vient de pourrir l'Amérique et une bonne partie de la planète pendant huit ans. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au fil des années et des films, on ne peut pas dire que le style de Stone se soit allégé! Si &lt;em&gt;Platoon&lt;/em&gt; a fait référence et que &lt;em&gt;Né un 4 juillet&lt;/em&gt; reste regardable, l'ensemble de sa filmographie se jauge à la tonne et &lt;em&gt;W.&lt;/em&gt; n'y échappe pas. Portrait serré, très serré - le génial Josh Brolin (&lt;em&gt;No country for the old man&lt;/em&gt;) est quasiment de tous les plans - d'un névrosé dont le background psy est exposé surexposé jusqu'à la nausée, en contrepoint des séances de groupe dans le bureau ovale où l'on retrouve toute la clique de vieux réactionnaires que Stone présente étrangement sans idéologie, simples pantins en compétition interne, au service d'un gosse frustré et dépourvu de toute autre motivation que celle de convaincre ses parents de ses qualités. Rude tâche! Alcoolique notoire dénué d'une quelconque capacité à faire quoi que ce soit si ce n'est des conneries que papa effacera, il est tenu à l'écart des affaires au profit de son frère (le gouverneur de Floride qui lui assurera son deuxième mandat), à peine entrevu au long des deux heures de film. Tour de passe-passe cinématographique, hop, voilà le crétin devenu président des États-Unis du monde, cherchant ses armes de destruction massive, voulant la peau de Saddam, de son frère, de son père, etc. C'est franchement pathétique, étouffant, et le film se termine sans que l'on sache si le sentiment désagréable qui subsiste est celui qui accompagne les films ratés ou s'il ne s'agit pas au contraire, en l'espèce, d'une trop grande honnêteté, d'un trop grand réalisme collant à un sujet putréfié. Il faudrait revoir le film mais j'avoue que le courage me manque…&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En revanche, ce portrait suscite un malaise plus large qui n'arrange ni les affaires de l'Occident ni celles de la démocratie. Que donneraient en effet les portraits aussi peu hagiographiques d'un Berlusconi, d'une Thatcher (en train de basculer dans une folie irréversible), d'un Poutine, d'un Reagan et bien sûr d'un Sarkozy? La conquête du pouvoir et l'énergie qu'elle implique, l'indispensable dose de machiavélisme et de paranoïa qu'elle semble nécessiter, sont-elles compatibles avec un esprit suffisamment équilibré pour servir une collectivité plutôt qu'un ego démesuré? Eh oui, nous y voilà! Le contre-exemple… Bande Originale d'un conte de fée inespéré, ne serait-ce que pour avoir invité Bruce Sprinsteen et Aretha Franklin à son investiture - quand même autre chose que Doc Gynéco et l'affreux Jojo national pourtant tellement emblématique de Sarkozy et d'une certaine France -, Barak Obama paraît prêt à faire mentir le diagnostic tragique qui colle à l'idée même de gouvernance individuelle. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'obamania cependant m'inquiète autant que Liu Xiang sur la ligne de départ. Depuis des mois, à longueur de spots publicitaires, pour un soda, une paire de pompes à clous, il pulvérisait tout, record, adversaire, écran, complexe national, etc. Sacrée pression! Comment ne pas décevoir? Certes, Obama jongle fort habilement entre un discours quasiment messianique – Yes, we can! -et la posture de l'homme simple pour qui le charisme est avant tout une question d'honnêteté; certes, il n'a pas perdu de temps pour prendre quelques mesures radicales (fermeture de Guantanamo, par exemple) effaçant son aberrant prédécesseur… Certes. J'ai pourtant peine à croire que cette improbable métissage de Kennedy et Luther King ne va pas décevoir les trop grands rêveurs quand il aura été durablement confronté à la réalité de la globalisation – d'autant plus quand son banquier est à Beijing et le tient littéralement par les bourses… S'il y a tout lieu d'être enthousiaste et reconnaissant au peuple américain d'avoir osé, si la fin de règne du Texan demeuré est un soulagement pour tout le monde, il serait raisonnable d'accorder une dimension humaine et donc faillible au phénomène Obama – je n'aimerais pas le voir rentrer au vestiaire sans vraiment faire la course… Et si un jour quelqu'un tourne le &lt;em&gt;H.&lt;/em&gt; de Barak Hussein Obama, au moins, cela fera un bon film!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-7376052002149918016?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/7376052002149918016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/w-doliver-stone.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7376052002149918016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7376052002149918016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/w-doliver-stone.html' title='&quot;W.&quot; d&apos;Oliver Stone'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZo9SJFu6DI/AAAAAAAAA4o/-OMT2eeuTXc/s72-c/W.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-6451650402482126480</id><published>2009-02-10T17:59:00.007+08:00</published><updated>2009-02-15T18:06:45.189+08:00</updated><title type='text'>Un livre très cher ou "A qui profite la taxe?"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;N'ayant pu me rendre à l'invitation pour l'ouverture samedi d'une librairie française sur Wu Yi lu, &lt;em&gt;L'arbre du voyageur&lt;/em&gt;, j'y suis allé cet après-midi avec Xiangfei.&lt;br /&gt;Excellen&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZfo_F1ULEI/AAAAAAAAA0A/dxpgkWSOmYM/s1600-h/BÃ©ja.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5302963256847248450" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 90px; CURSOR: hand; HEIGHT: 135px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZfo_F1ULEI/AAAAAAAAA0A/dxpgkWSOmYM/s400/B%C3%A9ja.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;te surprise dans un premier temps! Le lieu bien que standard est clair et agréable, surtout le catalogue est surprenant. J'y trouve notamment un livre que je n'étais même pas sûr de pouvoir commander, "A la recherche d'une ombre chinoise" de Jean-Philippe Béja, paru au Seuil en 2004. Autre surprise, la jeune stagiaire est une de mes étudiantes de 4ème année. Jusque là, tout va bien! Sauf qu'après deux semaines en France, j'ai déjà oublié qu'ici tout se passe en cash, donc joyeuse balade jusqu'à Yan'an lu, ICBC, etc. A notre retour, la responsable a disparu et c'est mon étudiante qui m'apprend que pour acheter ce livre, je dois aussi acheter une carte à 30 yuans qui ne me donne droit à rien et qui de plus n'existe pas encore, on me la remettra si je reviens, d'ici deux ou trois semaines. Cette carte est en fait une carte de crédit qui fonctionne par tranche de 100 yuans, je dois donc investir 300 yuans pour couvrir mon achat facturé 236 yuans + 30 de carte = 266¥, le crédit de 34¥ sera imputé sur la carte fantôme et en attendant aucune attestation de paiement ne peut m'être remis. Je demande donc à voir la responsable qui selon mon étudiante est en conversation à Campus France, la porte à côté. Je patiente dix minutes puis sollicite l'hôtesse de Campus France: "Inès Breton, s'il vous plaît, merci…" Elle va revenir, patientez! Dix minutes… "Vous pouvez l'appeler? Merci…" Encore cinq minutes et l'hôtesse vient nous informer jusqu'à la librairie que la responsable ne sera pas disponible avant dix minutes, un quart d'heure. Mon étudiante est très embarrassée, elle vient de commencer son stage et ne sait comment faire… Nous patientons un quart d'heure et, comprenant que personne ne viendra, de guerre lasse, je laisse donc 300¥ pour un livre et un hypothétique crédit de 34¥, le tout contre un simple ticket de caisse certifiant que j'ai payé mon livre, point.&lt;br /&gt;De retour à la maison, je consulte XE.com pour m'assurer du taux de change et constate que ce livre à 21€ vaut, selon le cours du jour, 185¥. Les comptes sont vite faits: 300 – 185 = 115, j'ai donc, par rapport au prix français, été taxé à 60%!&lt;br /&gt;N'abusons pas de grands mots tels que racket ou arnaque, mais n'hésitons pas à parler d'abus de position dominante (monopole à Shanghai), défaut de prestation commerciale (carte inexistante mais à payer, aucun responsable pour s'en expliquer), fidélisation forcée sans aucune compensation! Cela fait beaucoup pour un premier contact qui bien entendu sera le dernier. A ce prix-là, Amazon devient abordable et laisse moins la désagréable impression de s'être fait plumer à domicile… Seule arme du client mécontent, la publicité que je ne vais bien sûr pas manquer de faire à l'université pour ce commerce très lucratif. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-6451650402482126480?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/6451650402482126480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/un-livre-tres-cher-ou-qui-profite-la.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6451650402482126480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/6451650402482126480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/un-livre-tres-cher-ou-qui-profite-la.html' title='Un livre très cher ou &quot;A qui profite la taxe?&quot;'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZfo_F1ULEI/AAAAAAAAA0A/dxpgkWSOmYM/s72-c/B%C3%A9ja.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-7717729988176498867</id><published>2009-02-07T20:08:00.008+08:00</published><updated>2009-02-16T11:07:49.485+08:00</updated><title type='text'>Fatigue hivernale</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZjYTK-16bI/AAAAAAAAA2g/_j69Q9v4maE/s1600-h/LongÃ©vitÃ©.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5303226385105807794" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 125px; CURSOR: hand; HEIGHT: 246px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZjYTK-16bI/AAAAAAAAA2g/_j69Q9v4maE/s400/Long%C3%A9vit%C3%A9.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et si tout cela, f&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZWbi7pp_8I/AAAAAAAAAyI/1SRTzoeGISQ/s1600-h/LongÃ©vitÃ©.JPG"&gt;&lt;/a&gt;inalement, tout ce remuement stérile n'était dû qu'à l'immense fatigue qui s'abat sur les épaules d'une population exténuée par une lutte interminable? Une lutte qui n'a pas de nom puisque s'opposer n'est pas acceptable. Une fatigue qu'aucune olympiade ne vient plus distraire... Accablement contagieux. Le ciel est vide, la terre peuplée de zombis en suicide consumériste progressif, et les élites invisibles car surexposées, artistes ou non, jouent à des jeux plus ou moins virtuels, manipulant subtilement d'immuables consciences dévastées depuis quelques générations déjà. La Chine structure sa vacuité grâce aux lignes brisées des résultats de la bourse, en courbant à peine le dos, très au fait de toutes sortes de catastrophes plus ou moins millénaires, de naturelle à culturelle, prête au pire qui est générateur de vertu… Règne du sacrifice, machiavélique perversion – l'auto flagellation des catholiques: s'infliger la privation, jouir de la capacité de résistance au manque, junky de l'anorexie respectable. En haut, tout là-haut à la cour, ça rigole! Un œil sur les gosses quand même… Faudrait pas qu'ils remettent ça comme en 89! Peu de chance, Kong Zi a été exhumé de son cul de basse-fosse pour rappeler l'allégeance aux anciens, ceux justement qui frôlent l'orgasme en obéissant, se contraignant, se renonçant… Ah, oui! Les provinciaux, ces cuistres incultes exclus des villes, rejetés comme es pestiférés par les citadins nantis. Ponds ton nid d'oiseau, mingong, et dégage! Tellement pauvres! Effrayant! Et révoltés avec ça! De plus en plus! Camps d'entraînement possibles pour les déclassés périphériques de l'Occident… Étude à faire: le pourcentage de voitures brûlées en proportion des populations et du nombre de voitures sur le territoire. Exténué, pronostic réservé, pas d'issue au pays de la vie coupable, de l'admirable agonie. Serre les cuisses petite fille, tu accoucheras d'un garçon quand tes parents te le diront!Une culture sans femme, c'est le règne de la force brute, du militaire au tueur, du deux en un, marchand d'arme, marchand de mort.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tais-toi, tais-toi, l'étranger! Qu'est-ce que tu comprends?&lt;/div&gt;Tout… Désolé, vraiment tout. Et c'est très fatiguant, l'empathie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Légende image: les caractères possibles pour &lt;em&gt;longévité&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-7717729988176498867?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/7717729988176498867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/fatigue-hivernale.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7717729988176498867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/7717729988176498867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/fatigue-hivernale.html' title='Fatigue hivernale'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SZjYTK-16bI/AAAAAAAAA2g/_j69Q9v4maE/s72-c/Long%C3%A9vit%C3%A9.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-5633074829575995889</id><published>2009-02-07T09:35:00.020+08:00</published><updated>2009-02-07T18:55:42.684+08:00</updated><title type='text'>Leys vs Barthes, un faux procès</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Ce serait une polémique stérile parmi d'autres si elle n'était étrangement à charge...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Certes, c'est à Leys que l'on doit l'éclair de lucidité qui permit, non sans rancoeur, à l'intelligentsia parisienne de sortir de l'illusion maoïste. Soit, très bien, parfait! C'est un fait historique reconnu. Alors pourquoi le sinologue belge revient-il avec une telle fureur sur la faiblesse, le manque d'engagement politique, idéologique, de Barthes? A l'évidence et au fil des notes du voyage chinois que rapporte &lt;em&gt;Le magazine littéraire&lt;/em&gt;, Barthes est absent. Du moins, son intelligence, l'oeil acéré et la plume qui le traduit, ne sont pas convoqués au chevet d'un voyageur qui semble avoir suivi, s'être laissé convaincre par des copains, d'aller faire un tour chez Mao... Ce n'est pas son terrain et cela ne l'a jamais été. Lecteur dans une université d'Alexandrie pendant un an et, à ma connaissance, pas une note! On pourrait presque y voir la démonstration de la constante modestie de Barthes. Ni sinologue, ni sinophone, il regarde par la fenêtre, spectateur ennuyé tant par son inexpérience, méconnaissance du sujet, que par le contexte très encadré et le numéro de Sollers (qui en convient lui-même). Simon Leys se trompe de cible au moment d'intenter son procès qui ne peut concerner que l'éditeur (Ch. Bourgois) de ce carnet de voyage - Barthes ne souhaitait pas le publier, certainement conscient de l'inanité de ces pages... Et pourtant, ne serait-ce que dans les extraits rapportés par &lt;em&gt;Le magazine littéraire&lt;/em&gt;, on ne trouve pas que l'ennui majuscule du voyageur qui a irrité Simon Leys...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;14 avril 1974, Pékin - "Je sens que je ne pourrai les éclairer en rien - mais seulement nous éclairer à partir d'eux. Donc, ce qui est à écrire, ce n'est pas &lt;em&gt;Alors, la Chine?&lt;/em&gt; mais &lt;em&gt;Alors, la France?&lt;/em&gt;"&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette France qu'il incarne au mieux en multipliant les observations à partir de deux obsessions: la bouffe et le sexe! Barthes n'est pas allé en Chine pour en découdre avec une idéologie mais pour voir l'effet que ça fait! Et pourquoi pas?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;18 avril 1974, Shanghai - "Toutes ces notes attesteront sans doute de la faillite, en ce pays, de mon écriture (par comparaison avec le Japon).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;18h30 - La nuit tombe. Je lis Bouvard et Pécuchet. Ph. S. et Zhao jouent aux échecs chinois, que j'ai tout de suite abandonnés après en avoir demandé une démonstration."&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On peut difficilement s'avouer plus vaincu ni se tenir plus en retrait.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;20 avril 1974 - "Toujours &lt;em&gt;aucune&lt;/em&gt; nouvelle de France depuis huit jours. [...] &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tombeau de Ming. [...] Je reste dans l'auto, pendant que les autres sortent, photographient."&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Barthes ne participe pas, ne prend pas (sa) part, reste à distance, peut-être par peur d'impertinence. Pourtant, le 1er mai, à Pékin, quelques mots suffisent pour synthétiser ce qui justifie en grande partie le combat de Simon Leys: "Est-ce qu'on peut prétendre développer la conscience politique sans développer l'intelligence (la réflexion) d'autre part? Peut-on aiguiser politiquement et infantiliser le reste? Ce 1er mai me donne paradoxalement l'imagination terrifique d'une humanité luttant à mort pour... s'infantiliser." &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le niveau d'analyse, d'expertise, de Barthes, ne pouvait s'exercer sur une étrangeté aussi bétonnée que la Chine, toujours en résistance volontariste à la compréhension occidentale. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Tout livre sur la Chine ne peut-être qu'exoscopique."&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quel raisonnement peut conduire à reprocher à ce quêteur de l'intimité du sens de ne pas y avoir trouver son compte?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-5633074829575995889?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/5633074829575995889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/leys-vs-barthes-un-faux-proces.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5633074829575995889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5633074829575995889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/leys-vs-barthes-un-faux-proces.html' title='Leys vs Barthes, un faux procès'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-5818148999079168567</id><published>2009-02-05T21:37:00.002+08:00</published><updated>2009-02-07T00:25:27.272+08:00</updated><title type='text'>Le retour de la tentation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Celle de croire que quelque chose est possible... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La compréhension de Vic, son humanisme en lutte contre l'inhumanité de son parti, le retour de Yan(aïs) qui veut espérer en la lucidité de ses congénères, Xiao May, amie française sinologue, sinophile, sinophone de Paris qui m'écrit:&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Mais non, ce n'est pas ta nationalité qui gène la belle-mère! C'est le fait que tu sois divorcé, vieux et pauvre!" La vérité sort de la bouche des vrais amis! Un ami qui ne nous dérange pas n'est pas un véritable ami... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Malgré tout ça, toujours en difficulté au moment d'admettre... Victor, dans sa réponse d'hier, pointe juste quand il évoque la figure de l'intrus. Nous en avions parlé l'an dernier, à travers le court-métrage de Claire Denis consacré à Jean-Luc Nancy. C'est exactement ça. Cette société encourage le refus/rejet de l'intrus d'autant plus violemment qu'il s'aventure en coulisse, ne s'en tient pas à son rôle de spectateur enthousiaste d'une vitrine factice. Les postures sont figées par une aberrante légitimité culturelle... Si la lobotomie imposée par son statut de jeune garde rouge peut éventuellement expliquer l'attitude de la belle-mère, que penser de celle du beau-frère qui après dix ans passés en France, un DESS de commerce international en poche, refuse encore d'acheter un produit japonais fabriqué en Chine par des ouvriers chinois? En France, il n'a pas souhaité me recevoir... Rentré en Chine, il a expliqué à sa soeur qu'il n'acceptait pas que sa fille (2 ans) soit tôt ou tard pervertie par les Français... Et quid de cet étudiant fortuné qui depuis deux ans parcourt l'Europe à partir de sa base universitaire d'Aix en Provence et finit par rencontrer l'âme soeur à Prague... Quelle coïncidence, elle est tout comme lui originaire de Changzhou! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La Chine telle que je la perçois, c'est le règne du &lt;em&gt;surmoi&lt;/em&gt;. Le carcan scolaire, familiale, sociale est tel que le parti n'a ni à trop s'inquiéter, ni même à se montrer trop explicite, cela nuirait à la qualité des échanges commerciaux. C'est beaucoup plus subtile, diffus, que ça... L'Occident imagine toujours de vilains méchants militaires en faction à la sortie des lycées, alors qu'il s'agit beaucoup plus sûrement d'un réseau de délation, de comités de quartier, d'associations de Thénardier en train de placer leur fille Place du Peuple pourvu que le prétendant ait un bon revenu et un appartement, la voiture sera appréciée... Un trublion débarque, parle de liberté, de libre-arbitre, d'auto-détermination, de plaisir, de choix! C'est à dire d'amputation! Verser de ce côté-là, s'embarquer pour l'aventure de l'autonomie (loi de soi), c'est renoncer au confort pervers de la déresponsabilité - c'est pas moi, c'est mes parents, Kong Zi, mon patron, on peut rien faire, c'est la Chine... Il faut un courage titanesque pour, dans ce pays aux égoïsmes muselés par le collectivisme théorique, oser faire entendre sa voix. Tous ceux qui n'ont pas osé auront vite fait de vous le faire payer... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et ce terrible pragmatisme justifiant toutes les compromissions a désormais de magnifiques jours devant lui suite à l'arrivée inattendue d'un allié de choc: la crise! Yanaïs a raison quand elle signale l'incrédulité nouvelle et critique de sa génération - du moins les quelques exemplaires qui peuvent prétendre à sa capacité d'analyse - mais que vont-ils faire, oser, dans un tel contexte de peur omnidirectionnelle entretenue? Le chômage, la maladie, la ruine familiale, le tout sous la menace permanente d'étrangers qui, des massacres de Nanjing au sac du Palais d'Été, ne sont animés que par un désir: nuir à la Chine! Trois ou quatre générations plus tard, en pleine mondialisation, alors que la Chine est en position de banquière des USA et vient de passer devant la France et l'Allemagne!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Réponse d'une étudiante dont je suis le mémoire de licence et à qui j'ai osé demandé un effort de présentation après avoir reçu quelques lignes dans un mail, en guise de plan, sans titre et pas même en pièce jointe: "Pourquoi? Les profs chinois ne demandent pas ça!" C'est cette attitude systémique, profondément enracinée dans les (in)consciences, qui annule les processus d'échange et d'évolution réciproque. Alors bien sûr, oui, j'ai gagné (?) en modération depuis quatre années que je suis ici, mais cela relève de la crise de foi, pas de l'appaisement... Les candidats au débat progressiste sont de moins en moins nombreux et, si l'hostilité est à peu près stable, l'indifférence à toute possibilité d'évolution tourne à la marée noire. En quoi est-ce que l'inertie pourrait s'apparenter d'une quelconque façon à du pragmatisme?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans une note d'&lt;em&gt;Images brisées&lt;/em&gt;, en avril 1976, à la mort de Mao, désespéré par la nomination de Hua Guofeng "le nouveau Lin Biao" Simon Leys écrivait:&lt;/div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SYsF4EkJW5I/AAAAAAAAAT4/Okts61dGJkU/s1600-h/SL.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SYxkIorjM3I/AAAAAAAAAoE/ZQUMHWwbZ-Q/s1600-h/SL.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5299720961030042482" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 84px; CURSOR: hand; HEIGHT: 123px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SYxkIorjM3I/AAAAAAAAAoE/ZQUMHWwbZ-Q/s320/SL.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Dans l'immédiat, la situation paraît donc sinistre. Et pourtant, à long terme, nous aurions peut-être tort de désespérer. Pour qui a la foi dans la capacité des peuples à triompher de leurs maîtres, nul ne saurait mieux justifier cette espérance et cette confiance que le peuple chinois. N'a-t-il pas réussi, en dépit d'incroyables obstacles à maintenir, plus durablement que tout autre, le plus riche ensemble de valeurs humaines qu'on ait vu sur cette terre?&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne puis m'empêcher de penser qu'aujourd'hui, c'est avant tout de lui-même que le peuple chinois doit triompher.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="right"&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2852771144645199293-5818148999079168567?l=shodavid.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://shodavid.blogspot.com/feeds/5818148999079168567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/le-retour-de-la-tentation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5818148999079168567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2852771144645199293/posts/default/5818148999079168567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://shodavid.blogspot.com/2009/02/le-retour-de-la-tentation.html' title='Le retour de la tentation'/><author><name>O*</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='27' src='http://2.bp.blogspot.com/-ZHx0ThAWPpM/TwuiMoCiPlI/AAAAAAAACo4/QTax3M-pBks/s220/obsidienne.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HzwmDvp8td0/SYxkIorjM3I/AAAAAAAAAoE/ZQUMHWwbZ-Q/s72-c/SL.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2852771144645199293.post-1862658865173462053</id><published>2009-02-04T01:30:00.001+08:00</published><updated>2009-02-13T00:00:07.079+08:00</updated><title type='text'>La tentation du retour</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;De retour de deux semaines en France et voilà deux piles de livres qui encombrent le bureau pour quelques temps... Que faire de cette bipolarité? Si ce n'est espérer qu'elle n'ajoute pas encore à la confusion régnante...&lt;br /&gt;Ce nouveau blog pour m'aider à y voir clair, peut-être recevoir l'aide de quelques lecteurs égarés à cette adresse mais plus avisés que moi. Une pile est constituée de:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;em&gt;La télécratie contre la démocratie&lt;/em&gt; de Bernard Stiegler - Champs essais &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;em&gt;Après la démocratie&lt;/em&gt; d'Emmanuel Todd - Gallimard&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;em&gt;Pour sauver la planète, sortez du capitalisme&lt;/em&gt; de Hervé Kempf - Seuil&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;&lt;em&
